[Vidéos] La CFDT BTP dresse le bilan 2025 et fixe le cap pour 2026

  • PubliĂ© le 24 fĂ©vrier 2026 Ă  13:50
BTP

(Actualisé) Lors d'une conférence de presse, ce mardi 24 février 2025, consacrée à l'actualité sociale du secteur du BTP à La Réunion, la CFDT BTP a dressé un bilan 2025 marqué par les difficultés économiques, les chantiers bloqués et la concurrence déloyale. Pour 2026, le syndicat prévoit de se mobiliser, notamment dans les négociations pour 13ème dans la branche. (Photo www.imazpress.com)

"Depuis 2023, on subit", débute le syndicat. Le ton est grave. Dans un contexte qu’il qualifie de "particulièrement sensible", la branche a réuni la presse locale afin de partager son analyse, ses constats ainsi que ses perspectives pour les mois à venir.

- Un secteur sous tension -

Les chiffres traduisent le ralentissement de l’activité. Le secteur serait passé de 22.000 salariés à 17.500 aujourd’hui. Entre 300 et 400 PME auraient fermé ces dernières années. "Beaucoup ferment, et rouvrent parfois sous d’autres noms pour effacer leurs dettes", observe la CFDT. Écoutez.

Le syndicat évoque également la situation des impayés : "Dans le sud, par exemple, 34 salariés sont concernés. Une collectivité cumule 240.000 euros d’impayés aurpès de l'entreprise", précise Johnny Lagarrigue, secrétaire général de la CFDT BTP Réunion. "On a commencé à débloquer la situation et les paiements commencent à arriver mais c'est une vraie problématique", précise-t-il.

- Des chantiers à l'arrêt, des situations débloquées -

Si le redémarrage du HCCP (Haut conseil de la commande publique) BTP a permis de "reprendre de la hauteur", la réalité de terrain reste difficile. "On rencontre le préfet tous les trois à quatre mois. On a découvert des choses et on a été surpris", confie la CFDT.

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En septembre 2025, plusieurs chantiers ont notamment été bloqués. L'un en raison de la saison cyclonique, l'autre pour des raisons environnementales. "On est monté au créneau et on a débloqué la situation avec le Département et la Deal".

À titre d’exemple, un chantier de 32 millions d’euros à Sainte-Suzanne, s’est retrouvé à l’arrêt en raison d’un problème de gestion des eaux pluviales. "Le chantier était bloqué parce qu’il fallait réaliser un cheminement pour les eaux pluviales", explique la CFDT. "On a su débloquer la situation rapidement".

- Logement social et prix "anormalement bas" -

Autre point d’inquiétude : le logement social et la gestion de la LBU (Ligne budgétaire unique). Le syndicat dénonce des "prix anormalement bas" pratiqués par des entreprises sur certains marchés. "Certaines entreprises ne respectent pas les conventions, c’est de la concurrence déloyale", affirme Johnny Lagarrigue. 

Il donne pour exemple plusieurs marchés attribués à une seule entreprise, qui finalement sera placée en redressement quelques mois plus tard. "Ces pratiques doivent cesser. Les donneurs d’ordre doivent vérifier que les entreprises sont sérieuses et les contrôles doivent être renforcés", annonce l’organisation.

- Pas assez de contrôles contre le travail illégal -

La lutte contre le travail illégal figure également parmi les priorités affichées. "Il n’y a pas assez de contrôles fermes. Là aussi, on fait fasse à de la concurrence déloyale", insiste la CFDT, appelant la Sécurité sociale, la gendarmerie et l’inspection du travail à "faire leur travail". Écoutez.

En 2025, 457 contrôles ont été réalisés, débouchant sur 28 procédures. "Une entreprise a notamment écopé de 48 jours d’arrêt pour non-respect des règles. Ce n'est pas suffisant". déplore Johnny Lagarrigue.

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- Des négociations sociales et économiques à venir -

Sur le plan social, un accord salarial a été signé en décembre dans le cadre de l’intersyndicale : +1,50 % pour une inflation à 1,20 %. 

Pour l'année 2026, des négociations sont prévues, notamment sur la convention des Etam (employés, techniciens et agents de maîtrise), ainsi que sur la mise en place d’un 13e mois dans la branche BTP. Autre chantier à venir : un "accord climat" pour mieux encadrer le travail en période de fortes chaleurs et d’intempéries. "Les négociations qui nous attendent vont êtres rudes mais on ne lâchera pas", assure le syndicat. Regardez.

- Vigilance sur les grands projets -

La CFDT se dit particulièrement attentive à l’avenir des grands marchés, notamment la NRL. "La branche est encore fragile. On pointe du doigts les multinationales qui obtiennent des marchés, mais si les groupes sont internationaux, les emplois sont, eux, bien locaux. On sera très vigilants sur les futurs marchés", insiste le secrétaire général.

Malgré les tensions, la CFDT revendique un dialogue social de qualité : "La branche BTP est l’une des meilleures en matière de dialogue social au sein de notre syndicat. On discute bien, on se réunit. On en est fiers".

vg / www.imazpress.com / [email protected]

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1 Commentaires
Opposition molle et faible Ă  st Denis
Opposition molle et faible Ă  st Denis
1 heure

Quand le bâtiment va .... tout va.

Quand l'opposition a st denis est faible. Ericka sera élu au 1 er tour ou au second avec 70 %.