Des élèves du lycée Jean Joly, à Saint-Louis, appellent à se mobiliser devant l'établissement à partir de 7h30, ce mardi 29 septembre 2026, après les incidents ayant touché le serveur informatique de l'établissement. Ils réclament davantage d'informations de la direction, notamment sur la sécurité des données personnelles et les suites données à l'affaire impliquant un élève. (Photo d'illustration Richard Bouhet / www.imazpress.com)
Après la cyberattaque survenue au lycée Jean Joly en septembre dernier, l'inquiétude persiste chez certains élèves. Selon nos informations, une mobilisation est annoncée devant l'établissement de Saint-Louis.
À l'origine de cette initiative : ce que les élèves présentent comme un "manque de communication" depuis la découverte d'accès non autorisés au serveur pédagogique du lycée. "À ce jour, nous n'avons reçu aucune réponse officielle de la part du lycée, ni de message sur Pronote concernant cette situation. Nous avons principalement eu des informations par voie de presse", ils expliquent.
- Des interrogations sur les données personnelles -
Les élèves mobilisés demandent notamment des précisions sur la protection des données stockées sur le serveur et souhaitent savoir si certaines ont pu être consultées ou compromises : "Il nous semble important que le lycée apporte des explications claires sur la manière dont ces données ont été protégées", ils précisent. "Et sur les mesures qui ont été prises pour éviter qu'une telle situation ne puisse se reproduire".
Pour rappel, les services informatiques du rectorat et de la Région avaient préalablement analysé et déterminé que les "arrêts du serveur étaient causés par l'activation manuelle d'une commande de reboot" de ce dernier, explique le rectorat. "Un redémarrage rendu possible par l'utilisation d'un compte administrateur", indique la même source. Le 14 septembre dernier, un élève de première avait, selon le rectorat, été surpris en train de tenter de se connecter au serveur.
- Les élèves demandent des précisions sur les responsabilités -
Les lycéens s'interrogent aussi sur les faits précisément imputés à cet élève et sur l'éventuelle implication d'autres personnes."D’après les informations dont nous disposons, il aurait été pris en flagrant délit d’utilisation, mais cela ne permet pas nécessairement d’affirmer qu’il est à l’origine de l’ensemble des faits qui ont pu être constatés, ni d’écarter la possibilité que d’autres élèves aient pu être impliqués", insistent les élèves.
Une plainte avait été déposée par le proviseur et l'élève avait dans un premier temps fait l'objet d'une interdiction d'accès à l'établissement à titre conservatoire, dans l'attente d'une décision à son encontre.
"Nous souhaitons simplement obtenir des réponses précises et transparentes, car cette situation concerne directement les élèves et leurs familles et suscite beaucoup d'inquiétude", concluent les organisateurs de la mobilisation.
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