Le congrès des directeurs administratif et financier (DAF) de La Réunion s'est tenu ce jeudi 8 octobre 2026. Pour sa douzième édition, ce congrès a mis en avant, comme le détaille un communiqué de presse, la thématique "L’IA au service de l’intelligence humaine". (Photo DR)
Organisé par EXCO Océan Indien, le Congrès des DAF est devenu le rendez-vous incontournable de ces stratèges. Pour la 12eme année, il leur donne les clés pour anticiper, mieux décider et donner une longueur d’avance à leurs entreprises. Sous le thème « L’IA au service de l’intelligence humaine », cette édition qui a réuni 180 personnes ce jeudi 8 octobre, a accordé une place particulière à trois étapes décisives : la valorisation de l’entreprise, sa transmission et la préparation de l’après-cession.
"Initiateur du Congrès des DAF, le cabinet HDM Réunion-Mayotte poursuit aujourd’hui cette démarche au sein d’EXCO Océan Indien. Ce regroupement de cinq cabinets ouvre une nouvelle étape pour l’événement, tout en conservant sa vocation de lieu d’échanges entre directeurs financiers, experts-comptables, dirigeants et spécialistes du conseil" a rappelé Laetitia Chane Yan Nam en ouverture du congrès.
- L’intelligence artificielle au service de la prise de décision -
Une conférence plénière d’Alain Cucchi, professeur des universités en sciences de gestion et directeur de l’Observatoire des usages du numérique à l’IAE, a ouvert les réflexions sur le passage de la donnée à la décision. quatre ateliers dédiés ont prolongé cette approche, avec une question commune : comment, avec l’aide de l’IA, transformer une information en décision utile à l’entreprise.
L’IA traverse forcĂ©ment le programme, avec une approche concrète de ses usages et de ses limites MDSI a ainsi dĂ©cryptĂ© ses trois visages face aux risques cyber : une IA qui peut se tromper, aider les pirates Ă perfectionner leurs attaques ou renforcer les capacitĂ©s de dĂ©fense. Des courriels frauduleux plus crĂ©dibles aux outils de dĂ©tection des comportements suspects, la technologie intervient dĂ©sormais dans les deux camps. Pour les directions financières, les consĂ©quences dĂ©passent l’informatique : interruption de l’activitĂ©, pertes financières, exposition des donnĂ©es et atteinte Ă la rĂ©putation.Â
Les ateliers consacrés au RGPD, à l’AI Act et à l’assurance ont complété cette réflexion. Ils replacent la protection des données, l’encadrement des usages et la couverture des risques dans le quotidien des PME. L’enjeu est transversal conserver une capacité de contrôle et de décision humaine à mesure que les outils gagnent en autonomie.
- Transmission de l'entreprise : anticiper plutĂ´t que subir -
Combien vaut une entreprise ? Comment prĂ©parer sa transmission ? Que faire du capital dĂ©gagĂ© après sa cession ? Ces questions constituaient l’un des fils rouges majeurs de cette Ă©dition. Souvent abordĂ©es sĂ©parĂ©ment, elles forment pourtant les Ă©tapes d’un mĂŞme parcours, dont les consĂ©quences concernent autant la pĂ©rennitĂ© de l’activitĂ© que l’avenir du dirigeant et de sa famille.Â
Le premier atelier, animé par David Affejee, avocat, et Pierre-Alain Frecaut, expert-comptable associé d’EXCO Océan Indien, confronte les approches de valorisation et les nouvelles clés de lecture de l’administration fiscale. Il s’agit de mieux comprendre les éléments qui fondent la valeur d’une société et les enjeux associés à son évaluation.
La réflexion se poursuit avec Irmane Omarjee, notaire associé, autour de la transmission et de ses dimensions civiles et fiscales. Préparer cette étape permet au dirigeant de construire ses choix et d’anticiper leurs conséquences, plutôt que de laisser une urgence ou un impondérable décider à sa place.
- Des outils de pilotage optimisés -
Enfin, David Fontaine et Elodie Mur, de Laplace Réunion, abordent l’après-cession : remploi économique, organisation de la trésorerie et création de revenus complémentaires. Une cession transforme le patrimoine du dirigeant. Le capital ainsi dégagé appelle une stratégie adaptée à ses projets, à ses besoins de revenus et à la protection de ses proches.
"Dans ce parcours, le DAF occupe une position centrale. Parce qu’il connaît les flux, les équilibres financiers et les risques de l’entreprise, il est souvent le premier interlocuteur du dirigeant. Son rôle consiste aussi à repérer les questions à traiter et à mobiliser, au bon moment, les expertises comptables, juridiques, notariales et patrimoniales." souligne Fabrice Lucas, associé EXCO Océan indien.
Avec SMB et Pennylane, la facturation électronique est abordée comme un levier de productivité, de fiabilisation des données et de pilotage financier. BNP Paribas Réunion apporte un éclairage sur la maîtrise des risques de marché, tandis que les ateliers sociaux et environnementaux permettent d’anticiper les évolutions réglementaires et leurs conséquences pour l’entreprise. Ces échanges illustrent le rôle croissant du DAF dans la sécurisation de l’activité et l’accompagnement des décisions du dirigeant.
