Un administrateur provisoire a été nommé à la tête de la Ligue réunionnaise de football ce mardi 15 septembre 2026. Il pourra assurer la continuité de la gouvernance dans cette instance sportive locale. (photo Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
La ligue réunionnaise de football (LRF) retrouve un semblant de stabilité. Depuis ce mardi 15 septembre, le président du tribunal judiciaire de Saint-Denis a nommé un administrateur provisoire à sa tête.
Une nomination rendue obligatoire après l'annonce, le jeudi 10 septembre, de la suspension de l'ensemble de ses activités et de toutes les compétitions sur l'île. Pour rappel, à l'origine de cette situation, on trouve le jugement rendu le 28 août dernier par le tribunal judiciaire de Saint-Denis qui avait invalidé l'assemblée générale élective du 1er novembre 2024.
Annulation qui, de fait, a rendu caduque l'élection de Rosaire Moriscot, président en fonction jusqu'à ces récentes péripéties. Créant, par le même, une vacance au sommet du foot péi.
- Un lancement de campagne pour Rosaire Mariscot -
Rosaire Mariscot estime que le scénario actuel ne fait que confirmer ses prévisions et il précise que la venue d'un administrateur provisoire "marque la fin d'une période d'incertitude institutionnelle qui n'aurait jamais dû perdurer aussi longtemps".
À l'initiative de la désignation de cet administrateur, l'ancien président note dans un communiqué de presse qu'il a agi pour "mettre fin à une situation de blocage devenue préjudiciable aux clubs, aux licenciés, aux arbitres, aux éducateurs, aux bénévoles et à l'ensemble du football réunionnais."
Semblant déjà être en campagne pour sa réélection, il appelle à l'unité des acteurs du ballon rond local. Il spécifie que "l'heure est au rétablissement de la stabilité, à la sécurisation de nos institutions et au retour à un fonctionnement normal de la Ligue Réunionnaise de Football. "
- Des licenciés de football qui paient les conséquences de l'instabilité de la gouvernance à la tête du football -
S'il dit regarder "vers l'avenir", Rosaire Mariscot conclut en disant que l'incertitude doit "laisser place au temps de la reconstruction, de l'apaisement et de l'engagement collectif".
Vu du terrain, pour les 30.000 licenciés réunionnais, ces paroles ne peuvent que porter. Ces derniers ont dû en effet assumer les conséquences de cette instabilité en ne jouant pas le week-end dernier.
Reste à voir, maintenant, quel sera le résultat de la prochaine élection à la tête de la ligue. Une élection qui pourrait être marquée par des tensions au vu du climat actuel dans le football de l'île.
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