Dans un communiqué publié ce lundi 21 septembre 2026, le collectif Stop VIF, au nom des familles accompagnées, interpelle la procureure générale après les deux condamnations prononcées contre un même homme, Joël M. Ces condamnations font suite à deux procédures correctionnelles distinctes concernant des agressions sexuelles sur deux fillettes âgées de 8 et 9 ans au moment des faits. (Photo d'illustration Stephan Laï-Yu / www.imazpress.com)
Dans la première affaire, le tribunal correctionnel de Saint-Denis a déclaré Joël M. coupable d’agression sexuelle sur mineure, par un jugement du 15 mars 2024. Condamné à un an d’emprisonnement entièrement assorti du sursis, il écope également de cinq ans d’interdiction d’exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs, ainsi que de cinq ans d’inéligibilité et à une inscription au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijais).
- La récidive légale n'est pas retenue -
"Selon les informations publiées par la presse, le même homme a été condamné le 18 septembre 2026, dans une seconde affaire concernant une autre fillette, à huit mois d’emprisonnement avec sursis, cinq ans d’inéligibilité et une inscription au Fijais", écrit Stop VIF dans son communiqué.
Alors que les faits examinés dans la seconde procédure étant antérieurs à ceux sanctionnés en 2024, la récidive légale n’a pas été retenue. Une règle juridique qui "n’efface cependant pas une réalité particulièrement préoccupante" déplore le collectif : "deux fillettes, deux procédures distinctes et deux condamnations du même homme pour des faits similaires".
- Le collectif Stop VIF demande l'examen d'un appel -
Au regard de ces deux condamnations concernant des faits commis sur de très jeunes enfants, les familles craignent que le maintien en liberté de Joël M., sans évaluation approfondie de sa dangerosité ni mesures renforcées de surveillance et de prévention, puisse constituer un risque potentiel pour les mineurs. C'est en ce sens que le collectif Stop VIF a officiellement saisi la procureure générale afin de demande :
• l’examen global de la situation au regard des deux condamnations,
• l’étude de l’opportunité d’un appel du jugement rendu le 18 septembre 2026,
• une évaluation approfondie du risque de réitération,
• la vérification du respect des obligations et interdictions prononcées en 2024,
• la mise en œuvre de mesures de suivi et de contrôle adaptées,
• ainsi que la vérification que toutes les investigations utiles ont été conduites afin d’identifier d’éventuelles autres victimes.
Le collectif assur ne pas prétendre se substituer à la justice. Il demande "que l’inquiétude des familles soit entendue et que la protection des enfants demeure la priorité absolue". "La maman de la première victime a donné son plein accord à cette démarche institutionnelle", précise Stop VIF.
En cas d'urgence, le seul numéro à composer est celui de Police Secours.
Le 119 pour les enfants en danger
Le 112, numéro d'urgence européen
Le 114 pour les personnes sourdes, malentendantes, aphasiques, dysphasiques
Vous pouvez signaler des faits de violences, directement auprès du commissariat ou de la gendarmerie la plus proche sur le www.servicepublic.fr/cmi Anonyme et gratuit, ce tchat est accessible 24h/24 et 7j/7 pour échanger avec des policiers ou des gendarmes spécialement formés aux violences sexistes et sexuelles.
vg / www.imazpress.com / [email protected]


Stop vif ne donne même pas son nom
Tiens donc aucun nom de ce monsieur que tout le monde connaît