Grève dans les cliniques privées : ils seront reçus lundi en préfecture, les salariés grévistes restent mobilisés

  • Publié le 23 avril 2026 à 06:18
  • Actualisé le 23 avril 2026 à 06:19
Inégalité de traitement public-privé : faute d'un accord avec l'Agence Régionale de Santé, la grève se poursuit

Ce jeudi 23 avril 2026, le mouvement de grève des salariés des cliniques privées continue, avec une quatrième journée de mobilisation. Pas d'opération escargot aujourd'hui, ils seront à Saint-Gilles les Hauts, afin de se faire entendre devant les cliniques des Oliviers et Robert Debré. Les grévistes notent une avancée : ils seront reçus en préfecture ce lundi 27 avril pour des échanges avec l'Agence réunionnaise de santé. Autre présence souhaitée, celle des représentants de la Fédération de l'hospitalisation privée Océan Indien, et leur employeur. En attendant cette réunion, les salariés grévistes restent mobilisés. (Photo : D.R)

"Nous avons obtenu une réunion préfecture", lance Rodolphe Dain référent des cliniques privées à La Réunion pour la CFTC santé. Même s’ils sont satisfaits par cette nouvelle, les salariés des cliniques privées ne lâchent rien et restent mobilisés.

Ils seront reçus en préfecture ce lundi 27 avril pour des échanges avec l'Agence réunionnaise de santé. Autre présence souhaitée, celle des représentants de la Fédération de l'hospitalisation privée Océan Indien, et de leur employeur.

Le représentant syndical note une chose : "Si la direction ne répond pas à l’appel de la préfecture lundi, nous prendrons ça pour un manque d'écoute, signe d'un manque de considération pour les collaborateurs."

Pour rappel, ce mouvement a débuté le lundi 20 avril 2026 à Sainte-Clotilde.  Ce mercredi 22 avril, ils avaient organisé des opérations escargot, ce jeudi ils seront à Saint-Gilles les Hauts. 

De son côté, l’Agence régionale de santé assure organiser la continuité des soins, notamment via des réquisitions de personnels. Des réquisitions jugées abusives par les salariés mobilisés. 

L’intersyndicale demande l’alignement des salaires sur ceux du public et une prime de vie chère. 

- Une grève pour dénoncer des inégalités de traitements entre le privé et le public -

L'intersyndicale CFTC Santé Sociaux Réunion - CGTR Santé et Action Sociale - UR 974 - FO est en grève et elle réclame une égalité de traitement entre le privé et le public.

Les syndicats demandent des solutions urgentes. "C'est salaire égal, travail égal", lance Rudolphe Dain, représentant des cliniques privés au sein de la CFTC Santé Sociaux Réunion. Ils réclament également "la mise en place immédiate d’une prime de vie chère adaptée au territoire réunionnais".

Il explique : "nous avons quand même 1.200 euros d'écart, ce n'est pas négligeable".

Selon l'intersyndicale, "la situation actuelle est particulièrement préoccupante. Les salariés expriment une souffrance croissante liée à leurs conditions de travail, dans un contexte marqué par un coût de la vie élevé à La Réunion et un manque de reconnaissance de leur engagement".

"Les soignants du privé ne demandent pas de privilèges, mais l’égalité de traitement et la reconnaissance effective de leur engagement", dit-il, pour une meilleure qualité des soins.

- Des préoccupations partagées, mais un enjeu relevant du national -

La FHP Océan Indien "entend les préoccupations exprimées par les salariés des cliniques privées en matière de rémunérations, de conditions de travail et de reconnaissance professionnelle".

"Ces enjeux font l’objet d’une attention constante de la Fédération, qui les relaie régulièrement auprès des instances nationales compétentes."

Elle précise : "Les évolutions attendues relèvent toutefois en grande partie des négociations de branche et des décisions nationales de financement, qui conditionnent directement les marges de manœuvre du secteur. Ni les établissements individuellement, ni la FHP Océan Indien ne disposent à eux seuls des leviers permettant d’apporter des réponses structurelles à ces enjeux".

Il convient également de rappeler que, "sur le territoire réunionnais, les établissements privés appliquent d’ores et déjà des niveaux de rémunération supérieurs aux grilles nationales, afin de tenir compte des spécificités locales", souligne la FHP Océan Indien.

À lire aussi : Grève dans les cliniques privées : les hôpitaux publics menacent de rejoindre le mouvement

www.imazpress.com / [email protected]

 

guest
0 Commentaires