(Actualisé) Coup de théâtre à la Cour d'appel ce mercredi 12 novembre 2025. L'affaire des emplois présumés fictifs de la Région dirigée entre 2015 et 2020 par Didier Robert, ex-président de la collectivité régionale, a été renvoyée au 15, 16 et 17 avril 2026. En cause, une enquête préliminaire portant sur 166 autres emplois présumés fictifs, classée sans suite en juin 2020 et sans qu'aucune mention de ces investigations dans le dossier actuellement jugé. L'affaire de ces 166 emplois présumés fictifs avait été révélée par Imaz Press en juin 2017 (Photo rb/www.imazpress.com)
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C'est la fin de ce direct, merci de nous avoir suivis
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Didier Robert fait appel du refus de sa demande de comparution dans une autre affaire
L’audience a été suspendue et reprend avec Didier Robert et son avocat. Ils font appels suite au refus de la Cour concernant sa demande de comparution volontaire dans l’Affaire des loyers payés par la Région. L'appel est pour l'heure programmé pour le 23 avril 2026, soit une semaine après le renvoi de l'affaire des emplois présumés fictifs du cabinet.
La procureure générale indique que la cour ne peut être saisie de cette façon. La cour met sa décision en délibéré au 11 décembre.
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Le procès est renvoyé au 15, 16 et 17 avril 2026
La Cour décide, après en avoir délibéré, de joindre au fond la question posée. Elle demande au parquet général de fournir à la défense les conclusions de la précédente enquête, et renvoie le dossier à avril 2026.
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La parole est ensuite donnée à Me Gabriel Odier, avocat d'Alfred Ablancourt
"Toutes les remarques qui ont été faites au moment de la phase du contradictoire n'ont pas été entendues. Je salue l'honnêteté de la procureure générale qui fait un aveu judiciaire La seule conclusion a en tirer c'est l'annulation de cette procédure"", plaide-t-il.
Me Mathieu Jorelle, avocat de Yoland Velleyen, rempile : "les mots qui me viennent sont partialité, non respect du contradictoire. Ce qui a été reproché à mon client à l'époque c'est la même chose que ce qu'on lui reproche aujourd'hui. Il est donc parfaitement innocent. Cette procédure doit être annulée".
"C'est une enquête à charge qui a été menée", dénonce Me Marius Rakotonirina. "Les éléments de la précédente enquête auraient pu nous servir à nous défendre. Heureusement que nous avons été relaxés. Cela a été mal fait en première instance. Il n'y a pas eu de débat loyal. On est face à un dossier vicié et je vous demande, au delà des irrégularités du dossier en ce qui concerne Sabrina Ramin, de déclarer la procédure nulle", plaide-t-il.
Me Philippe Creissen prend la parole : "vous devez retirer votre décision de joindre les exceptions de nullité au fond". Le conseil revient sur les circonstances de l'ouverture de la seconde enquête. "Des éléments essentiels ont été dissimulés à la cour. Nous sommes empêchés de plaider convenablement", estime-t-il.
La parole est donnée à Me Vincent Hoarau, avocat de Yves Ferrières, qui fait part de son effarement. "je ne vois comment votre juridiction pourrait statuer sur cette affaire aujourd'hui. La procédure est désormais nulle", dit-il.
Me Virginie Garnier, avocate de Ravy Vellayoudom s'associe aux demandes de ses confrères et s'oppose à un renvoi. "La procédure est incontestablement entachée de vice de procédure".
Pour Me Sylvie Moutoucomorapoullé : "Yannick Gironcel attend d'être jugé. Et on attend de nous que nous nous prononcions aujourd'hui sur l'existence d'une procédure fantôme que nous n'avons pas pu lire. Je ne sais pas si mon client a été cité dans l'ancienne enquête. C'est une atteinte aux droits du contradictoire et de la défense."
Enfin, Me Asma Dodat prend la parole pour Ismaël Aboudou : " stupeur et tremblements pour notre part. Nous nous associons aux demandes des confrères et demandons la nullité de la procèdure".
La cour se retire pour délibérer.
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La bâtonnière Léopoldine Settama et les avocats de la défense prennent la parole
"Je me place du côté des prévenus qui attendent et subissent les conséquences de la procédure, mais j'entends aussi les arguments de mes confrères. Cependant je souhaite que l'audience se poursuive. La cour a été saisie de nullité qu'elle examinera. Qu'on en finisse", lance-t-elle.
Me Alain Rapady, autre avocat de Vincent Bègue, s'exprime à son tour : "Nous sommes tous ébahis. On a réclamé justice et on ne nous a pas entendus. Mais quand c'est le parquet général qui demande, la réponse est donnée tout de suite", dénonce-t-il.
"Je suis choqué. Il n'y plus de doute sur le défaut d'impartialité de l'enquête. Et en première instance seul le ministère public avait accès à l'ancienne enquête. C'est le non respect du contradictoire. Aujourd'hui, le parquet général est le seul à disposer d'éléments dont même la cour n'a pas connaissance. 27 ans que je plaide en correctionnelle et je n'ai jamais vu cela. Je vous demande de statuer aujourd'hui sur ce dont vous êtes saisis", plaide l'avocat.
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La cour demande aux avocats des deux parties de se prononcer sur les conséquences d’un renvoi
Pour le bâtonnier Payen, il s'agit d'"une situation étonnante qui pose des problèmes procéduraux irrémédiables si on nous fournit une seconde procédure que l'on fournirait à l'appui des éléments de l'accusation .... ou pas".
"Les prévenus attendent depuis longtemps d'être jugés. On doit faire avec cette enquête précédente qui était connue ou plutôt sans. Et peut-être estimer que cette enquête est nulle et que les poursuites sont annulées", estime-t-il.
L'avocat de Vincent Bègue dénonce : "on n'est pas dans une régate où en fonction du vent on modifie la direction pour arriver coûte que coûte à bon port. Là on nous dit qu'il faut refaire le film à l'envers".
"On a une enquête pour des emplois fictifs qui est plus ancienne dans laquelle Vincent Bègue a été entendu et a été visé. C'est inouï. De toutes façons, cette enquête est mal partie dès le départ, les drots de la défense ont été bafoués, nous avons pour cela plaidé des exceptions de nullité. Cette situation est inacceptable. Dans une procédure on ne peut pas mettre au banc une autre procédure plus ancienne. Notre demande de nullité est d'autant plus forte" conclut le conseil de l'ancien DGS"
La procureure générale indique qu'elle peut fournir l'ancienne procédure, et qu'elle a seulement été alertée à 11h ce matin de l'ancienne procédure classée en juin 2020.
"Les conséquences sont que je ne vois aucun moyen de nullité. Je requiers que le dossier soit de nouveau examiné après communication de l'enquête précédente à tous les avocats. Je ne peux pas faire plus et je n'envisage pas de me désister", poursuit Fabienne Atzori
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La bâtonnière Me Léopoldine Settama prend la parole et déplore une situation ubuesque
"Mais vous avez des gens qui attendent depuis des mois d'être jugés. La justice sera écornée par cette affaire dans l'affaire si jamais elle n'était pas jugée aujourd'hui", plaide la robe noire.
"La question se pose en terme de communication sur le dossier et non pas en terme de nullité de la procédure", rappelle la procureure générale.
La cour se retire pour délibérer.
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Les avocats sont invités à s'exprimer sur cette situation
L'avocat de la partie civile souhaite prendre la parole avant la défense : "je suis affligé" explique Me Guillaume Martin pour la Région. "Moi j'ai honte" réplique le président de la cour.
La robe noire - qui représente les intérêts du Conseil régional - estime que "les droits de la défense ne sont pas bafoués puisque personne n'a eu accès à cette enquête "fantôme"".
"Personne dans ses demandes de nullité n'a mentionné cette enquête" déplore à nouveau le président de la cour.
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L'audience reprend à la Cour d'appel
L'audience reprend avec l'intervention de la procureure générale au sujet de l'enquête préliminaire qui n'avait rien donné avant celle qui a fait engager les poursuites d'aujourd'hui.
"Je découvre que cette enquête existe et je suis dans l'embarras. Est-ce que cette procédure classée doit être étudiée ? Ce n'est pas totalement les mêmes faits mais cela pourrait être débattu car la période est la même" confie la magistrate.
Une discussion s'engage entre le parquet général et les avocats. "Doit-on renvoyer cette affaire de façon à ce que la défense puisse prendre connaissance de cette première enquête?", est-il posé.
La procureure générale, Fabienne Atzori, estime que "oui afin de respecter les droits de la défense". "Monsieur Velleyen était notamment visée par la première enquête ainsi que l'épouse de monsieur Robert", dit-elle.
Le président de la cour se dit "furieux" après avoir travaillé de nombreux heures sur le dossier. "C'est un euphémisme", tonne Jacques Rousseau
"Je partage votre courroux" répond la procureure générale.
Cette affaire des 166 emplois présumés fictifs avait été révélée par Imaz Press en juin 2017. Les noms de ces 166 personnes avaient été publiées en ligne sur une plate-forme en ligne, la même où des documents échangés par la team de campagne d'Emmanuel Macron ont été publiés après avoir été hackés.
Les personnes étaient supposément employées (en tant que titulaires ou contractuels) au Cabinet, au service communication, au service protocole et les conseillers techniques.
Interrogée par Imaz Press Réunion à l'époque, La Région avaiet reconnu, de fait, l'emploi de "conseillers techniques" réputés "experts" mais n'avait ni confirmé ni n'infirmé le chiffre des 166 employés
Lire aussi - Région Réunion : le Cabinet, dépendances et apparentés compteraient 166 membres
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Encore de nouvelles demandes de nullité
L'audience reprend après une suspension d'un quart d'heure
Les avocats de la défense plaident nouvelles demandes de nullité.
Le bâtonnier Me Laurent Payen prend la parole et conteste la période de prévention pour son client Jean-Louis Lagourgue.
Il est reproché à l'ex-premier vice président de Région d'avoir signé les contrats de travail des autres prévenus.
"Mais ni la date, ni la nature de ces contrats ne sont mentionnés dans la prévention", déplore le bâtonnier.
"Comment allez-vous l'interroger ? Certains contrats ont été signés alors qu'il n'était plus dans la place. Ce n'est pas à nous d'aller chercher ce que l'on nous reproche", ajoute le défenseur. Il précise qu'au cours de l'enquête Jean-Louis Lagourgue n'a été interrogé que sur les cas de Yves Ferrières et d'un des autres prévenus mais pas les autres.
Une demande d'annulation de citation suivie par Me Virginie Garnier pour son client Ravi Vellayoudom qui dénonce aussi la partialité de l'enquête dont elle demande la nullité : "les enquêteurs ont considéré qu'il était un petit agriculteur qui ne pouvait pas rédiger les notes qui lui étaient demandées dans le cadre de son emploi à la Région". Toutes les demandes de nullité sont jointes au fond c'est à dire que la cour les examinera au moment de son délibéré.
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La défense de Vincent Bègue, présente "des exceptions de nullité"
Les avocats de Vincent Bègue, poursuivit pour complicité de détournement entre 2016 et 2019, - Maître Luc Brossolet et Alain Rapady - présentent à leur tour des exceptions de nullité.
La première concerne la citation en justice que n'est pas suffisamment précise. "C'est fait à la truelle et c'est trop général fustige le conseil. On reproche à Vincent Bègue la complicité d'un fait dont on ne sait pas ce qu'il est. Il faut comprendre ce que l'on reproche à monsieur Robert pour savoir ce dont il a pu être complice."
Me Alain Rapady soutient ensuite un deuxième moyen de nullité. Il cite les propos de la procureure de la République Véronique Denizot sur le plateau d'Antenne Réunion en 2023 qui avait indiqué aux journalistes - juste avant l'ouverture au contradictoire - "une poursuite, je l'espère en 2024". Pour l'avocat, les décisions de poursuite étaient déjà actées.
"Une première enquête préliminaire portant sur les prétendus 166 emplois de cabinet avait été ouverte." "Nous en avons demandé copie", explique Me Rapady lors de la seconde enquête, sans jamais y parvenir. Pourtant lors de l'audience de première instance les quatre tomes de l'enquête étaient posés sur la table à côté du parquet", regrette la robe noire.
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L'avocate générale en colère suite aux propos sur l'ancien procureur, Éric Tuffery
L'avocate générale, donne son avis aux propos de Maître Creissen. "Je vous fais part de ma colère de la prise à partie d'Eric Tuffery. J'ai fait un effort surhumain pour ne pas intervenir lorsque Me Creissen a sous-entendu que l'ancien procureur a ouvert cette enquête pour faciliter l'avenir de Madame Bareigts. Je suis choquée", tance Fabienne Atzori en préambule.
Elle poursuit : "Evidemment que l'on peut ouvrir une enquête préliminaire sur la base d'une dénonciation". "Il faut bien vérifier", dit l'avocate générale. "Et je peux, en tant que procureure générale, même sans un début de quoi que ce soit, saisir les services de police et de gendarmerie."
Pour "les perquisitions en matière d'enquête préliminaire, elles sont régies par un article de loi. La seule chose qui peut être contestée est l'ordonnance du juge des libertés et de la détention qui en définit les contours. Dans le cas qui nous occupe, l'ordonnance est tout à fait conforme", précise Fabienne Atzori.
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L'avocat de Didier Robert demande des annulations en cascade
Me Creissen, l'avocat de l'ex-président de Région, demande également l'annulation de la confrontation entre Vincent Bègue et Didier Robert au commissariat du Chaudron (Saint-Denis), au motif que les "opérateurs de police judiciaire (OPJ) ont refusé qu'il pose des questions à Vincent Bègue et l'ont indiqué sur leur procès verbal (PV)".
Il demande également "l'annulation des saisies informatiques".
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L'avocat de Didier Robert demande la nullité de l'enquête
Me Creissen reprend la parole.
L'avocat de Didier Robert souhaite que soit considérée comme nulle l'enquête qui a été ouverte par le parquet de Saint-Denis suite à un rapport rendu par la Chambre régionale des comptes (CRC) "qui n'a pas de valeur juridique" selon lui.
"Le procureur de la République de l'époque ne disposait d'aucun indice autre que le rapport de la CRC, c'est une sorte de dénonciation anonyme" ajoute Me Creissen qui demande également la nullité de la garde à vue de Didier Robert.
L'avocat dénonce la prise illégale d'intérêts d'Eric Tuffery du fait de sa proximité avec Aude Palant-Vergoz, elle-même proche d'Ericka Bareigts, maire PS de Saint-Denis et adversaire politique de Didier Robert.
Il poursuit : "l'enquête a fait des réquisitions en 2021 entre les deux tours de la régionale avec une liste de personnes soulignées en rouge, c'est une partialité puisqu'il s'agissait des agents de la collectivité qui avait des activités politiques individuelles".
L'avocat cite le cas de Sabrina Ramin et de Jean-Louis Lagourgue notamment. "C'est une discrimination individuelle" lance la robe noire et "pour monsieur Tuffery c'est une façon de laisser transparaitre ses idées politiques de l'époque" tempête Me Creissen.
"Les enquêteurs n'ont d'ailleurs fait que reprendre les éléments du rapport de la CRC", fait remarquer l'avocat de l'ancien président de Région et "n'ont pas respecté les obligations qui étaient les leurs".
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La cour délibère sur la notion de dénomination d'emplois de cabinet
L'enquête s'est ouverte sur la dénomination d'emplois de cabinet, "un choix de l'enquête mais ce n'est pas une notion juridique" fait valoir le défenseur de Didier Robert qui souhaiterait des précisions sur l'intitulé exact de la poursuite dont fait l'objet son client.
"Les emplois de cabinet sont une dénomination journalistique mais les prévenus sont bien poursuivis pour détournements de fonds publics, prise illégale d'intérêts et recel" souligne l'avocate générale Fabienne Atzori.
Une clarification appréciée par le bâtonnier Payen, avocat de Jean-Louis Lagourgue.
La cour se retire à nouveau pour délibérer sur cette question.
Elle revient et décide l'irrecevabilité de la question posée par Me Creissen.
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La cour rejette la demande de renvoi de Me Creissen
L'audience reprend avec les questions préjudicielles posées à la juridiction de Me Creissen.
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Le renvoi étudié par la cour
La cour se retire pour délibérer sur cette demande de renvoi.
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L'avocat de Didier Robert demande le renvoi de l'audience
L'audience commence.
Me Creissen, avocat de Didier Robert, évoque un premier problème qui pourrait mettre en péril le procès. La robe noire indique que le président de la cour, Jacques Rousseau, a posé une question par mail à la défense lors de la préparation du procès.
Selon Me Creissen, le magistrat n'aurait pas respecté la collégialité et, toujours selon le défens eur, l'audience devrait être renvoyée et reprendre avec une autre composition.
"Une demande incongrue" pour les défenseurs de Vincent Bègue, Maître Luc Brossolet et Maître Alain Rapady.
"Je n'ai vu de la part du président qu'une volonté d'avancer" précise pour sa part la bâtonnière Léopoldine Settama qui souhaiterait éviter un renvoi de l'affaire son client Jean-Charles Maroudé étant toujours employé de la Région et souhaiterait être jugé.
Un débat juridique suit ces interventions. Me Creissen rappelle qu'une question de procédure a été posée avant l'ouverture des débats (concernant les exceptions de nullité), "le président se positionnant en tant que procureur de la République" selon la robe noire
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Le procès débute
Didier Robert, ex-président de Région, son ex-premier vice-président Jean-Louis Lagourgue, son ancien directeur de cabinet Vincent Bègue et huit anciens collaborateurs sont entrés dans la salle de la Cour d'appel de Saint-Denis.
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Qu'est-il reproché dans cette affaire à Didier Robert et ses co-accusé.e.s ?
Didier Robert est à nouveau poursuivi pour soustraction et détournement de biens d’un dépôt public et prise illégale d’intérêts entre 2015 et 2021.
Jean-Louis Lagourgue pour complicité de détournement entre 2015 et 2018 et prise illégale d’intérêts.
Vincent Bègue pour complicité de détournement entre 2016 et 2019.
Huit anciens agents sont renvoyés pour recel de bien provenant d’un délit : Alfred Ablancourt, Ismaïl Aboudou, Yves Ferrières, Yannick Jacques Gironcel, Jean-Charles Maroudé, Sabrina Ramin, Ravy Alexandre Vellayoudom, Jean-Yoland Velleyen.
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L'ensemble des mis.es relaxé.e.s en première instance
En première instance, malgré de lourdes réquisitions, les mis.es en cause ont été relaxés le 21 mai 2024 par le tribunal correctionnel de Saint-Denis.
Au cœur du dossier : des embauches au cabinet du président de Région entre 2015 et 2020 et un total de 1.581 849 euros de salaires supposés indus.
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Bonzour zot tout
Merci de nous retrouver en direct ce mercredi 12 novembre 2025pour le procès en appel de Didier Robert, ex-président de Région et son ex-premier vice-président Jean-Louis Lagourgue, son ancien directeur de cabinet Vincent Bègue et huit anciens collaborateurs dans l'affaire des emplois présumés fictifs au cabinet de l'ex-président.
À propos
Après la relaxe générale prononcée par le tribunal correctionnel de Saint-Denis il y a 18 mois et un appel du parquet, Didier Robert est à nouveau poursuivi pour soustraction/détournement de biens d’un dépôt public et prise illégale d’intérêts entre 2015 et 2021. Jean-Louis Lagourgue pour complicité de détournement entre 2015 et 2018 et prise illégale d’intérêts. Vincent Bègue pour complicité de détournement entre 2016 et 2019.
Huit anciens agents sont renvoyés pour recel de bien provenant d’un délit : Alfred Ablancourt, Ismaïl Aboudou, Yves Ferrières, Yannick Jacques Gironcel, Jean-Charles Maroudé, Sabrina Ramin, Ravy Alexandre Vellayoudom, Jean-Yoland Velleyen.
- Contestation générale -
Tous contestent. "Je conteste de la manière la plus ferme", a déclaré Didier Robert lors de son premier procès. Jean-Louis Lagourgue assure avoir signé "en vertu d’une délégation", sans favoritisme, et "ne pas comprendre" sa présence dans le prétoire. Vincent Bègue dit n’avoir commis "aucune faute" et se décrit comme une "courroie de transmission". Les huit anciens collaborateurs soutiennent avoir travaillé réellement ; certains disent avoir remis des documents, d’autres déplorent des investigations "incomplètes".
Cependant, l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, l'OCLCIFF, a conduit des investigations "longues et minutieuses" mobilisant 14 enquêteurs entre 2015-2020, pointant un "recrutement massif" au cabinet, souvent "discrétionnaire".
La Chambre régionale des comptes a relevé un effectif de 3,4 agents pour 1.000 habitants - un taux de plus du double de celui de l’Hexagone pour une collectivité comparable - des rémunérations "semblant excessives" et une "suspicion d’emplois de complaisance".
Les enquêteurs disent avoir demandé des preuves de travail : pour certains, des centaines de mails et pièces ont été fournis ; pour d’autres, les tâches sont restées floues : "je recevais des gens", "je travaillais en missouk". Plusieurs embauches sont décrites comme ayant été signées par Jean-Louis Lagourgue. Les intéressés contestent tout favoritisme.
- Une enquête décriée par la défense et une relaxe plaidée à l'unanimité -
La défense a multiplié en première instance les requêtes en nullité, dénonçant des "défauts d’impartialité" dans certains procès-verbaux; des jugements de valeur sur les capacités des agents. Elle a fustigé une procédure "à charge" et affirmé que l’activité réelle a été occultée, des bureaux n'ayant pas été perquisitionnés, et des pièces ignorées.
La Région partie civile a plaidé le droit : absence d’appels à candidatures, des proximités politiques, des cadres d’embauche non respectés, et une "absence vertigineuse de justificatifs" pour certains postes.
En avril 2024, la procureure de la République avait requis notamment : 12 mois avec sursis, 50.000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité contre Didier Robert ; 10.000 euros d’amende contre Jean-Louis Lagourgue ; 6 mois avec sursis et 10.000 euros d’amende avec sursis contre Vincent Bègue ; des peines de sursis/amendes et privations de droits contre les huit autres.
Le tribunal a prononcé la relaxe générale. Le parquet a fait appel : la cour devra dire si des infractions pénales sont constituées là où les premiers juges n’ont pas vu d’illégalité.
Lire aussi : Emplois présumés fictifs à la Région : le délibéré sera rendu le 21 mai












Sur chaque image où l'on voit Didier Robert, on devine un chuchotement du genre " on leur a bien baisé la gueule ! "
Depuis plusieurs décennies, la France se fait détrousser par une élite escamotant leur responsabilité par une pirouette.
Malheureusement la DECHEANCE DE LA NATIONALITE FRANCAISE ne concerne PAS les FRANCAIS DE NAISSANCE.
La déchéance peut être prononcée que si cet AGENT PUBLIC A ACQUIT LA NATIONALITE FRANCAIS et est condamné pour un crime ou délit grave contre l’ ADMINISTRATION PUBLI, par exemple la CORRUPTION......
Que dit le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946
5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, EN RAISON DE SES ORIGINES, de ses opinions ou de ses croyances
Il est temps de rééquilibrer la balance de la justice et mettre un terme au privilège ......
J'allais dire "j'ai l'impression". Non ! J'ai la certitude que l'appareil judiciaire est une machine à broyer à tout prix.
Je veux ta peau ? Je trouverai bien dans ma boîte à outils ce qu'il faut pour y arriver.
Voilà l'état d'esprit de nos juges
Vous ne m'entendrez plus jamais dire "Je fais confiance en .la justice de mon pays".
Et je ne suis malheureusement pas le seul.
Il est temps, dans le cadre d'une sixième republique, de tout effacer, de sortir les roitelets de l'exécutif, du législatif et surtout du judiciaire de cette impunité malsaine dans laquelle ils se vautrent .
Que tous les constitutionnalistes et tous les citoyens en général se mettent au travail pour proposer à la France un régime, enfin démocratique
Au moins 11 seront candidats au Tribunal pour jugement en avril 2026.
C'est à se poser des questions !
bravo Maître Cressens !
Ha bon, car ou il passe il y a des casseroles...
Quel justicier de MM...
C'est de l'humour ?
si lui il était au courant du dossier laisser sans suite et pas la procureure,
donc oui il a fait son job.
Ce procès me rappelle celui de l'emploi fictif occupé par Madame FILLON. Que ces huits prévenus soit disant employés sur de vrais emplois à la Région apportent la preuve du service fait avec le nom de tous les dossiers qu'ils ont suivis et les moyens qu'ils ont mis en oeuvre pour atteindre les résultats ou pas !
Si on continue à ce rythme, les 11 prévenus vont juger le tribunal ?
C'est le monde à l'envers.
Avec SPL ESTIVAL estival on aurait pu faire un tir groupé.
Ali baba et les 10 "innocents"
Quelle indignité !
Pris la main dans le bol de confiture !
Totoche a zot meme
A voir les personnes qui sont présentées, on comprend pourquoi la Réunion est dans la merde. On comprend la situation dramatique de la vilke de ste Marie.
On comprend ... aussi pourquoi certaines personnes font appel a des avocats "exterieurs".
ça part en couille devant la cour d'appel
Les magistrats amusent la galerie personne n'est responsable chacun se renvoie la balle après suspension sur suspension
Moi, quand je vais au cabinet, je me torche le c.l tout seul................................................................................
Didier Robert disait toujours : « Je ne veux pas qu’on me salisse et des gens sales éloignez les gars. »
À l’époque, il régnait à la Région, immaculé comme un costume neuf.
Aujourd’hui, plus éclaboussé et humilié en public, tu meurs.
Comme quoi, là-haut, le pressing divin fait toujours son travail : rien ne résiste à un bon lavage de conscience! Honneur finalement ou la point, ou lé sale même mouillé dans l’affaire NRL- VITAL- musées régionaux- emplois cabinets- villas la montagne payée avec notre fric, pokor fini pou ou et le portrait
Il faut des élus honnêtes une bonne fois pour toute à la Reunion.
11 titulaires jugés
Ne pas oublier les remplaçants.
Une equipe qui voulait jouer en ligue des champions mais qui a le niveau de district de banlieue.
Pauvre equipe.
Il manque l'autre de la famille a
10 000 euros par mois.
A voir les interventions d'un avocat, on se pose la question : il est avocat ou plombier ?
Il faut un grand nettoyage de la politique a la Reunion.
Sinon la relève se comportera comle sa devancière.
La campagne de dénigrement a repris ! Imaz Press avouez le ! C'est le seul sujet qui fait du clic sur votre site ! il faut se le dire ! j'espère que DR pourra faire une grande campagne de communication et des directs Freedom pour s'expliquer et montrer la cabale !
Il sera trop occupé à se préparer pour son autre procès en appel sur ses loyers payés par la Région, où il a été condamné en 1ère instance...Vive les délinquants !
Quand on ne connaît rien à ce qui s'est passé on se tait. Ou alors vous vous savez et vous êtes intellectuellement malhonnête
@ Loco Mio:
Dénigrement??????
Vous êtes donc du côté des bandits???????????????????????
Les bandits sont les procureurs de la république qui font des enquêtes, les classent faute de preuve et les relancent juste avant les régionales ! C’est dommage, que beaucoup ne lisent pas les éléments données dans le direct Imaz Press ! C’est la honte, si Imaz Presse serait honnête, il dirait que voilà ! Ils ont essayé de le tuer avec la justice mais au final, ils ont fait de la merde ! Qu’ils ont fait clairement fait un procès politique pour l’éliminer mais non, personne d’Imaz Press va faire le job ! C’est scandaleux ce qui vient de se passer ! 3 procureurs ont fait preuve d’amateurisme mais personne va le dire chez Imaz Press par contre jouer l’ambiguïté pour le lynchage deDR ! C’est dommage!
Cressen ne laisse rien passer et il a raison. "Dura lex séduction lex". Le ton est donné et personne ne devrait s'en plaindre
Mais Attention ! Même dans les détails de la loi, le diable peut se cacher
Il veut etre candidat a la mairie de Saint Paul ou saint denis.
Il n'a qu'à se présenter a Domenjod karma.
Quelle jouissance IMAZ press! C’est beau à voir le retour de son abonnement au tribunal - Dieu est grand
Pour l'ensemble de son œuvre et des ses nombreuses affaires judiciaires : 20 ans au frais.
NRL réalisé a moitié.
Tram train supprimé
L'élu des embouteillages à la Réunion