La fin contrat dâembouteillage entre les Brasseries de Bourbon et l'entreprise locale Ă The Coca-Cola Company avait Ă©tĂ© annoncĂ© en juin 2025. Depuis ce dĂ©but d'annĂ©e, les boissons des marques Coca-Cola, Fanta, Sprite et Minute Maid sont dĂ©sormais produites au Port, par Edena, appartenant au groupe mauricien IBL. Dans un courrier publiĂ© ce dimanche 25 janvier 2026, le dĂ©putĂ© Philippe Naillet alerte sur un "tournant industriel majeur" et appelle Ă se "poser avec luciditĂ© la question du niveau de compĂ©titivitĂ© de nos entreprises rĂ©unionnaises". Le dĂ©putĂ© encourage les entreprises rĂ©unionnaises Ă "conquĂ©rir de nouveaux marchĂ©s dans lâĂźle sĆur et plus largement dans notre bassin rĂ©gional". Nous publions son courrier ci-dessous (Photo www.imazpress.com)
La fin du partenariat entre "The Coca-Cola Company" et "Les Brasseries de Bourbon", embouteilleur historique de la marque Ă La RĂ©union depuis 1958, pour la production et la distribution de ses boissons dans notre Ăźle, au profit du groupe mauricien Phoenix Beverages Limited (PBL), filiale du groupe IBL et propriĂ©taire d'Edena Boissons, constitue un tournant industriel majeur qui nâest pas sans consĂ©quences sociales et Ă©conomiques pour les RĂ©unionnaises et les RĂ©unionnais.
Le plan de sauvegarde de lâemploi enclenchĂ© par les Brasseries de Bourbon pour pallier la perte de ce marchĂ© structurant, qui fait Ă©tat dâune suppression de pas moins de 58 postes sur 250 et de la transformation de 22 autres, atteste de lâampleur des retombĂ©es nĂ©gatives de cette opĂ©ration.
Mais au-delĂ de ces emplois directs, câest tout un Ă©cosystĂšme Ă©conomique local qui se trouve fragilisĂ© : sous-traitants, artisans, transporteurs, logisticiens, prestataires de maintenance, imprimeurs, professions libĂ©rales et lâensemble des TPE/PME qui vivent, en tout ou partie, de la production locale de boissons. Chaque fois quâune activitĂ© industrielle se dĂ©localise hors de La RĂ©union, ce sont des chaĂźnes de valeur entiĂšres qui se disloquent et une partie de la richesse produite qui cesse dâĂȘtre ancrĂ©e dans notre territoire.
En tant que dĂ©putĂ© de La RĂ©union, je veux alerter sur ce signal prĂ©occupant : si nous acceptons que, progressivement, la production se fasse ailleurs pour des raisons de coĂ»ts, nos petites entreprises â dĂ©jĂ confrontĂ©es Ă des marges trĂšs contraintes, Ă un marchĂ© Ă©troit et Ă des surcoĂ»ts structurels â risquent dâĂȘtre les grandes perdantes de cette Ă©volution.
Cette situation doit nous conduire Ă poser avec luciditĂ© la question du niveau de compĂ©titivitĂ© de nos entreprises rĂ©unionnaises et des moyens Ă mettre en Ćuvre pour les rendre plus fortes face Ă une concurrence dĂ©sormais rĂ©gionale et internationale. PlutĂŽt que dâentrer dans une course au moins-disant social, qui serait perdue dâavance et contraire Ă notre modĂšle, nous devons engager rĂ©solument :
- une montĂ©e en gamme de notre appareil productif, par lâindustrialisation, la mĂ©canisation et lâautomatisation des tĂąches rĂ©pĂ©titives ;
- un investissement massif dans la formation, le renforcement des compétences et la qualification des travailleurs réunionnais, pour attirer et développer des activités hautement spécialisées et innovantes ;
- un accompagnement renforcĂ© de nos TPE/PME afin de leur permettre de se moderniser, dâinnover, de se digitaliser et de conquĂ©rir de nouveaux marchĂ©s dans la zone ocĂ©an Indien.
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Câest Ă ces conditions que nous pourrons accueillir et maintenir sur notre sol des usines et entreprises Ă forte valeur ajoutĂ©e, capables de supporter le diffĂ©rentiel de coĂ»ts salariaux tout en restant compĂ©titives.
Cela passe par une vĂ©ritable stratĂ©gie rĂ©gionale concertĂ©e visant Ă soutenir les entreprises qui choisissent dâinvestir et dâinnover Ă La RĂ©union.
En effet, le groupe IBL, dĂ©jĂ embouteilleur de la marque Ă Maurice, marque une nouvelle stratĂ©gie rĂ©gionale offensive qui appelle des rĂ©ponses mesurĂ©es et adaptĂ©es, mais surtout volontaristes. Elle oblige nos entreprises rĂ©unionnaises Ă conquĂ©rir de nouveaux marchĂ©s dans lâĂźle sĆur et plus largement dans notre bassin rĂ©gional ; Ă nouer des partenariats basĂ©s sur la rĂ©ciprocitĂ©, la complĂ©mentaritĂ© et la durabilitĂ© ; Ă dĂ©velopper des projets innovants dans des domaines de pointe afin dâĂȘtre les fers de lance du monde Ă©conomique de notre bassin rĂ©gional. Plus que jamais, nos entreprises doivent prendre leur part dans le théùtre dâun monde Ă©conomique qui ne laisse aucune place aux frilositĂ©s ni Ă la rĂ©signation.
Nous avons le potentiel nĂ©cessaire pour faire face Ă ces dĂ©fis et nous avons pleinement confiance dans les femmes et les hommes de notre Ăźle qui sont engagĂ©s dans une dĂ©marche de faire rayonner lâĂ©conomie rĂ©unionnaise par-delĂ nos frontiĂšres. Mais ce potentiel ne se concrĂ©tisera que si la puissance publique, les grandes entreprises et lâensemble des acteurs Ă©conomiques dĂ©cident de faire front commun pour sĂ©curiser et dĂ©velopper lâappareil productif local.
Nous devons soutenir nos entreprises pour quâelles soient suffisamment fortes Ă lâintĂ©rieur pour mieux sâattaquer au marchĂ© extĂ©rieur. Ă dĂ©faut, les dĂ©cisions de dĂ©localisation se multiplieront, minant progressivement le moral de nos chefs dâentreprise et mettant en danger la pĂ©rennitĂ© de nombreuses structures sur notre territoire.
www.imazpress.com / [email protected]
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La "Soreg" était une entreprise ..."péi" ... racheté par Brasseries de Bourbon qui est une filiale d'un brasseur néerlandais ... !!!
Quoi i dérange "Naillet" ... le transfert de "sin dni" vers La Possession ... la Capitale péi perd encore une ligne industrielle aprÚs avoir perdu pas mal de siÚges sociaux partis vers l'ouest ou le sud ... des institutions comme "la CAF" vers "ste marie" ou ailleurs !!!
C'est que quand c'est fait qu'il s'inquiete. Hypocrisie . Il faut tuer la filiere rhum mais sauver la filiere qui est la cause du diabete.
Alors l'alcool est dangereux mais les boissons sucrĂšs tout autant.
Et pourquoi alerter alors que c'est la reunion qui offre tt c'est marche au profit de maurice au detriment des reunionnais.
Faites comme la bretagne , ainsi que d'autres régions , un COCA DODO !
Le problÚme c'est que l'économie mauricienne,elle,ne se laisse pas aussi facilement "pénétrer". Ils ne sont pas si c.ns.
Ca sert Ă quoi d'alerter pour un dĂ©putĂ© ?? A rien ! Ăvidemment et surtout ici
boycott coca c est un poison de tromp epstein et bibi génocide
Posé à ou la question : qui l'a donné le pouvoir à ibl d investir à la reunion. Hotel le lux, edena, run market... c huguette. Ou connait trÚs bien. Pourquoi causer maintenant. Trop tard. La liste des chÎmeurs va s allonger, et ibl va encore rafler d autres entreprises.
Ou donne a Huguette un pouvoir trop grand...
C est un transfert de lieu de production de St Denis ves La Possession.
Un PSE pour Brasserie de Bourbon, création d'emploi pour EDENA.
Pour dire qu'il y a une perte d'emploi, serait-il possible de mesurer ce qui la perte Ă St Denis et le gain Ă La Possession?
Oublié de dire, ça fait depuis 2000 que la production de Coca est en pourparlé de delocalisation. Ce n'est pas une surprise. Dans l'affaire, La Réunion s'en sort trÚs bien car la production reste locale.
Naillet est un bon député. Il fait du bon boulot.
RATENON sort de ce corps
Coca-Cola, Fanta, Sprite et Minute Maid... Ca fait rĂȘver! Que du sucre et encore du sucre! Perso, je bois de l'eau et parfois un "ti rhum lokal" et ça me va trĂšs bien !
Clairvoyant
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