Ce samedi 17 octobre 2026, plusieurs dizaines de personnes déambulent dans les rues de Saint-Denis. Ils répondent à l'appel national à la mobilisation contre la "vie chère". Cela sur fond de flambée des prix des carburants et de tensions autour du pouvoir d'achat (Photo d'illustration : Richard Bouhet/www.imazpress.com)
Selon nos informations, ces personnes se trouvaient en dĂ©but de matinĂ©e devant la prĂ©fecture de La RĂ©union.Â
Ils se sont ensuite dirigés vers la gare routière de Saint-Denis.
Aucun incident n'est Ă signaler.
Cette mobilisation intervient alors que la hausse des prix des carburants nourrit les inquiétudes sur le pouvoir d'achat.
Si ce mercredi 7 octobre, Sébastien Lecornu s'adressait, à son tour, aux Français.es depuis Matignon. Après plusieurs jours de mobilisation lycéenne, le Premier ministre a promis la mise sur le marché de 10 millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques, avec l'objectif de faire baisser le prix à la pompe de 12 à 18 centimes par litre, La Réunion n'est pas concernée.
- Une convergence des "colères", entre jeunes et gilets jaunes -
À six mois de l'élection présidentielle, l'appel à faire renaître le mouvement des gilets jaunes a rencontré la protestation des lycéens et étudiants pour de meilleures conditions d'études et ramené en haut de l'agenda politique la question de la place offerte aux jeunes.
Dans l'Hexagone, l'ampleur de la mobilisation reste difficile Ă anticiper pour les autoritĂ©s, alors qu'une intersyndicale a pour sa part appelĂ© les salariĂ©s du public et du privĂ© Ă manifester et faire grève le 5 novembre notamment pour les salaires et les services publics.Â
Quelque 1.500 actions, manifestations ou blocages, sont annoncées dans toute la France sur le site internet dédié.
L'entourage du ministre de l'Intérieur a évoqué environ 500 actions "envisagées" et plus de 90 projets de manifestations.
Emmanuel Macron a lancé vendredi, depuis Bruxelles, un appel "au calme", en estimant que le "droit de manifester" doit s'accompagner du "respect" sans "insulter" ni "casser".
Samedi, les grenades assourdissantes, dont l'usage a été suspendu pour le mouvement lycéen après des incidents graves, pourront être utilisées en cas de "violences urbaines extrêmement graves", selon le ministre.
www.imazpress.com avec AFP/[email protected]

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