(Actualisé) Le déficit de main-d'œuvre dans le secteur agricole constitue un problème récurrent à La Réunion. Pour tenter d'y remédier, des agriculteurs locaux voudraient lancer une expérimentation, en lien avec les services de l'État et France Travail, pour recruter des travailleurs agricoles venus de la zone sud de l'océan Indien. Un projet, initié il y a quelques jours, soulève déjà de nombreuses interrogations dans l'île (Photo : Richard Bouhet / www.imazpress.com)
Le manque d'attractivité des métiers liés à l'agriculture n'est pas nouveau. Des planteurs de cannes ou des exploitants en fruits tropicaux signalent régulièrement leurs difficultés à trouver des salariés saisonniers. "C'est un métier très pénible. Les jeunes préfèrent faire des études ou aller tenter leur chance dans l'Hexagone. Il y a peu de travailleurs agricoles localement, ça relève de la niche." En quelques mots, Jonathan Hoarau, président des Jeunes Agriculteurs, pose le décor d'une profession qui peine à renouveler ses rangs.
Un contexte loin d'être neutre puisque la carence en ressources humaines dans ce secteur constitue un "frein au développement de certaines exploitations", selon la préfecture de La Réunion. Autre conséquence, l'abandon de terres cultivables à cause de l'enfrichement.
Face à cette situation, des agriculteurs ont manifesté, lors d'une réunion de travail avec la préfecture et France Travail, la volonté de recruter des professionnels venus, par exemple, de Madagascar ou d'Inde. Embauche qui, dans un premier temps, ne devrait concerner qu'une dizaine de travailleurs sélectionnés dans le cadre de cette expérimentation.
- Cibler d'abord le recrutement à La Réunion -
Toutefois, la préfecture précise d'emblée que "la recherche de personnes étrangères et les démarches liées à leur venue relevaient entièrement de l’employeur". En clair, les exploitants agricoles réunionnais vont devoir lever de manière autonome tous les obstacles qui bloqueraient ces projets.
Contrainte supplémentaire, celle de cibler prioritairement le marché de l'emploi local. Une offre d'emploi devra d'abord être déposée auprès de France Travail. Ce n'est qu'au bout de 21 jours, et en l'absence de candidature valable, que les services de l'immigration pourront être contactés pour faire venir des salariés étrangers.
Pour gérer au mieux ces problématiques inédites pour eux, les planteurs réunionnais envisagent de faire appel à un cabinet d'intérim spécialisé dans le recrutement de saisonniers, basé dans l'Hexagone.
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- "Le temps de l'esclavage est fini" -
Par ailleurs, les frais de transport vers La Réunion, l'hébergement et la restauration seront à la charge des agriculteurs. Des frais conséquents que ne néglige pas Jonathan Hoarau, qui estime que "le rapport bénéfice/coût de l'expérimentation devra être évalué" de près à l'issue de cette dernière.
Au-delà même de l'aspect financier, ce sont les contours parfois mal définis de ce projet qui semblent gêner certains acteurs du monde agricole. Notamment concernant les conditions d'accueil et d'exercice de ces travailleurs venus d'autres horizons.
Serge Hoareau, vice-président du Département délégué à l'agriculture, s'interroge sur le devenir de ces saisonniers une fois arrivés sur l'île en évoquant les souvenirs de l'engagisme. "Le code du travail est le même pour tout le monde, étrangers ou Réunionnais. Dans le cadre de cette expérimentation, il faudra être attentif à la durée légale de travail, à leur rémunération et à leur logement. C'est impératif car le temps de l'esclavage est fini. On ouvre ici une boîte de Pandore et pour moi, on apporte ici une réponse facile aux difficultés liées à la main-d'œuvre agricole."
- "L'Etat doit faire en sorte de cumuler le salaire et les prestations sociales à La Réunion "-
Cet avis mitigé est loin d'être isolé. Peu favorable au recours à des coupeurs de cannes venus de l'extérieur, Jean-Michel Moutama, président de la Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion (CGPER), estime au contraire que des solutions locales doivent être privilégiées. Y compris en adaptant le système actuel. "Il faut faire des choix politiques pour rendre les salaires des travailleurs agricoles plus attractifs. C'est comme ça que nous n'aurons pas besoin d'aller recruter en dehors de l'île."
Le dirigeant syndical évoque, par exemple, l'idée d'un mécanisme permettant d'alléger les cotisations patronales des agriculteurs. En retour, ce gain viendrait alimenter une hausse des salaires des travailleurs agricoles.
Mais le niveau de salaire n'est pas le seul point de blocage. La saisonnalité du métier entre aussi en ligne de compte. Parfois, certains Réunionnais hésitent à accepter un emploi temporaire de quelques mois dans le secteur agricole sous peine de perdre leurs prestations sociales et les aides qui y sont liées comme, par exemple, la CMU.
Pour remédier à cela, Jean-Bernard Maratchia, conseiller régional délégué à l'agriculture, se positionne lui aussi pour des ajustements en faveur des saisonniers de La Réunion. "Il faut que l'État trouve des solutions pour que les prestations sociales soient maintenues pendant la coupe des cannes ou la saison de récolte des fruits. Il faut faire en sorte de cumuler le salaire et ces prestations. Sinon, on ne trouvera plus personne localement."
- La pénibilité des métiers agricoles rend la profession peu attrayante -
Une prédiction pessimiste qui fait écho aux 6.000 hectares de terres agricoles en friche sur l'île. Si la carence en main-d'œuvre n'est pas la seule responsable de cette situation, il reste que ce métier n'est pas forcément prisé par la jeunesse réunionnaise, comme l'illustrent les paroles de Noah, un adolescent dionysien interrogé à l'occasion d'un micro-trottoir, qui estime "ne pas se sentir capable d'aller couper des cannes." Regardez
La pénibilité des métiers agricoles demeure une réalité. Une réalité qui rend cette profession peu attrayante actuellement. Si la mécanisation peut constituer une réponse possible à cette situation, d'autres pistes doivent être explorées.
Et l'expérimentation lancée sur le recours à une main-d'œuvre étrangère a le mérite de poser cette thématique d'importance sur la table. "Il faut être pragmatique. Nous souhaitons privilégier l'emploi local et nous ne voulons pas du tout créer les conditions d'une submersion liée à l'immigration. Mais si ce sujet fait bouger les lignes autour d'un accompagnement spécifique pour les travailleurs agricoles, c'est positif", analyse Olivier Fontaine, président de la Chambre d'agriculture.
Car aussi maladroite que peut paraître cette expérimentation, elle intervient dans un contexte où l'agriculture réunionnaise connaît des difficultés prégnantes. Des difficultés qui pourraient être aplanies à condition qu'un dialogue s'installe entre les pouvoirs publics et des agriculteurs qui demandent le retour des contrats aidés dans leur secteur ou la possibilité de faire appel ponctuellement à des prestataires de services spécialisés.
Reste à voir, désormais, si ces demandes seront entendues, afin de puiser dans le vivier local et de favoriser l'insertion professionnelle des près de 200.000 demandeurs d'emploi, ou si le recours aux travailleurs étrangers se généralise dans les années à venir.
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A st andre du cote ravine creuse camion chargé a bloc de canne, casse les câbles telephone, electrisue , routes boue et galet.
Danger.
Plus facile tendre la main aux aides social, et fume zamal que ... travailler !
Sinon j'ai une solution! Que Hulk Templier Maria et toute la bande laisse tomber le clavier pour prendre le sabre....
Super. Et toi tu le fais peut-être? Toujours de bonnes idées de bien-pensant humaniste et progressiste qui profite de l'argent des autres.
Moi ce que je fais c'est crier haut et fort que l'immigration est une chance! Mais également que la canne n'en est pas une (de chance....)
Très petit Alain, vas jouer dans ta cour. Quand tu seras passé où je suis passé alors tu pourras discuter avec moi. J'ai combattu pour la France :la vraie celle de Jeanne d'Arc C'est plutôt à toi de prendre le sabre pour aider les planteurs, eux te font vivre, ton niveau est très faible...
Je me disais bien que tu avais l'âge de jeanne d'arc...lol
Par contre on fait venir les reunionnais pour les vendanges en métropole de la par des organismes de la Réunion
Commencez déjà par remplaczr la canne pour faire baisser le cout des autres produits zgricoles ; expropriez les descdants d esclavagistes, attaquez les monopoles et augmentez les salaires.
Beaucoup y gagne RSA et sans diplôme y veut pas travailler ?
A une époque pas si lointaine un préfet avait voulu obliger certains demandeurs d'emplis (pas chômeurs) à aller travailler dans les champs. Ce fut une levée de boucliers,un tollé général. Pensez donc : faire travailler des gens qui ne font rien et travaillent au black. Voilà le résultat. Pauvre FRANCE.
Sans surprise on a affaire à la litanie habituelle des " ils sont payés à rien f*****" ces perfusés à l'assistanat qui sont vraiment des glandeurs de la pire espèce....
De l'autre côté il faudrait que les cannes soient couper "gratuit" ou presque, et acheter au prix de l'or comme il le revendique à chaque campagne ...
Bref rien de nouveau ....
Faisons plus simple rétablissons officiellement l'esclavage en l'enrobant de mots ronflants comme on sait faire maintenant et dans le genre 1984...
En Angleterre ça a déjà commencé : ça s'appelle le contrat "Zéro heure". Mais rien de surprenant puisque ils ont des siècles d'avance concernant l'esclavage occidental.
À PROPOS DU RECRUTEMENT D’OUVRIERS AGRICOLES SAISONNIERS ÉTRANGERS
TRAVAILLEURS FRANÇAIS ÉTRANGERS MÊME COMBAT !
Mardi 30 juin, des représentants syndicaux et de coopératives agricoles se sont réunis à la DEAL (Direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement) sous la houlette du directeur de la DAAF (Direction de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt) à qui ils demandent d’intervenir auprès de l’État pour faciliter l’entrée de travailleurs saisonniers étrangers à La Réunion.
Selon eux il faudrait faire venir des travailleurs saisonniers étrangers pour quelques mois, voire quelques semaines car le manque d’ouvriers, notamment pour couper la canne, la récolte des letchis, et des ananas se rait responsable de la baisse des rendements, des serres abandonnées, des terres en friches ou même de la mort des exploitations !
Ce qui est à peine sous entendu dans ce mensonge c’est qu’il y a 170 000 chômeurs à La Réunion qui seraient trop payés et feignants !
Ce sont là des propos de patrons à l’affût de toujours plus de profit, car, chaque année, les cannes sont coupées, les letchis sont « cassés », les ananas, récoltés, etc. par des ouvriers locaux et... étrangers.
Et à quel prix pour les travailleurs ? Le travail est souvent payé à la tâche pour un salaire en dessous du Smic horaire (environ 12 euros) ! Par exemple, un coupeur est payé entre 14 et 20 euros la tonne pour couper la canne. Celui-ci coupe en moyenne 2 à 2,5 tonnes (en une journée de 6 à 7 heures), voire moins dans des conditions difficiles comme par exemple après le passage du cyclone Garance l’année dernière où les cannes étaient couchées au sol. Donc, au mieux, l’ouvrier est payé 50 euros la journée de travail, soit à peine plus de 8 euros bruts par heure. C’est à ce tarif, que les représentants du patronat agricole veulent faire venir la main d’oeuvre étrangère, en prétendant la payer « selon le droit français » !
Ainsi, le représentant de l'entreprise Philibon spécialisée dans l'export, David Cayrou, déplore qu’il n’y a « quasiment plus que La Réunion qui ne fait pas venir de main d'œuvre étrangère pour certains travaux saisonniers ».
Ils savent bien tous ces exploiteurs que les salaires sont trop bas. C’est d’ailleurs la raison pour la quelle ils comptent sur l’argent public (CAF, RSA) pour permettre à ces travailleurs de garder la tête hors de l’eau. Mais en plus de pomper l’argent public ces partisans de la libre entreprise veulent profiter de la vulnérabilité de travailleurs venant de pays plus pauvres.
Ce sont nos frères de classe, nos camarades de galère. Ils doivent trouver ici des camarades de lutte pour imposer ensemble et pour tous des conditions de vie et de travail, des salaires décents !
M Derive.
Hallucinant et inquietant cet article. Drôle de façon de solutionner le probleme.
J’espere que ces nouveaux engages auront des logements de fonction, payés au SMIC, et billet d’avion gratuit aller-retour tous les ans pour qu’ils retrouvent leur famille.....sinon se sera de la traite humaine, c’est ce qu’a vecu un de mes ancétre
Les gens qui touchent le chromage on cotise , je vois pas le problème si des ressortissants veulent couper la canne pourquoi pas puisque les planteurs reunionnais ne trouvent pas personne
Prenez les rsa qui sont payés à cultiver les poiles qu'ils ont dans les mains et qui sont comme les carapates sur tétés bœuf. Laissez les chômeurs de côté car eux ont travaillé et vivent modestement avec leur allocation tout en recherchant un travail.
Moin les agriculteur maraicher. Tomate oignons bringelle..... le travail les penible mais i change. Les jeune reunionnais qui travail avec avec moin les plus sue motivé. FAUT ARTETER AVEC LA CANNE QUI MOTIVE PERSONNE
arrêtez de payer des gens à ne rien foutre, et il y aura un peu plus de travailler, c'est tout simple!
Les gens payés à ne rien foutre sont qualifiés de riches en économie et bien souvent refusent en plus l'impôt ;) « Ceux qui qualifient les chômeurs et les handicapés de parasites ne comprennent rien à l’économie et au capitalisme. Un parasite passe inaperçu et exploite son hôte à son insu. Ce qui est la définition de la classe dirigeante dans une société capitaliste. » Jason Read
Avec tous les chomeurs qu'il y a et tous les pti gratels qui ne savent pas quoi faire pendant les vacances.....
Tous ses organiste qui contrôle le chaumage ils ont qu a faire travailler tous ses gens payé a rien foutre qui vivent que du social
Les mettres aux travaillé c est mieux que devant la boutique
Faire revivre à d'autres notre propre histoire ? Les colons ont fait venir des engagés pour travailler dans les plantations il y a deux siècles et exploiter nos propres descendants à lire Sudel Fuma. Aujourd'hui ces mêmes descendants d'engagés comptent faire venir sur l'île pour couper les Cannes, sous quelles formes d'exploitations ? Seront ils payés au SMIC et déclarés ? Avec 20 % de chômeurs et voilà on fait appel aux travailleurs étrangers pour quelques roupies...l'histoire va t-elle se répéter ?
C'est totalement délirant de vouloir faire appel à une boîte d'interim basée en métropole!