[Photos-Vidéo] Saint-Gilles-les-Bains : des agents de la Réserve marine dénoncent des nouveaux locaux "indignes"

  • Publié le 2 octobre 2026 à 15:58
  • Actualisé le 2 octobre 2026 à 16:01
Saint-Gilles-les-Bains : des agents de la réserve marine dénoncent des nouveaux locaux "indignes"

(Actualisé) Trois agents du Groupement d'intérêt public (GIP) Réserve nationale marine de La Réunion se sont mis en grève ce jeudi 1er octobre 2026 pour dénoncer leurs conditions de travail dans leurs nouveaux locaux, situés à Saint-Gilles-les-Bains. Manque de place, absence de douche adaptée à leur activité, sanitaires inachevés, problèmes d'aération ou encore câbles électriques apparents : les agents, soutenus par la CGTR, estiment que le bâtiment n'est pas adapté aux besoins des équipes. (Photos DR Bruce Cauvin)

Le piquet de grève a été levé à midi, mais les revendications demeurent. Ce jeudi matin, trois agents de la Réserve naturelle marine de La Réunion se sont rassemblés devant leurs nouveaux locaux, à Saint-Gilles-les-Bains. "Ces nouveaux locaux sont inadaptés, il y a des problèmes de normes, de conformité... On a le sentiment que le bâtiment n'est pas fini", explique Bruce Cauvin,  responsable du pôle animation, éducation, formation et géomatique à La Réserve naturelle marine. Selon lui, la structure compte actuellement une douzaine d'agents, hors direction, et des recrutements sont en cours. "J'imagine mal quinze personne dans cet environnement". Regardez.

- Pas de salle de réunion ni de coin repas  -

Le déménagement fait suite au départ des précédents locaux situés à La Saline, début septembre. Les salariés reprochent notamment à la direction d'avoir choisi le nouveau bâtiment sans les associer à la recherche. Avant même de découvrir les lieux, les agents avaient alerté sur leur superficie. "On avait même pas vu les nouveaux locaux. Rien que sur le descriptif, on a demandé une réunion avec la direction. On a expliqué que ce n'était pas possible d'être entassés comme ça dans 140 m2", il affirme. "Nous travaillons sur le terrain, nous faisons de la plongée dans le cadre de nos missions... nous avons besoin d'espaces bien specifiques pour notre matériel. C'est une question d'hygiène et de sécurité".

Le manque d'espace aurait notamment contraint les équipes à stocker leur matériel sur plusieurs sites de l'île. Les grévistes pointent également l'absence de salle de réunion et d'espace pour prendre leurs repas. "On nous a proposer d'alligner des chaises dans un couloir pour nos moment de "convivialité" entre collègues. C'est inhumain", déplore Bruce Cauvin.

Les agents dénoncent également des murs bruts, sans isolation thermique, des séparations en bois qu'ils estiment non adaptées aux normes incendie, des câbles électriques apparents ainsi que des toilettes "inachevées" et sans aération. En guise de réponse, les propriétaires des lieux auraient justifié cet aspect "dans son jus" en évoquant un choix esthétique de "style industriel".

- Une douche dans le jardin, "la goutte d'eau" -

La question des équipements sanitaires a particulièrement cristallisé la colère. Les missions des agents nécessitent notamment des interventions et des plongées dans le lagon, d'où, selon eux, la nécessité de disposer d'une douche dans les locaux. "On nous a proposé de mettre un tuyau dans le jardin pour en faire une douche... C'était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase", raconte Bruce Cauvin.

Après 30 ans de carrière au sein de l'institution, il dit ne plus accepter ce qu'il considère comme des conditions indignes : "Je suis très sensible à tout ça et je suis aussi responsable de mon équipe". Il évoque également un sentiment de "claustrophobie" dans les nouveaux bureaux : "Les murs font tout juste 2m30 sans faux plafond. On a l'impression d'être dans un data center et d'être des robots. Il y a un sentiment de dépersonnalisation. Voilà l'objet de notre mobilisation".

- Les agents interpellent les collectivités -

Au-delà de leurs conditions de travail immédiates, les grévistes posent aussi la question du coût des locaux privés. Selon Bruce Cauvin, le GIP débourserait environ 60.000 euros par an pour la location de leux locaux. Les salariés souhaiteraient donc étudier la possibilité de disposer d'un terrain ou de locaux publics. "On lance un appel notamment à la Région, au Territoire de l'Ouest et aux élus du secteur". Dans un contexte de restrictions budgétaires, les agents estiment que l'installation de structures légères sur du foncier public pourrait permettre de réduire les coûts. Les grévistes invitent également les élus locaux à venir constater sur place les conditions qu'ils dénoncent.

Ce vendredi, des syndicalistes de la CGTR se sont rendus sur place afin de visiter les nouveaux locaux. Selon nos informations, les syndicalistes ont pu s'entretenir avec la direction. Contactée par Imaz Press, cette dernière n'a, pour le moment, pas donné suite à nos sollicitations.

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vg / www.imazpress.com / [email protected]

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