Ce lundi 12 octobre 2026, devant la Cour d'assises des mineurs, s'ouvre le procès en appel d'un jeune homme poursuivi dans le cadre de l'assassinat de la jeune Shana. Le 11 novembre 2025, le jeune homme - désormais majeur -, avait été reconnu coupable d’avoir assassiné Shana après lui avoir tendu un piège. Il a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Il s'agit là de la peine maximale encourue devant la Cour d’assises des mineurs. Le 20 novembre 2025, un appel avait été formulé par la défense (Photo : Richard Bouhet/www.imazpress.com)
Lors du procès, la cour avait estimé que la gravité des faits et la personnalité de l’accusé justifiaient de ne pas l'appliquer. Le ministère public avait requis 30 ans de réclusion criminelle, des réquisitions intégralement suivies par les jurés.
La cour a également prononcé un suivi socio-judiciaire de dix ans à sa sortie, assorti d’une interdiction de contact avec la jeune fille condamnée quelques semaines plus tôt par le tribunal pour enfants pour sa participation active au piège mortel et au crime.
Le 20 novembre 2025, il a décidé de faire appel de la décision de la Cour d'assises des mineurs de Saint-Denis.
"Il veut la lumière et que l'on parle de lui et il n'a rien à perdre. Nous ne sommes pas étonnés mais terriblement déçus pour la famille de la victime " lançait alors Me Julien Barre, avocat de Mickaël Alicalapa, le père de Shana.
Le 12 septembre 2025, la co-auteure, jugée par le tribunal pour enfants de Saint-Pierre, était condamnée à la peine de 20 ans de réclusion criminelle assortie de 10 années de suivi socio-judiciaire, décision désormais définitive. La peine maximale encourue pour une mineure.
- Un acte brutal prémédité et un auteur "au calme déroutant" -
Lors des débats devant la Cour d'assises, le jeune homme condamné pour avoir, avec sa co-autrice, sauvagement assassiné l’adolescente "pour voir ce que cela faisait de tuer" est resté d’un calme déroutant.
Peu loquace, il s’est contenté de réponses brèves, souvent réduites à un "oui" ou un "non", sans jamais livrer d’explication sur le passage à l’acte.
Lors du procès, les experts ont notamment évoqué des éléments laissant craindre un risque de récidive.
Les débats avaient retracé en détail les circonstances du drame, la relation entre la victime et ses deux assassins et la violence extrême des faits. Plusieurs experts et témoins étaient venus décrire un passage à l’acte brutal, prémédité selon l’accusation.
- Shana, 15 ans, tuée dans d'un guet-apens -
Le 16 septembre 2023, le corps sans vie de l'adolescente Shana avait été retrouvé dans l’ancienne usine sucrière de Pierrefonds.
Le 17 septembre 2023, le père de Shana se présentait au commissariat de Saint-Denis afin de déclarer la disparition inquiétante de sa fille mineure.
À la suite du signalement effectué par le père, les enquêteurs du Service territorial de police judiciaire (STPJ) avaient réussi à accéder aux messageries de la victime.
À l'époque des faits, deux mineurs, une fille de 14 ans et un garçon de 16 ans, sont soupçonnés d’avoir assassiné la jeune fille.
Tous deux l'avait attiré dans un piège mortel via les réseaux sociaux.
Le garçon et la fille lui avaient en effet donné rendez-vous à un arrêt de bus. Les deux suspects l'avaient ensuite attirée dans l’ancienne usine sucrière de Pierrefonds où ils l'avaient battue à mort avant de l’abandonner sur les lieux.
Lors des auditions, les deux mineurs mis en cause reconnaissaient avoir donné la mort à la victime.
Le verdict est attendu vendredi.
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