Emplois présumés fictifs à la Région : la procureure générale se désiste de son appel pour quatre prévenus, Didier Robert toujours poursuivi

  • Publié le 13 avril 2026 à 13:37
  • Actualisé le 13 avril 2026 à 14:20
affaire des emplois fictifs

Le parquet général se désiste de son appel concernant quatre personnes poursuivies et relaxées par le tribunal correctionnel dans l'affaire des emplois présumés fictifs à la Région. Donnée par des médias en ligne, l'information a ensuite été confirmée à Imaz Press. Ces quatre personnes sont donc définitivement reconnues non coupables dans cette affaire. Didier Robert, président de Région au moment des faits présumés, et plusieurs autres de ces co-mis en cause, également relaxés en première instance, seront jugés en appel à partir de ce mercredi 15 avril 2026. Leur procès doit durer trois jours (Photo Richard Bouhet/www.imazpress.com)

La procureure génrale, Fabienne Atzori, s'est désistée de son appel concernant Alfred Ablancourt, Ismaël Aboudou, Yannick Gironcel et Jean-Charles Maroudé. 

Les sept autres prévenus, Didier Robert, ancien président de Région, Jean-Louis Lagourgue, ancien premier vice-président, Vincent Bègue, ancien directeur de cabinet du président et quatre autres personnes supposées avoir occupées des postes fictifs sont toujours poursuivies et seront jugées en cour d'appel.

Les faits reprochés se seraient produits entre 2015 et 2020. 

Tous les prévenus avaient été relaxés par le tribunal correctionnel de Saint-Denis le 21 mai 2024.

Lire aussi - Lire  aussi - Emplois présumés fictifs à la Région : Didier Robert et tous ses collaborateurs relaxés

Le parquet avait fait appel de cette décision dès le 22 mai 2024.

L'audience en appel avait été fixée au 12 novembre 2025. Le procès avait alors tourné court.  En cause, une enquête préliminaire portant sur 166 autres emplois présumés fictifs, classée sans suite en juin 2020 et sans aucune mention de ces investigations dans le dossier actuellement jugé. L'affaire de ces 166 emplois présumés fictifs avait été révélée par Imaz Press en juin 2017.

Lire aussi ; Région Réunion - Le Cabinet, dépendances et apparentés compteraient 166 membres.

Une enquête préliminaire avait été ouverte par le parquet de Saint-Denis après les révélations de notre média. Elle avait été classée sans suite. 

Au premier jour du procès en appel le mercredi 12 novembre 2025, les avocats de Vincent Bègue, l'ex directeur de cabinet de Didier Robert, avaient mis l'accent sur une "ancienne enquête"portant sur les mêmes faits, classée en 2020, et dont personne ne semble détenir de copie.

- 166 emplois présumés fictifs et un "dossier fantôme" -

Dans cette affaire des 166 emplois présumés fictifs, les noms de ces 166 personnes avaient été publiées en ligne sur une plate-forme en ligne, la même où des documents échangés par la team de campagne d'Emmanuel Macron ont été publiés après avoir été hackés. 

Les personnes étaient supposément employées (en tant que titulaires ou contractuels) au Cabinet, au service communication, au service protocole et conseillers techniques.

Interrogée par Imaz Press Réunion à l'époque, La Région avaiet reconnu, de fait, l'emploi de "conseillers techniques" réputés "experts" mais n'avait ni confirmé ni infirmé le chiffre des 166 employés

Ce "dossier fantôme" est devenu le point de rupture dès la première journée du procès en appe. Les avocats avaient crié au scandale 

Face à la confusion, la procureure générale avait plaidé le respect des droits de la défense et avait proposé de renvoyer l’affaire pour communiquer les pièces manquantes.

Lire aussi - L'affaire des emplois présumés fictifs à la Région renvoyée à cause d'un autre dossier…. d'emplois fictifs classé sans suite

Le procès avait finalement été renvoyé au 15, 16 et 17 avril.

- Un autre procès attend Didier Robert -

Outre ce dossier d'empmois ficifs présumés, Didier Robert sera de retour devant la cour d'appel à partir du 23 avril prochain. Il est poursuivi pour des faits supposés de concussion et de prise illégale d’intérêts dans l’affaire des indemnités de logement versées lorsqu’il était président de Région. Didier Robert a été jugé et condamné en novembre 2024 par le tribunal correctionnel de Saint-Denis. Il avait été condamné à 8 mois de prison avec sursis, 100.000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité. Il a fait appel. 

L’affaire porte sur le versement d’indemnités journalières de résidence au président de Région entre 2016 et 2020. Ce dispositif prévoit une allocation de 90 euros par jour lorsque le domicile de l’élu se situe en dehors du chef-lieu.

Or, selon la Chambre régionale des comptes (CRC), Didier Robert ne remplissait plus cette condition dès 2016. Il ne résidait plus au Tampon, mais à La Montagne, quartier de Saint-Denis. Le montant indu est estimé à 134.280 euros pour la période 2016-2019. Un signalement de la CRC en 2022 a conduit à l’ouverture d’une enquête préliminaire, et ensuite à la condamnation de l'ancien président de Région.

Lire aussi - Loyers payés par la Région : Didier Robert condamné à 8 mois de prison avec sursis, 100.000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité

www.imazpress.com / [email protected]

guest
3 Commentaires
Le plus magouilleur
Le plus magouilleur
30 minutes

Balkany pei.
Il a supprimé le tram train,
A cause de lui la Reunion a perdu 30 ans

Sacron
Sacron
57 minutes

Cette malédiction qui le suit comme carapates si tété bèf i sa suivre a lu jusqu’à sa tombe. Le ventre vide do moune pauvre musée ti oubli : à nous zamais!

HULK
HULK
1 heure

Et pourtant des emplois fictifs il y en bien eu. Mais l'enquête a été mal faite, voire bâclée. Justice à vomir.