Alors que l'’éruption débutée ce dimanche 18 janvier 2026 à 19h45 s’est arrêtée aux alentours de 5 heures ce mardi 20 janvier, le préfet pointe du doigt le comportement inadapté de certains automobilistes. Plus de 3.500 véhicules ont été comptabilisés sur zone ce lundi, soit plus de 730 véhicules par heure, alors que les capacités de stationnement sont inférieures à 700 places. Plus de 50 véhicules ont fait l’objet de verbalisations pour stationnement gênant. 35 gendarmes ont été engagés sur le terrain, aux côtés de la police municipale du Tampon, d’agents de la sous-préfecture de Saint-Pierre, afin d’assurer la fluidité de la circulation (Photo : Oliv Idos)
"La saturation des capacités d’accueil, conjuguée à un nombre très élevé de véhicules et à de nombreux stationnements non autorisés sur les bas-côtés, a conduit à une dégradation importante des conditions de circulation, allant jusqu’à un blocage total de l’axe, et a entravé l’accès des véhicules de secours et de sécurité, mettant potentiellement en danger les personnes présentes sur site", déplore la préfecture.
La préfecture précise : "il aura fallu pour certains jusqu'à 5 à 6 heures pour parcourir cette route".
A l'occasion d'un point presse organisé ce mardi après-midi, les autorités ont répété leur appel au "civisme" de la population.
"Il y a de plus en plus de véhicules et les personnes se déplacent avec leurs véhicules pour venir profiter de ce spectacle. Ce qui veut dire que sur une route très étroite, pour accéder jusqu'à la Plaine des Sables, avec les difficultés que vous connaissez puisqu'elle est sinueuse, et environ 550 places sur les deux parkings de Foc-Foc et du pas de Bellecombe, on s'est retrouvé avec des pics à 3500 véhicules sur site", note Jean-Paul Normand, sous-préfet de l'arrondissement de Saint-Pierre.
"Il faut le redire, le volcan est un site dangereux. Il faut prendre ces précautions quand on vient en montagne pour être à l'abri des changements brusques de température et de climat. Il peut pleuvoir, y avoir du vent, des tempêtes, et les abords du volcan sont dangereux", liste ce dernier.
"S'il y a un appel à passer à nos concitoyens, c'est celui de la vigilance. Quand on se présente sur un site comme celui-là, il faut faire attention", rappelle le sous-préfet.
Sur la question des embouteillages, il conseille de "planifier son déplacement, de ne pas y aller quand on sait que le site est engorgé, essayer de voir quel est le meilleur moment pour s'y rendre et faire preuve de civisme, ne pas garer sa voiture n'importe où et empêcher les secours de passer". "Il y a des pistes de réflexion qui sont en cours", affirme-t-il.
- Des pistes de réflexions -
Si les autorités disent réfléchir à des solutions pour améliorer l'accès au volcan en période d’éruption, la piste des navettes n'est pas particulièrement appréciée.
"Lorsque vous avez des navettes, vous avez un temps d'aller et un temps de retour. Et ces temps d'aller et de retour ne sont pas forcément compatibles avec des changements de température qui peuvent être très brutaux, très rapides et être extrêmement pénalisants pour ceux qui attendent les navettes de bus", souligne Patrice Thien Ah Koon, maire du Tampon.
"Les questions ont été clairement mises sur la table. Qui organise, à quel coût, puisque ceci a forcément un coût, et de quelle manière, quelle fréquence, etc. Donc vous voyez qu'aujourd'hui, comme il pleut, je crois que si on avait mis des navettes, les navettes tourneraient dans le vide", dit-il.
Au-delà de la question des navettes, "il y a également les cas de l'entretien de la route entre la Plaine des Sables et le Pas-de-Bellecombe, qui est en très mauvais état", souligne le maire, disant qu'il s'agit de "questions qui ne relèvent pas du maire du Tampon, ni du maire de Sainte-Rose".
"Une concertation doit être menée avec M. le maire de Sainte-Rose, parce que la commune du Tampon ne sert que de lieu de passage. A partir de la Plaine des Sables, nous sommes sur le territoire de la commune de Sainte-Rose", conclut-il.
La piste d'un accès payant est aussi écartée par les autorités. "Le préfet est attaché au principe qui permet aux Réunionnais de profiter de leur volcan. C'est quand même une habitude qui a été prise localement de longue date et c'est quand même difficile, du jour au lendemain, d'interdire de profiter du spectacle", estime le sous-préfet Jean-Paul Normand. Même son de cloche pour une éventuelle interdiction d'accès pure et simple.
- La sécurité de tous dépend du respect de ces règles pour accéder au volcan -
Le préfet de La Réunion souligne que "l’accès au volcan constitue un espace de découverte, de partage et d’attachement pour les Réunionnais. L’objectif est de permettre l’accès du volcan tout en encadrant une fréquentation exceptionnelle, afin de garantir la sécurité de tous et de maintenir en permanence l’accès des véhicules de secours".
Il est rappelé que :
- Tout stationnement en dehors des zones autorisées est strictement interdit ;
- Ces stationnements perturbent fortement le trafic et peuvent retarder l’intervention des secours en cas d’urgence.
L'Office national des forêts rappelle que : "compte tenu des difficultés d’accessibilité de la route forestière n°5 du Volcan, notamment pour les bus de plus de 23 places, et de l’augmentation du trafic liée à l’éruption, la circulation des bus d’une capacité supérieure à 23 personnes est interdite sur l’ensemble de la route forestière du volcan jusqu’au retour en phase de vigilance.
- L'accès à l'enclos reste interdit -
L’accès à l’enclos est formellement interdit en raison des risques évidents liés à l’activité volcanique (chaleur extrêmes, émanations de gaz, dangerosité du terrain...).
"L’éruption en cours libère en effet des substances telles que le dioxyde de soufre et des particules en suspension, susceptibles d’entraîner des troubles respiratoires, en particulier chez les personnes vulnérables. Pour mémoire, deux jeunes ont été retrouvés décédés dans l’enclos en 2021, rappelant tragiquement la dangerosité extrême de ce secteur. En outre, les personnes qui s’introduisent illégalement dans l’enclos font potentiellement prendre des risques inutiles aux secouristes", rappelle la préfecture.
"L'usage des drones est strictement réglementé sur le site, conformément a la réglementation en vigueur et aux dispositions applicables du Parc National, afin de garantir la sécurité des personnes et le bon déroulement des opérations de secours et de surveillance", rappellent les autorités.
Un drone peut "mettre en danger les hélicoptères engages, retarder une intervention d’urgence, et exposer son télépilote a des sanctions".
À ce stade, la RN 2 reste ouverte à la circulation.
La phase d'alerte 2.1 du dispositif spécifique ORSEC* volcan reste d'actualité : éruption dans l'enclos sans menace particulière pour la sécurité des personnes, des biens ou de l'environnement.
- L'éruption est stoppée mais la sismicité se poursuit -
L’éruption débutée ce dimanche 18 janvier 2026 à 19h45 s’est arrêtée aux alentours de 5 heures, avec l’arrêt du trémor volcanique.
"Aucune hypothèse n’est écartée pour l’instant quant à l’évolution de la situation à venir (arrêt définitif, reprise de l'activité sur le même site, reprise de l'activité sur un autre site), compte tenu de la poursuite de la sismicité", précise l'OVPF.
"Des émanations de gaz sont toujours observées ainsi que des rougeoiements liés aux champs de lave en cours de refroidissement."
"En effet l’activité sismique reste soutenue, avec une moyenne de 10 séismes par heure localisées sous la zone sommitale indiquant que le système d’alimentation superficiel du volcan reste sous pression".
De nouvelles ouvertures de fissures restent ainsi possibles.
Le volcan était entré en éruption ce dimanche 18 janvier 2026 à 19h45. Regardez les images de Oliv Idos.
Les équipes de l'OVPF ont pu réaliser un vol, avec le concours de la section aérienne de la gendarmerie et le PGHM. Regardez :
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La dernière éruption du Piton de la Fournaise a eu lieu du 2 juillet au 10 août 2023. Depuis le volcan ne présentait plus aucune activité de surface. Le volcan était entré dans une phase de repos. Cela correspondait à une dynamique de long terme de l’activité volcanique du Piton de la Fournaise, qui alterne entre des périodes de fortes activités (comme observées entre 2014 et 2023) et des périodes de repos de plusieurs années consécutives sans éruption.
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Les gens sont des veaux
Le maire n'est pas a la hauteur.
En mars on le vire pour prendre un maire COMPÉTENT.
C'est géré comme l'aéroport de Pierrefond.
Il faut fermer la route en terre quand il y a éruption ceux qui veulent y aller n ont qu a marcher.
totalement d'accord, ou des chaises à porteurs
Il faut changer de maire au Tampon.
Cela a ete le bordel comme a Miel vert.
La mairie n'est pas un monarchie.
"Apres moi, mon fils, "
Le maire du Tampon est compétent jusqu'à la Plaine des Sables, après la compétence relève au maire de Ste Rose.
Il faut privilégier l'accès aux bus et aux marcheurs !