Suite à l’arrêt de l’éruption le 20 janvier 2026 aux alentours de 5 heures au Piton de la Fournaise, une activité sismique est toujours enregistrée sous le sommet du volcan mais celle-ci est en diminution, indique l'Observatoire volcanologique. Cette activité sismique indique que le système d’alimentation superficiel du volcan reste sous pression (Photo : rb/www.imazpress.com)
L'Observatoire volcanologique précise que, ont été enregistrés :
- le 19/01/2026 : 307 séismes volcano-tectoniques sommitaux,
- le 20/01/2026 : 153 séismes volcano-tectoniques sommitaux,
- le 21/01/2026 : 36 séismes volcano-tectoniques sommitaux,
- le 22/01/2026 : 30 séismes volcano-tectoniques sommitaux.
"Ces séismes restent localisés entre 1 et 2,5 km de profondeur sous la bordure nord de la zone sommitale du volcan", précise l'OVPF.
En parallèle, "des séismes de type longue période (LP) sont toujours enregistrés depuis la fin de l’éruption. Ce type de séisme est généralement associé à des circulations de fluide en profondeur ou à des variations de pression dans le système magmatique ou hydrothermal".
Cette activité sismique indique que le système d’alimentation superficiel du volcan reste sous pression.
- L'inflation de la zone sommitale du volcan semble reprendre -
L'Observatoire note également que "l'inflation de la zone sommitale semble reprendre mais ce paramètre sera à confirmer ces prochains jours".
À noter qu’au cours de ces phases de pressurisation, "l’activité sismique sous le Piton de la Fournaise peut fluctuer au jour le jour avec des périodes de faible sismicité entrecoupées par des périodes de plus forte sismicité".
À ce stade, le processus de pressurisation du réservoir superficiel peut se poursuivre pendant plusieurs jours à plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant qu’une nouvelle injection de magma ne se produise vers la surface ; il peut également s’interrompre sans conduire, à brève échéance, à une éruption.
- Le Piton de la Fournaise s'est éteint après deux jours d'éruption -
Le Piton de la Fournaise donnait des signes de réveil depuis quelques semaines. Dans la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2926, une forte crise sismique avait conduit la préfecture à déclencher la phase d’alerte niveau 1 du plan ORSEC, prévenant qu'une éruption est possible est "probable à très brève échéance".
Le dimanche 18 janvier 2026 à 19h45, il est entré en éruption. Regardez les images de Oliv Idos.
Les équipes de l'OVPF ont pu réaliser un vol, avec le concours de la section aérienne de la gendarmerie et le PGHM. Regardez :
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L’arrêt de l’éruption vu notifié par l'Observatoire le mardi 20 janvier 2026 aux alentours de 5 heures.
Cela faisait plus de deux ans que le volcan n'était pas entré en éruption. La dernière datait du 2 juillet au 10 août 2023. Depuis le volcan ne présentait plus aucune activité de surface. Le volcan était entré dans une phase de repos.
Cela correspondait à une dynamique de long terme de l’activité volcanique du Piton de la Fournaise, qui alterne entre des périodes de fortes activités (comme observées entre 2014 et 2023) et des périodes de repos de plusieurs années consécutives sans éruption.
- L'accès à l'enclos reste interdit -
"Tout accès au public dans l'enclos du piton de la Fournaise (partie haute, partie basse, grandes pentes) reste formellement interdit pour des raisons de sécurité", informent les services de la préfecture.
Lors de l'éruption, plus de 3.500 véhicules ont été comptabilisés sur zone ce lundi, soit plus de 730 véhicules par heure, alors que les capacités de stationnement sont inférieures à 700 places. Plus de 50 véhicules ont fait l’objet de verbalisations pour stationnement gênant. 35 gendarmes ont été engagés sur le terrain, aux côtés de la police municipale du Tampon, d’agents de la sous-préfecture de Saint-Pierre, afin d’assurer la fluidité de la circulation.
La préfecture précise : "il aura fallu pour certains jusqu'à 5 à 6 heures pour parcourir cette route".
"L'usage des drones est strictement réglementé sur le site, conformément a la réglementation en vigueur et aux dispositions applicables du Parc National, afin de garantir la sécurité des personnes et le bon déroulement des opérations de secours et de surveillance", rappellent les autorités.
Un drone peut "mettre en danger les hélicoptères engages, retarder une intervention d’urgence, et exposer son télépilote a des sanctions".
La phase d'alerte 2.1 du dispositif spécifique ORSEC* volcan reste d'actualité : éruption dans l'enclos sans menace particulière pour la sécurité des personnes, des biens ou de l'environnement.
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