Protection de l’enfance : une nouvelle rencontre Stop VIF organisée à La Réunion

  • Publié le 9 août 2026 à 10:30
  • Actualisé le 9 août 2026 à 10:59
Mobilisation Tribunal Saint-Denis - EPA Parole de parents

Dans un contexte où la protection des enfants et la prise en charge des violences faites aux mineurs occupent une place importante dans le débat public, le Collectif Stop VIF - Protégeons nos enfants et l’association EPAA 974 organisent une nouvelle rencontre départementale des acteurs de la protection de l’enfance, ce lundi 17 août 2026, à Saint-Denis. Nous publions le communiqué des organisateurs, ci-dessous : (Photo d'illustration Stephan Laï-Yu / www.imazpress.com)

Cette rencontre réunira députés, sénateurs, magistrats, représentants des institutions, professionnels de terrain, associations, familles et jeunes.

L’objectif : regarder ce qui a évolué depuis 2022, entendre les réalités vécues aujourd’hui et construire collectivement des propositions concrètes pour mieux protéger les enfants.

- De septembre 2022 à août 2026 : qu’est-ce qui a changé ? -

Les premières Rencontres STOP VIF de septembre 2022 avaient permis de réunir autour d’une même table les différents acteurs de la protection de l’enfance à La Réunion.

Il s’agissait alors de faire connaissance, mieux comprendre les missions et contraintes de chacun, renforcer la coordination et surtout permettre aux familles de témoigner directement de leurs parcours et des difficultés rencontrées.

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Quatre ans plus tard, il apparaît essentiel de se retrouver autour de questions simples mais déterminantes : Qu’avons-nous réussi à faire évoluer depuis 2022 ? Quelles difficultés persistent ? Où sont encore les ruptures dans les parcours ? Et surtout, que pouvons-nous améliorer ensemble ?

- Une actualité nationale qui renforce la nécessité du dialogue -

Cette rencontre intervient également dans une actualité particulièrement forte autour de la protection de l’enfance et des violences faites aux mineurs.

Les débats sur l’évolution du cadre législatif, les différentes propositions de loi en cours ainsi que les réflexions autour d’une loi intégrale invitent à confronter les évolutions envisagées au niveau national avec les réalités vécues sur les territoires.

La présence de députés et de sénateurs permettra ainsi de créer un lien direct entre la parole du terrain et le travail législatif.

L’enjeu sera également de faire entendre les spécificités de La Réunion, territoire ultramarin où les réponses doivent pouvoir tenir compte des réalités locales.

- La parole des familles au cœur de la rencontre -

Comme en 2022, une place importante sera accordée aux témoignages de familles et de jeunes, en présentiel et en visioconférence.

Droit de visite et d’hébergement, parcours de plainte, accompagnement des victimes, prise en charge psychologique, articulation entre les différents professionnels : ces témoignages permettront de partir des parcours réellement vécus pour identifier les difficultés, mais également les leviers d’amélioration.

Les échanges porteront ainsi sur le bilan depuis 2022, la coordination entre les acteurs, les réalités du terrain, les améliorations possibles et les évolutions législatives nécessaires.

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- Passer des constats aux propositions -

Cette rencontre n’a pas vocation à être uniquement un temps de constat.

Elle doit permettre aux parlementaires, magistrats, institutions, professionnels, associations, familles et jeunes de croiser leurs regards et de faire émerger des priorités et des pistes d’action concrètes.

La protection de l’enfance ne peut se construire en silo. Elle nécessite du dialogue, de la coordination et une capacité collective à faire évoluer les réponses lorsque le terrain en montre les limites.

Députés et sénateurs répondent présents, aux côtés de la Préfecture, du Parquet général, du Département, des forces de l’ordre et des avocats : tous mobilisés autour de la protection de l’enfance.

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www.imazpress.com / [email protected]

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3 Commentaires
Système
Système
1 mois

Les Vifs regroupent essentiellement les violences faites aux femmes et les violences faites aux enfants et pourtant ce sont des problématiques très différentes. Les institutionnels se cacheront toujours derrière le manque de moyens et les associations sont exclusivement féministes pas étonnant que les violences faites aux mineurs prennent de l’ampleur ( prostitution dans les foyers…). Faire des réunions pour parler des problématiques alors qu’elles sont clairement identifiées : pas assez d’éducateurs, pas assez de psy, procédures abusives (pas de débat contradictoire avec l’ase alors que c’est la base du droit français) ne font qu’éparpiller les ressources disponibles. Les mesures éducatives sont les mêmes pour un mineur victime de violences que pour un mineur auteur de violences : impensable dans la prise en de violences faites aux femmes !

JYP
JYP
1 mois

L’association que je représente, EPAA 974, n’est pas une association féministe. Elle est également apolitique. Notre engagement est centré sur la protection des enfants, des familles et la prévention des violences.
Sur notre territoire, nous avons aussi un avantage : nous nous connaissons, les acteurs se connaissent et, malgré les difficultés et les désaccords qui peuvent exister, il y a une réelle volonté de travailler ensemble.
Cette rencontre n’a justement pas vocation à nier les dysfonctionnements ni à refaire uniquement le constat. Elle doit permettre de mettre autour de la même table institutions, justice, forces de l’ordre, professionnels, associations, familles et élus, pour identifier ce qui peut concrètement être amélioré.
Nous nous rencontrons pour avancer, chercher des solutions et construire des pistes communes afin de mieux protéger les enfants et faire reculer les violences sur notre territoire. C’est tout le sens de cette démarche.

JYP
JYP
1 mois

Bonjour toutes les associations ne sont pas féministes en tout cas pas celle que je représente . Stop aux généralités .