Aurélien Centon, élu Saint-Paulois et président d'associations a annoncé ce mardi 26 mai 2026, démissionner de son poste de conseiller départemental. Cette décision a été prise suite à sa condamnation à 4 mois de prison avec sursis pour des faits supposés de harcèlement moral contre une jeune femme avec qui il a eu une relation intime et un enfant (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
"C’est avec émotion que je vous annonce ma démission...", écrit-il. Les raisons : "le mandat que j’utilise du lundi au dimanche, du matin au soir, pour aider les autres, permet aujourd’hui à la presse de divulguer des informations avant même la fin du procès civil, alors même que j’ai eu gain de cause et que la famille a fait appel", dit-il, concernant l'affaire de harcèlement moral contre une jeune femme avec qui il a eu une relation intime et un enfant.
L'élu de Saint-Paul s'explique ensuite longuement sur les faits qui lui sont reprochés.
"Après avoir pris toutes mes informations, comme mon groupe sanguin, Mme Panian... m’a annoncé que j’étais le papa de son enfant. À partir de ce moment-là, tout a basculé. En voyant les photos de ce bébé, je ne pense pas qu’il existe de mots assez forts. Dans son regard, j’ai vu l’innocence… j’ai ressenti la souffrance de tous ces enfants que j’ai accompagnés, ceux qui ont découvert trop tard qu’on leur avait menti toute leur vie [...] Dans l’incompréhension totale, j’ai cherché des réponses. J’ai demandé autour de moi : à ses amis, à sa famille, à sa belle-famille, à tous ceux qui pouvaient me donner la moindre nouvelle de ce bébé. Je l’ai fait par désespoir", explique Aurélien Centon.
- Aurélien Centon condamné à 4 mois de prison avec sursis -
Ce mardi 26 mai 2026, Aurélien Centon a été jugé par le tribunal correctionnel de Saint-Denis pour des faits supposés de harcèlement moral contre une jeune femme avec qui il a eu une relation intime. De ce rapport est né un petit garçon qu'il considère comme le sien.
Tout semble bien aller jusqu'à l'accouchement les choses se dégradent rapidement et la jeune femme met fin à leur relation. À partir de ce moment-là, selon les poursuites, Aurélien Centon commence une véritable action de harcèlement non seulement envers la jeune femme mais aussi vis-à-vis de l'ensemble de sa famille et même de son compagnon et de ses amis. "Pendant 3 ans, il nous a fait vivre un enfer. Il s'est immiscé dans tous les instants de ma vie", explique la jeune femme à la barre.
"Ma cliente est venue vous dire l'enfer qu'elle a vécu durant trois ans", a attaqué Me Chrystel Videlot-Clerc. "Il estime être au-dessus de tout, d'être au-dessus de la Loi. On ne décide pas soi-même de s'imposer. Pour lui, c'est un moyen de garder une emprise sur ma cliente. Il utilise sa casquette d'élu et sa notoriété. C'est une pression terrible", a détaillé la conseil.
Devant les magistrats, le mis en cause nie totalement les faits avec un comportement qui pousse le Président Bernard Molie à le recadrer. "On comprend mal pourquoi vous embêtez des gens qui n'ont rien à voir avec l'histoire" lui a lancé le magistrat.
Si Aurélien Centon affirme seulement vouloir avoir des nouvelles de l'enfant, il continue toujours à refuser d'admettre ses agissements. Son avocat, Me Judith Beaumont, plaide la détresse de son client. "Il perd un peu les pédales et il a du mal à s'expliquer. Ils sont tous les deux responsables de l'arrivée de ce petit garçon. Il fait les choses maladroitement comme une personne perdue qui ne sait plus quoi faire", argumente-t-elle.
Le tribunal l'a reconnu coupable. Il a été condamné à 4 mois de prison avec sursis et interdiction de contact durant 2 ans avec la jeune femme.
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