Ce mercredi 2 juillet 2025, le préfet de La Réunion, Patrice Latron et Erika Bareigts, maire de Saint-Denis, ont présenté les mesures mises en place pour accompagner les habitant.e.s du quartier de La Colline, impacté.e.s après le passage du cyclone Garance. Trois maisons sont actuellement confrontées à des risques majeurs comme des inondations, glissements de terrain et chute de roches. Les habitant.e.s concerné.e.s ont été notifiés par courrier, ce jour, de la dangerosité de la situation. (Photo sly/www.imazpress.com)
"Il y a danger de mort", a martelé le préfet de La Réunion. "Les familles ont intérêt de prendre la main qui leur est tendue maintenant". Après le passage de Garance, la mairie de Saint-Denis a accompagné les sinistré.e.s de la Colline. "Un accompagnement social et humain renforcé a été mis en place. Six familles ont été relogées mais de nombreux habitants refusent toujours de quitter leur logement", déplore la maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts. Écoutez.
À l'issue d'une réunion entre les services de l'État, dont les directions de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DEETS) et la direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DEAL), ainsi que le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et la mairie de Saint-Denis, les autorités ont rappelé la gravité de la situation dans le quartier de La Colline. Écoutez.
Ce mercredi après-midi, les occupants de trois habitations ont été notifiés par courrier remis en main propre de la dangerosité du secteur. Ils ont été invités à quitter les lieux au plus vite, pour leur sécurité.
"Il s'agit d'une nouvelle étape dans cette procédure et la mairie reste disponible pour accompagner ces familles, afin que le départ se fasse le plus vite possible et que des solutions adaptées soient trouvées", a assuré Ericka Bareigts.
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Situé en zone rouge, à flanc de montagne et en bordure de la rivière Saint-Denis, le quartier a subi de nombreux dégâts lors du passage du cyclone Garance, le 28 février dernier. Quatre habitations ont totalement été détruites tandis que trois autres menacent de s'éffondrer.
La dangerosité de ce secteur a été prouvée par des expertises du BRGM et de la DEAL : plusieurs constructions ont été endommagées par la crue, mettant en danger la vie de leurs occupants.
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Selon les expertises du BRGM et de la DEAL, aucune solution technique pérenne ne permet de maintenir les habitants sur le quartier de la Colline en toute sécurité. "L'exposition de ce quartier aux risques est connue depuis longtemps. Suite aux derniers événements météorologiques, les berges ont reculé de plusieurs mètres", explique le BRGM.
"Aujourd'hui, nous redoutons un nouveau recul pouvant mener à la destruction de ces maisons et causer des pertes humaines". Face à ce constat, le BRGM conseille la délocalisation et donc l'évacuation de ces familles. En attendant, il leur est recommandé de quitter les lieux en cas de fortes pluies.
Ericka Bareigts affirme qu'elle comprend les habitant.e.s de La Colline : "On sait que c'est difficile de quitter sa maison mais ces endroits sont extrêmement dangereux. Les fondations sont à nu et l'une des maisons tient sur un pied de chaise en bois, posé sur un galet dans la rivière". Regardez.

Si ni la préfecture, ni la mairie n'a donné d'ultimatum à proprement parler, Ericka Bareigts a précisé que les habitant.e.s concerné.e.s avaient "15 jours pour prendre la main tendue par les autorités".
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Le club de tennis en bas et le comptexe du BOTC est bien protégé par des murets et un détournement calculé des flots de la rivière saint denis. Pourquoi ne protège-t-on pas ces maison comme on protège ce club de riches installé à quelques pas de ces maisons ?
Nul besoin d’être ingénieur du BRGM pour voir que les brasseries de Bourbon et le club de Tennis, en terme de dangers, n’ont pas grand chose à voir avec ce quartier. Il suffit de lever la tête et de regarder le rempart et la rivière…
Ce ne sont pas non plus des lieux d’habitation ou des familles vivent…
Jul a bien résumé la situation. Il faut penser aux enfants, eux n’ont pas le choix…
Il ne s’agit pas de jeter les familles à la rue. Cela, semble-t-il, n’est pas le cas.
Mais allo. A quelques pas de là on a érigé une digue pour protéger les Brasserie de Bourbon. On n'est pas capable de protéger les pauvres de Saint-Denis ? Il faut lé dégager à coup de courrier ceux-là ? Ils pourront peut-être intégrer le club privé de la villa du Général qui va être rénové grassement avec les impôts des dionysiens. Elle devrait démissionner rapidement cette maire de pacotille.
Au moins elle agit. Elle prend ses responsabilités, elle prend position, elle essaie de trouver une solution acceptable pour tout le monde.
Vous, que feriez-vous ? Rien?
L'Etat dout prendre ses responsabilités.
Lesquelles? Ces personnes ont construit sur des terrains qui ne leur appartiennent pas, en bord de ravine, ne veulent pas partir. A elles de prendre leurs responsabilités surtout elles ont des enfants. A un moment, il faudrait peut-être penser à eux, aux risques que ces parents leur font prendre. S'agit-il d'une attitude de parents?