L’éruption débutée le 13 février 2026 se poursuit ce mercredi 25 mars 2026. Un seul site éruptif reste actif sur le flanc sud-sud-est. Seule la coulée principale sud est encore alimentée et continue d’alimenter une plateforme à l’océan, sur laquelle les circulations de lave se font désormais majoritairement en tunnel. Les relevés effectués par l'Observatoire volcanologique sur le terrain ce 24 mars indiquaient une superficie de la plateforme de 8,4 hectares et une avancée de 193 mètres sur l’océan (Photo : Nicolas Villeneuve/www.imazpress.com)
Des résurgences de lave sont visibles ponctuellement à la surface de la plateforme, la lave ne ressortant principalement qu’au point de contact avec l’océan.

"Des petits effondrements ont été observés en bordure de la plateforme causés par l’action des vagues", indique l'OVPF.
- Augmentation de la sismicité au volcan -
"Sur la journée du 24 mars, le niveau de lave au niveau du cône était toujours très élevé avec des remous actifs et débordements récurrents associés à la remontée de bulles de gaz", précisent les volcanologues.

La sismicité sous le sommet a réaugmenté depuis hier avec 43 séismes détectés sur la journée du 24 mars. Cette activité reste à un niveau plus faible que celle observée lors de la déflation du sommet du 19 au 22 mars.
"Une remontée de l’intensité du trémor a été enregistrée hier entre 11h et 13h heure locale à un niveau comparable à celui observé le 22 mars. D’une manière générale sur les dernières 48h, le trémor est relativement stable mais montre de nombreuses fluctuations de faible amplitude", ajoute l'Observatoire.
Ces variations rapides sont probablement liées à des variations dans le dégazage.
- Un seul bras de coulée reste actif -
Le champ de lave dessine deux bras principaux se divisant en bras secondaires. Sur les dernières 24 heures, seul le bras principal sud était actif. Les fronts des deux bras nord sont restés figés, situés respectivement à environ 660 mètres d’altitude pour le bras principal nord et 690 mètres pour le bras secondaire nord.

Le bras sud après s’être divisé en plusieurs bras secondaires, a traversé la RN2 le 13 mars, et a atteint l’océan le 16 mars.
Plusieurs bras secondaires se sont également formés en aval de la RN2 avant l’arrivée à l’océan de la coulée. Un de ces bras a fini par atteindre la mer quelques jours après le bras principal. Regardez.
Pour rappel, le Piton de la Fournaise est entré en éruption le vendredi 13 février 2026. C'est la première fois depuis 2007 que le feu liquide expulsé par le Piton de la Fournaise traverse la RN2.
- Vigilance, le panache de gaz présent est dangereux pour la santé -
Un panache de gaz est toujours présent lorsque la lave rencontre l'océan. Celui-ci est principalement constitué de vapeur d’eau, d’acide chlorhydrique (HCl) et de particules fines.
Ce "panache contient également des particules de lave pulvérisée et des fragments de verre volcanique, pouvant être transportés sur plusieurs centaines de mètres à kilomètres sous l’effet des vents".
Ce panache, parfois appelé "laze" (lava haze), peut présenter un caractère irritant et corrosif pour les voies respiratoires, la peau et les yeux. Sa dispersion dépend étroitement des conditions météorologiques locales.
Il est recommandé :
- de rester éloigné des fumées.
- de quitter immédiatement la zone en cas de gêne.
- de respecter strictement les périmètres de sécurité.
La préfecture de La Réunion a annoncé un renforcement des dispositifs de sécurité autour des coulées du Piton de la Fournaise, face à l'afflux de curieux prenant des risques inconsidérés.
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La Reunionnest belle.
Quelques politiques sont mauvais.