Violences urbaines : la ministre des Outre-mer en appelle à "la responsabilité de chacun", sans apporter de réponses concrètes pour à La Réunion

  • Publié le 20 octobre 2026 à 10:00
  • Actualisé le 20 octobre 2026 à 11:29
Naïma Moutchou

À la suite des graves incidents survenus ces derniers jours, notamment à La Réunion, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a tenu à faire un point ce lundi 19 octobre 2026 avec les préfets dans les Outre-mer sur la situation et les moyens mobilisés pour assurer la sécurité de la population. Sans émettre quelconque annonces, malgré un manque de moyens dénoncés par les syndicats de police, la ministre a appelé à "la responsabilité de chacun" (Photo : Richard Bouhet/www.imazpress.com)

"Je sais les difficultés du quotidien, les inquiétudes sur la vie chère, le carburant, les attentes des jeunes sur leurs conditions d’études. Ces préoccupations sont légitimes et appellent des réponses concrètes. Nous y travaillons chaque jour", dit-elle.

"Mais on ne peut pas prétendre défendre le pouvoir d’achat et l’égalité des droits en pillant des magasins, en empêchant des salariés d’aller travailler ou en pénalisant les familles que l’on prétend défendre", poursuit la ministre des Outre-mer.

Pourtant, les réponses concrètes ne sont elles, toujours pas là pour la population. 

À La Réunion, selon les chiffres de l'Insee, le coût des aliments et des produits de grande consommation est 37% plus élevé que dans l'Hexagone.

Selon les mêmes chiffres 36,4% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

Enfin, alors que la vie est chère dans l'île, le prix des carburants est à 2 euros à La Réunion et risque de ne pas baisser, alors que l'on a appris qu'aucun stock stratégique de baril de pétrole ne sera libéré dans l'île, contrairement à l'Hexagone où le Premier ministre a promis la mise sur le marché de 10 millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques, avec l'objectif de faire baisser le prix à la pompe de 12 à 18 centimes par litre.

- La ministre exprime son soutien aux forces de l'ordre mais n'annonce pas de moyens supplémentaires -

Poursuivant sur sa lancée, Naïma Moutchou dit exprimer "mon soutien le plus ferme aux policiers, aux gendarmes et aux personnels de secours engagés sur le terrain. Plusieurs ont été blessés. Je pense à eux et à leurs familles et leur dis toute ma reconnaissance. Rien ne justifie qu’on s’attaque à ceux qui risquent leur intégrité physique pour protéger les autres".

La reconnaissance est bien belle dans le terme, mais ce que réclament ces forces de l'ordre, se sont des moyens pour assurer la sécurité de la population.

À La Réunion, la journée de ce samedi 17 octobre 2026 et la nuit qui a suivi ont été émaillées d'affrontements et de violences urbaines. Face à ceux qui ont commis ces violences, policiers et gendarmes en sous-effectifs dépassés par la situation ont fait, ce qu'ils ont pu. 

Pour Gilles Clain, représentant de Unité SGP Police, "on dépasse même le manque de moyens". "On demande à la police d'être le dernier rempart de la République mais seuls on ne pourra pas. Il faut un rétablissement immédiat de l'autorité de l'État sur tous les fronts."

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- Naïma Moutchou en appelle à la responsabilité de chacun -

La ministre conclut en "appelle donc à la responsabilité de chacun".

"Manifester est un droit. Vivre, circuler et travailler en sécurité aussi. L’État continuera de garantir ces libertés et de protéger la population avec l’engagement des représentants de l’État et des élus locaux que je salue."

"Nos territoires ont besoin de solutions, pas de nouvelles destructions, pas de nouvelles agressions."

Comme elle, les Réunionnais eux aussi attendent désépérement depuis trop longtemps des solutions... sans en voir vraiment la couleur.

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ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

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2 Commentaires
SOMANKE
SOMANKE
12 minutes

Celui ou ceux (c'est un "tas"!) qui ne prennent pas leurs responsabilités ne peuvent pas demander aux autres de prendre les leurs

En gros
En gros
1 heure

En gros ... démerdez vous !