[Photos-Vidéos] Saint-Denis : le Maloya se réinvente sans jamais perdre son âme avec le Kabar Défilé

  • Publié le 26 juillet 2026 à 18:23
  • Actualisé le 26 juillet 2026 à 19:14
Kabar Défilé à Saint-Denis

Ce dimanche 26 juillet 2026, le Stade de l’Est a vibré au rythme du festival Kabar Défilé 2026. Un événement culturel qui a réuni plus de 300 maloyeurs, des artistes emblématiques, des chorales venues des quatre coins de l’île, des danseurs, des percussionnistes, des créateurs et des passionnés autour d’une même ambition : "faire rayonner le Maloya, notre patrimoine vivant et notre identité réunionnaise", affirme l'association Lankraz. (Photos : Emmanuel Grondin/www.imazpress.com)

Bien plus qu’un spectacle, le Festival Kabar Défilé est une expérience artistique et humaine unique, imaginée comme une véritable ingénierie socio-culturelle où la création devient un outil de transmission, de cohésion et de valorisation de notre territoire. Regardez.

Le public joue également un rôle important grâce à une scénographie mobile, immersive et participative qui a fait du public un acteur de l’événement, offrant une expérience sensorielle inédite où musique, danse, mouvement et émotion ne font plus qu’un.

- Des artistes exceptionnels pour célébrer le maloya -

Cette année le Festival Kabar Défilé a accueilli Votia, Madia, Lélin Gado, Ban Makwalé, Didi Maloya, KMN Maloya, DJ Dan, TiBoké, Belbel (Flambola).

Mais également Etinsel Maloya, Logan Lagarde (Famille Maloya), et bien plus, ainsi que des acteurs culturels qui ont fait vivre cette journée exceptionnelle. Regardez.

- Le maloya, bien plus qu'un patrimoine -

Inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, "le Maloya est bien plus qu’une musique", rappelle l'association. "Il est une mémoire vivante, une expression artistique, une manière de transmettre notre histoire, de partager nos émotions et de faire vivre les valeurs de solidarité, de résistance et de fraternité qui caractérisent notre île", confie-t-elle.

À travers le Festival Kabar Défilé, le Maloya se réinvente sans jamais perdre son âme. "Il devient le fil conducteur d’un spectacle où tradition et création contemporaine dialoguent pour raconter La Réunion d’aujourd’hui", conclut l'association.

Le 1er octobre 2009, le maloya faisait son entrée dans le patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. Autrefois interdite car jugée trop subversive par le pouvoir en place, il aura fallu attendre 1981 et l'arrivée de François Mitterrand à la présidence de la République pour que cette musique, arrivée à La Réunion en même temps que les Africains, arrachés à leur terre et réduits à l'esclavage, ait ouvertement droit de cité.

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