Leptospirose : 32 cas et un décès enregistrés depuis le début de l'année

  • Publié le 20 février 2026 à 14:41
  • Actualisé le 20 février 2026 à 15:27
leptospirose

Ce vendredi 20 février 2026, Santé publique France (SPF) a publié son bulletin épidémiologique. L'institution note une recrudescence saisonnière de la leptospirose en cours à un niveau élevé, avec 32 cas survenus depuis le début de l’année. Aussi, 2 cas confirmés de variole du singe, importés de Madagascar, ont été identifiés à La Réunion à la fin du mois dernier et dans la semaine du 9 au 15 février dernier. (Photos sly/www.imazpress.com)

Au cours de la semaine 7 (du 9 au 15 février 2026), les cas de leptospirose augmente, dans un contexte où les conditions climatiques sont favorables à la survie de la bactérie dans l’eau douce et les environnements humides. "Le risque de contamination lors d’activités sans protection suffisante et en contact avec ces milieux est alors augmenté", assure Santé publique France.

Pour rappel, depuis le début de l’année, 32 cas - soit 6 de plus qu’en S-1 - et 1 décès survenus en 2026 ont été déclarés à l’ARS. Parmi ces cas, 19 sont survenus au cours du mois de janvier et 13 en février. 14 résidaient dans le sud de l’île et 14 dans le secteur l’est.

Santé publique France rappelle que "ce diagnostic doit être évoqué devant la conjonction d’arguments épidémiologiques (exposition à risques), cliniques et biologiques pour une prise en charge adaptée et précoce afin de limiter le risque d’évolution vers une forme sévère.

- Comment se protéger de la leptospirose ?  -

• Appliquer des mesures de protection individuelle :
- Porter des gants, bottes ou chaussures fermées, lunettes... pour jardiner, ramasser des déchets, déplacer des encombrants ou réaliser l’élevage "la kour"
- Ne pas marcher pieds nus, ou en savates, pour les activités en environnement humide ou boueux au domicile ou en extérieur (sol boueux, dans les flaques, eaux stagnantes, ravines)
- Protéger ses plaies du contact avec l’eau (pansements étanches), les laver à l’eau potable et les désinfecter le plus tôt possible après l’exposition

Pour les agriculteurs et les éleveurs, une vigilance sur le port des équipements de protection individuelle est requise. Un lavage régulier des mains est recommandé.

• Garder un environnement propre :
- Entretenir régulièrement sa cour (absence d’encombrants ou de déchets propices à la prolifération des rongeurs...)
- Éliminer toutes les sources d’alimentation pour les rongeurs, y compris les restes d’alimentation des animaux de compagnie
- En cas d’élevage de volaille à domicile, s’assurer que les aliments destinés à ces animaux ne sont pas accessibles aux rongeurs.

• Respecter les interdictions de baignade dans les lieux signalés à risque. En cas d’eau trouble, il est recommandé de reporter les activités de loisirs en eau douce. Ces mesures de prévention doivent être appliquées tout particulièrement après les périodes de fortes pluies car le risque de contact avec des milieux humides contaminés est alors plus important.

• Se faire vacciner

Le vaccin contre la leptospirose est réservé à certaines catégories professionnelles à risque ou les personnes pratiquant régulièrement des activités récréatives à risque, après une évaluation par un médecin. Cette vaccination vient en complément des mesures de prévention.

- Rappel sur la leptospirose -

La leptospirose est une maladie grave : si elle n’est pas traitée à temps, elle peut mener à une hospitalisation, voire un décès.

La bactérie entre dans l’organisme par la peau, en cas de coupures ou de plaies (même petites) ou par les muqueuses (œil, bouche, nez).

En cas de symptômes (fièvre élevée d’apparition brutale (souvent > 39 °C), grande fatigue, douleurs musculaires, articulaires, abdominales, nausées, vomissements, forts maux de tête) :

• Consulter rapidement son médecin car la prise en charge thérapeutique précoce et adaptée (antibiotiques prescrits sur avis médical) permet de limiter l’évolution vers une forme grave.
• L’informer des activités à risques pratiquées dans les 3 semaines précédant le début des signes. Le médecin pourra prescrire une analyse biologique en laboratoire permettant de confirmer ou d’infirmer le diagnostic.

Depuis août 2023, la leptospirose est une maladie à déclaration obligatoire.

L’ARS propose aux patients de réaliser à leur domicile une enquête environnementale afin d’identifier les sources d’exposition potentielles et les activités à risque pratiquée.

- Dengue, Chikungunya et Mpox - 

D'après les chiffres de Santé publique france, quelques cas autochtones d’arboviroses sont signalés depuis le début de l’année. "À ce jour, ce sont 11 cas de dengue et 11 cas de chikungunya autochtones qui ont été détectés. Ils sont tous localisés dans les secteurs Ouest et Sud", précise l'organisme.

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Au 19 février, deux nouveaux cas importés de Mpox en provenance de Madagascar ont été identifiés dans l'île. Santé publique France rappelle que "devant toute suspicion clinique (personne présentant une éruption cutanée ou une ou des ulcérations de la muqueuse génitale, anale ou buccale), évocatrice de Mpox, isolée, ou précédée ou accompagnée d’une fièvre ressentie ou mesurée (>38°C), d’adénopathies ou d’une odynophagie, il convient d’en informer dans les plus brefs délais l’ARS La Réunion par mail à : ars-reunion- [email protected], et notamment en cas de retour de Madagascar ou de contacts avec des personnes de retour de Madagascar".

Ces suspicions seront discutées avec un infectiologue et si validées, une demande de confirmation biologique avec prélèvements au CHU sera prescrite. "Les patients concernés ne doivent pas se rendre dans les laboratoires de ville", insiste SPF.

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