À deux jours d’une réunion attendue en préfecture, l’intersyndicale des cliniques privées de La Réunion durcit le ton. Dans un communiqué, publié ce samedi 25 avril 2026, elle alerte sur une situation jugée "intenable" et menace d’amplifier la mobilisation en l’absence de réponses concrètes. (Photos DR)
La pression monte d’un cran. Alors que le mouvement de grève se poursuit dans les cliniques privées de l'île, l’intersyndicale a publié, ce samedi, un nouveau communiqué offensif, au 6ème jour de mobilisation.
"Le constat est simple : tous les personnels sont en souffrance. Le coût de la vie augmente, mais rien ne suit dans le privé ", écrivent les organisations syndicales, qui dénoncent une situation devenue, selon elles, insoutenable pour les salariés du secteur.
Au cœur des revendications : l’application d’une prime de vie chère, à l’image de ce qui existe dans le public. À l’approche d’une réunion prévue ce lundi 27 avril en préfecture, le ton se fait plus ferme. "Sans réponse concrète, le mouvement va se durcir deux fois plus", préviennent les syndicats, qui appellent à des mesures immédiates. "On ne peut plus continuer comme ça. Sans les personnels, il n’y a plus de cliniques. Des actes. Maintenant".
- Une réunion très attendue -
Cette prise de parole intervient à deux jours d’une rencontre jugée cruciale avec les services de l’État. Les représentants des salariés doivent être reçus lundi en préfecture pour échanger notamment avec l’Agence régionale de santé (ARS). Les syndicats souhaitent également la présence de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) Océan Indien ainsi que des employeurs, afin d’ouvrir des discussions plus larges sur les conditions de travail et de rémunération.
Pour rappel, la mobilisation a débuté le lundi 20 avril denier à Sainte-Clotilde. Depuis, les actions se sont multipliées sur l’île. Mercredi, des opérations escargot avaient été organisées, avant une nouvelle journée de mobilisation jeudi à Saint-Gilles-les-Hauts, devant les cliniques des Oliviers et Robert Debré.
Les salariés dénoncent des écarts de rémunération importants avec le secteur public. Selon l’intersyndicale, ces différences peuvent atteindre jusqu’à 1.200 euros mensuels, à poste équivalent. La FHP affirme néanmoins être attentive aux préoccupations exprimées, tout en rappelant que certains établissements réunionnais appliquent déjà des niveaux de rémunération supérieurs aux grilles nationales.
- Une mobilisation appelée à s’intensifier -
À l’approche de la réunion de lundi, les positions semblent encore éloignées. Si les syndicats saluent l’ouverture du dialogue, ils préviennent que seule l’annonce de mesures concrètes pourra apaiser la mobilisation. Faute de réponses, le conflit social pourrait franchir un nouveau cap dans les prochains jours.
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