L'inquiétude a gagné une partie de la population depuis la publication d'une ordonnance durcissant les règles sur les découverts bancaires en 2026. Cette mesure européenne, qui prendra effet en novembre 2026 en France, ne provoquera cependant "pas de changement de fond du fonctionnement" des découverts bancaires, assure la Fédération bancaire française. L'Institut d'émission des départements d'outre-mer (Iedom) souligne par ailleurs que le texte renforcera la protection des consommateurs autour des facilités de paiement (Photo : rb/www.imazpress.com)
La nouvelle a fait le tour des réseaux sociaux, et les députés de tout bord se sont insurgés…Même quand leur groupe politique avait voté en faveur de ce texte au Parlement européen.
A La Réunion, les député.es Perceval Gaillard et Karine Lebon ont dénoncé une mesure qui impactera les plus précaires.
"Pour beaucoup de nos concitoyens, le découvert représente malheureusement un souffle, un filet de survie qui leur permet de faire face aux dépenses du quotidien, d’atteindre la fin du mois sans sombrer", a dénoncé Karine Lebon.
"En durcissant ces règles d’accès, vous privez les plus modestes d’un outil vital. Ceux qui n’y auront plus droit se tourneront fatalement vers les sociétés de crédit à la consommation, avec des taux d’intérêt exorbitants", estime-t-elle.
Pour Perceval Gaillard, "c'est Emmanuel Macron seul qui a décidé de supprimer les découverts bancaires au-delà de 200 euros en les transformant en prêts à la consommation".
"C'est Emmanuel Macron seul qui a décidé que cela concernerait aussi les cartes à débit différé. Une fois de plus Néron met le feu au pays pour satisfaire sa cour", lance-t-il, soulignant que le gouvernement prenait "prétexte d'une directive européenne pour justifier leur volonté de transformer les découverts bancaires au-dessus de 200 euros en prêts à la consommation"
Lire aussi - Fin du découvert bancaire automatique : la solvabilité du client sera étudiée
- Plus de contrôles -
Jusqu'à présent, chaque banque fixe les conditions de durée, de montant et de taux d'intérêt qui permettent à un client d'avoir un solde débiteur, c'est-à-dire d'être temporairement "dans le rouge".
En contrepartie, le client doit payer à sa banque des intérêts, sources non négligeables de revenus pour un établissement bancaire.
A partir du 20 novembre 2026, la banque aura davantage d'impératifs. Elles auront l'obligation de faire une analyse de solvabilité pour les découverts inférieurs à 200 euros et de moins d'un mois.
En pleine polémique, le ministre de l'Economie Roland Lescure a donc décidé de réunir des acteurs du secteur bancaire et des représentants de consommateurs à Bercy afin de tenter de les "rassurer".
Pour la Fédération bancaire française (FBF), conviée à cette réunion, cette dernière "a permis de mettre tous les acteurs au même niveau d'information", a-t-elle indiqué à l'AFP.
"Il n'y aura pas chez nous de changement de fond du fonctionnement du découvert", a affirmé la FBF, tout en prévenant "qu'il reste quelques points à éclaircir".
Interrogé mercredi par de nombreux députés sur l'ordonnance, le ministre de l'Economie Roland Lescure a voulu "démentir (...) l'immense amas de fausses nouvelles qui circulent", arguant que les découverts ne seront pas interdits.
Il a également rappelé que le gouvernement entendait mettre fin aux agios forfaitaires, les sommes fixes payées par les clients à chaque découvert peu importe le montant de ce dernier.
- Des précisions attendues -
Pour l'Iedom, "toute la confusion repose sur le fait qu'on ne sait pas comment cela va fonctionner".
"Les banques ont un an pour réfléchir aux modalités qu'elles vont mettre en œuvre pour se conformer à la législation. Il est trop tôt pour se prononcer sur un impact pour les consommateurs", rappelle l'institut, interrogé par Imaz Press Réunion.
Cependant, "il faut souligner que les banques effectuent déjà des contrôles à l'ouverture d'un compte, pour déterminer le montant de l'autorisation de découvert". Mais les mêmes exigences s'appliqueront désormais aux découverts de moins de 200 euros.
"Le découvert n’est jamais automatique, il est toujours nécessaire que la banque l’accorde en fonction de la situation du client. Une fois le découvert autorisé, le client n’a pas besoin de demander une autorisation à chaque utilisation ; ceci reste valable avec le nouveau texte", confirme de son côté la FBF.
"L'idée désormais, c'est de trouver des modalités pratiques, pour que les banques se conforment à la législation sans freiner l'acte de consommation et ne pas impacter les clients. Ce texte doit renforcer la protection des consommateurs, mais concernant les mini-crédits, il faut évidemment le faire de manière proportionnée", affirme-t-il.
La FBF "et ses adhérents sont mobilisés pour en limiter les complexités inutiles sur lesquelles ils ont alerté dès la négociation européenne".
A noter qu'à La Réunion, "en juin 2025, les encours de crédits de découverts bancaires représentaient 56 millions d'euros, soit 70 euros par personne", précise l'Iedom.
Une part minime sur le total des crédits à la consommation en cours à La Réunion, qui représentaient 3,3 milliards d'euros en juin 2025.
- Mieux protéger -
"Cette législation porte plus sur les crédits à la consommation que sur les découverts bancaires", souligne par ailleurs l'Iedom.
"Il y a un certain nombre de facilités de paiement qui ne sont pas aussi bien protégées partout dans l'Union européenne, même si la France a déjà un cadre législatif plus protecteur que d'autres pays. Selon la Banque de France, les charges de paiements fractionnés ont explosé par exemple, passant de 2% des dossiers en 2022 à 14% en 2024", souligne-t-il.
Des paiements fractionnés particulièrement populaires à La Réunion, que l'on retrouve dans nombre d'enseignes, ou que beaucoup utiliser pour payer leurs billets d'avion par exemple. Et ce, sans contrôle sur les capacités de remboursement des clients, qui peuvent parfois se retrouver en difficulté.
"Ce texte va renforcer la protection du consommateur concernant les crédits à la consommation, en passant par la vérification de la solvabilité, l'instauration du droit de rétractation ou encore du remboursement par anticipation, la protection contre le surendettement, et une légifération autour des publicités…", détaille l'Iedom.
Des décrets et arrêtés doivent encore être publiés pour préciser les modalités d’application des dispositions de l’ordonnance.
as/www.imazpress.com avec l'APF/[email protected]

la machine tourne essentiellement grâce à nous .seule loyer 50% EDF ET GDF 35% ainsi que toute les charges d' un ménage revenu modeste 44 année d' activité dans le privée .public 300 euros de différence .aucune aide à savoir que les aides ont toujours été remboursable ( au décès ) nos revenu versé sur notre compte en banque en 2016 payé au 28 du mois sur le compte en banque huit jours après les actionnaires ont bien profitez ..puis tout nos dirigeants fonctionnaire qui ont pillé tout les caisse de l' état !!!!!!