Leucémie rare : à La Réunion, les parents de Yann se battent pour lui trouver un donneur

  • Publié le 15 juillet 2026 à 11:01
  • Actualisé le 15 juillet 2026 à 11:03
Leucémie rare : à La Réunion, les parents de Yann se battent pour lui trouver un donneur

Bernadette et Stéphane Grondin, parents de Yann, lancent un appel pour leur fils, atteint d'une leucémie rare, afin de lui trouver un don de moelle osseuse compatible. À La Réunion, près de 5.000 donneurs sont inscrits sur le registre national de donneurs. Un chiffre qui progresse mais reste trop limité (Photos : DR)

"Sa leucémie est rare et présente une particularité complexe. Il n'a pas eu la chance de faire ces deux tentatives de greffe avec un 100% car il n'en existe pas sur la liste actuelle", explique sa maman sur les réseaux sociaux.

"Quelque part, il existe peut-être une personne compatible avec Yann. Une personne qui ne sait même pas qu’elle pourrait lui offrir une nouvelle chance de vivre. Mais il faut s'inscrire....en tant que donneur de moelle osseuse", rappelle Bernadette.

"Depuis des mois, Yann mène un combat que personne ne devrait avoir à mener. Il s’est battu avec un courage incroyable. Il a supporté les traitements, les hospitalisations, les douleurs, sans jamais perdre son sourire", dit-elle.

Yann est atteint d'une leucémie rare, la même qu'a combattu le petit Élio.

- La Réunion manque de donneurs malgré les 5.000 volontaires inscrits -

À La Réunion, près de 5.000 donneurs sont inscrits sur le registre national de donneurs. Un chiffre qui progresse mais reste trop limité.  

Dans 3/4 des cas, les médecins doivent rechercher un donneur en dehors du cadre familial car il n’y a pas de donneur compatible dans la famille.

Sur l'île, où les origines sont diverses et variées, le métissage est une véritable richesse. Raison pour laquelle l'Agence de biomédecine invite les réunionnaise à s'inscrire comme donneur.

Cela augmente les chances de trouver des profils compatibles pour des patients en attente, ici et dans le monde entier.

Environ 7.000 personnes sont retirées du registre chaque année pour des raisons d’âge (le don est possible jusqu’à 60 ans), de santé ou de décès. Le registre doit donc se renouveler constamment.

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- Comment donne-t-on sa moelle osseuse ? -

Dans 80 % des cas, le don se fait par prélèvement sanguin : équivalent à un don de plaquettes, il dure entre 3 et 4 heures et le donneur peut parfaitement s’occuper en regardant une série, écouter de la musique, lire un livre. L’autre moyen de prélèvement se fait directement dans les os du bassin, sous anesthésie. Aucun risque de paralysie dans les 2 cas. Le délai médian entre l’inscription et le don est de 4 ans, certains donneurs ne seront jamais appelés car jamais identifiés comme compatibles avec un patient.

Quelles conditions pour devenir donneur ?

· Être en parfaite santé
· Être âgé de 18 à 35 ans
· Se rendre sur www.dondemoelleosseuse.fr pour répondre à un questionnaire médical et effectuer un prélèvement biologique (échantillon salivaire ou prise de sang lors de l’inscription définitive) qui déterminera la carte d’identité biologique du futur donneur.

Certains profils de donneurs sont ainsi particulièrement recherchés pour les malades :

- Les jeunes : leurs greffons sont plus riches en cellules souches hématopoïétiques et permettent une prise de greffe plus rapide et facilitée pour les patients. De plus, un donneur est contacté en moyenne 4 ans après son inscription : ainsi, plus il s'inscrit tôt, plus il a de chances de pouvoir aider un patient.

- Les hommes : leurs cellules de la moelle osseuse sont dépourvues d’anticorps développés naturellement par les femmes lors d’une grossesse (menée à terme ou non) et permettent au greffon d’être mieux toléré sur le plan immunologique chez les patients. Pourtant, les hommes ne représentent que 36 % des donneurs inscrits.

- Les profils d'origines diversifiées : les patients qui ont besoin d’une greffe en France sont d’origines très variées, avec des profils génétiques très différents. Afin d’améliorer les chances de greffe pour chaque patient, il est essentiel de retrouver cette diversité de profils parmi les donneurs volontaires inscrits sur le registre.

ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

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