La guerre au Moyen-Orient entre vendredi dans son septième jour après qu’Israël a annoncé une "nouvelle phase" dans son conflit contre l’Iran, en parallèle de nouvelles frappes visant le Hezbollah au Liban. Donald Trump a estimé jeudi qu’il "devait être impliqué" dans le choix du successeur du guide suprême iranien Ali Khamenei.
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Donald Trump n’envisage pas d’envoyer des troupes au sol
Le président américain a estimé, auprès de la chaîne NBC News, que le déploiement au sol de soldats est option superflue.
"C’est une perte de temps. [Les Iraniens] ont tout perdu. Ils ont perdu leur marine. Ils ont perdu tout ce qu’ils pouvaient perdre", a déclaré Donald Trump à la chaîne américaine.
Le républicain réagissait à une déclaration antérieure du chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, qui avait dit, déjà sur NBC, que les responsables iraniens étaient "préparés à toute éventualité, même à un débarquement".
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Le Hezbollah libanais revendique des tirs de roquettes et d’artillerie vers Israël
Le Hezbollah libanais, mouvement chiite pro-iranien, a revendiqué vendredi des tirs d’artillerie et de roquettes vers des positions de l’armée israélienne près de la frontière.
"En réponse à l’agression criminelle israélienne qui a touché des dizaines de villes et villages libanais, y compris la banlieue sud de Beyrouth, les combattants de la Résistance islamique ont lancé une attaque (...) avec des salves de roquettes et des tirs d’artillerie", a écrit le Hezbollah dans un communiqué.
Au moment de l’attaque, vers 02h10 (00h10 GMT), des sirènes d’alarme ont retenti dans les localités israéliennes visées, sans qu’aucune victime ni dégât ne soient signalés.
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L'armée israélienne dit frapper "l'infrastructure du régime" iranien à Téhéran
L'armée israélienne a affirmé tôt vendredi mener des frappes à grande échelle visant "l'infrastructure du régime" iranien à Téhéran, la télévision publique iranienne faisant pour sa part état d'une série d'explosions.
"Les Forces de défense israéliennes ont lancé une vague d'attaques à grande échelle contre l'infrastructure du régime terroriste iranien à Téhéran", a indiqué cette source.
La télévision publique iranienne Irib a de son côté fait état de "plusieurs explosions entendues dans l'ouest et l'est de Téhéran".
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Emmanuel Macron a annoncé "l’envoi d’une aide humanitaire" au Liban
"Préoccupé par le déplacement des dizaines de milliers de civils libanais qui fuient actuellement le sud", Emmanuel Macron a annoncé "l’envoi immédiat d’une aide humanitaire" à leur intention.
"Plusieurs tonnes de médicaments sont en cours d’acheminement, ainsi que des solutions d’abri et d’aide", a-t-il précisé. Cinq tonnes de matériel médical et "plusieurs tonnes de matériel humanitaire" arriveront "dès la semaine prochaine au Liban", a précisé le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot sur TF1.
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Macron veut "empêcher" la guerre au Liban, discute d’un "plan" en ce sens
Pour le Liban, nous devons agir. Tout doit être fait pour empêcher que ce pays proche de la France soit à nouveau entraîné dans la guerre", a-t-il dit sur X, répondant à un appel en ce sens du président libanais Joseph Aoun.
Après des échanges mercredi avec Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Emmanuel Macron a indiqué s’être de nouveau entretenu avec les autorités libanaises "afin d’établir un plan en vue de mettre un terme aux opérations militaires que le Hezbollah et Israël mènent actuellement de part et d’autre de la frontière".
Le président libanais a demandé à son homologue français d’intervenir auprès d’Israël afin d’empêcher le bombardement de la banlieue sud de Beyrouth, après un ordre d’évacuation appelant les populations à quitter la zone. Il lui a aussi demandé d’apporter son aide "pour parvenir à un cessez-le-feu dans les plus brefs délais".
"Les autorités libanaises ont pris auprès de moi l’engagement de prendre le contrôle des positions tenues par le Hezbollah et d’assumer pleinement la sécurité sur l’ensemble du territoire national", a relevé Emmanuel Macron.
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Bahreïn : un hôtel et deux bâtiments touchés lors d’une attaque iranienne, pas de morts
Une attaque aérienne a touché un hôtel ainsi que des bâtiments résidentiels au Bahreïn, a annoncé tôt vendredi le ministère de l’Intérieur de ce pays.
"L’agresseur iranien a touché un hôtel et deux bâtiments résidentiels à Manama. Pas de perte de vie", a indiqué cette source dans un message rectificatif sur X, précisant qu’un incendie avait été maîtrisé dans un des immeubles.
❗️[ 🇧🇭 BAHREÏN | 🇮🇷 IRAN ]
— Little Think Tank (@L_ThinkTank) March 6, 2026
🔸 Vidéo d'un hôtel ayant été touché à Manama lors d’une attaque iranienne dans la nuit, selon le ministère de l’Intérieur de Bahreïn.
🔸Deux hôtels ont été touchés à Manama lors d’une attaque iranienne dans la nuit, selon le ministère de l’Intérieur… pic.twitter.com/0zLhayYxOu -
750 Français rapatriés, 5.000 "souhaitent quitter la région"
Un total de 750 ressortissants ont été rapatriés par le ministère français des Affaires étrangères depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, et environ 5.000 ont exprimé "le souhait de rentrer en France", a annoncé le ministre Jean-Noël Barrot.
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Ormuz classé "zone de guerre", des milliers de marins peuvent demander un rapatriement
Le détroit d'Ormuz, le Golfe et le Golfe d'Oman ont été classés jeudi "zone d'opérations de guerre" par le secteur maritime, accordant des droits renforcés à des milliers de marins bloqués dans la zone, dont celui de demander un rapatriement aux frais de l'armateur, mais les solutions pour le faire paraissent limitées.
Cette désignation répond à "l'ampleur des perturbations et des risques auxquels sont confrontés les équipages civils dans la région", ont expliqué dans un communiqué commun la fédération syndicale du secteur (ITF) et les armateurs mondiaux.
Au total, "3.000 navires" se trouvent dans la zone, affirme dans un entretien à l'AFP Arsenio Dominguez, secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), dont "environ 200" au mouillage en attendant de passer le détroit, et "1.200 qui opèrent exclusivement dans la région".
Quelque 20.000 marins --mais aussi 15.000 passagers de croisières-- sont actuellement immobilisés dans le Golfe, ajoute le patron de cette agence de l'ONU chargée de la sécurité maritime.
Le passage en "zone d'opérations de guerre", un niveau supérieur, offre aux marins le plus haut niveau de sécurité possible selon les normes maritimes.
Avec cette requalification, ils ont aussi "le droit d'être rapatrié" et celui "de ne pas naviguer" dans cette région, explique à l'AFP Stephen Cotton, secrétaire général de l'ITF.
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Israël promet des "surprises" à venir dans la guerre contre l’Iran
De nouvelles "surprises" sont à attendre dans la guerre contre l’Iran, a promis jeudi le chef d’état-major d’Israël, en annonçant la "phase suivante" des opérations israéliennes, tandis que Donald Trump exige d’être impliqué dans le choix du prochain dirigeant iranien.
"Après avoir mené à bien la phase d’attaque surprise, au cours de laquelle nous avons établi notre supériorité aérienne et neutralisé le réseau de missiles balistiques, nous passons maintenant à la phase suivante de l’opération", a annoncé jeudi soir dans une déclaration télévisée le chef d’état-major israélien.
Le lieutenant-général Eyal Zamir a affirmé qu’Israël poursuivrait le "démantèlement du régime" iranien et de ses capacités militaires au cours de cette nouvelle phase.
"Nous avons encore d’autres surprises en réserve, que je n’ai pas l’intention de dévoiler", a-t-il ajouté.
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Un vol Air France affrété par Paris pour les Émirats fait demi-tour du fait de tirs "dans la zone"
Ce vol Air France affrété par Paris "pour aller chercher nos compatriotes aux Émirats arabes unis a été contraint ce (jeudi) soir de faire demi-tour en raison de tirs de missiles dans la zone. Cette situation témoigne de l’instabilité dans la région et de la complexité des opérations de rapatriement", a-t-il dit sur le réseau X.
"Nous sommes pleinement conscients des attentes légitimes de nos compatriotes sur place, mais leur retour ne peut se faire que dans des conditions de sécurité garanties", a-t-il ajouté.
"En raison de l’évolution du contexte sécuritaire à destination, le vol AF4190 reliant Paris-Charles de Gaulle à Dubaï le 5 mars, via Le Caire, a fait demi-tour", a indiqué de son côté Air France.
"Pour précision ce vol ne contenait pas de passagers, il se rendait à Dubaï pour évacuer des ressortissants français" en coordination avec le ministère des Affaires étrangères, dit encore le communiqué de la compagnie.
"Quand il a passé l’Egypte et quand il est arrivé vers la zone, le ciel, malheureusement, n’était pas net puisqu’il y avait malheureusement des missiles. Et c’est la raison pour laquelle (...) l’avion a donc fait demi-tour vers l’Egypte", a précisé la ministre des Armées Catherine Vautrin sur France 2.
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Nous ouvrons ce direct pur continuer de suivre l'évolution de la situation au Moyen-Orient après l'attaque samedi de l'Iran par Israël et les Etats-Unis.
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À propos
"Le fils de Khamenei n’est pas acceptable", a déclaré le président américain. "Nous voulons quelqu’un qui apporte la paix et l’harmonie à l’Iran", a-t-il ajouté, mentionnant une des personnalités citées pour succéder au guide suprême tué samedi.
L’offensive américano-israélienne sur l’Iran, conçue pour empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire, recompose fortement les rapports de force régionaux.
Elle touche les monarchies du Golfe, incite les Occidentaux à dépêcher des forces et suscite des craintes majeures, sur les menaces militaires tous azimuts comme sur l’économie planétaire.
La panique s’est emparée de Beyrouth jeudi, après un appel inédit d’Israël à évacuer le sud de la capitale. Des embouteillages monstres se sont immédiatement formés dans ce bastion du Hezbollah pro-iranien, habité par des centaines de milliers de personnes.
Selon le ministère libanais de la Santé, au moins 102 personnes ont été tuées et 638 blessées, avec quelque 83.000 déplacés depuis lundi, un bilan susceptible d’augmenter.
"Très bientôt, Dahiyeh (banlieue sud de Beyrouth, NDLR) ressemblera à Khan Younès", a déclaré le ministre israélien des Finances d’extrême-droite Bezalel Smotrich sur Telegram, en référence à la ville de la bande de Gaza dévastée par la guerre entre Israël et le Hamas depuis octobre 2023.
- Téhéran et le Golfe frappés -
A Téhéran, des explosions ont été entendues en début de journée par des journalistes de l’AFP, derrière le ronflement sourd d’avions militaires, tandis que les habitants dégageaient les débris de la veille.
"Nous tournons une page très importante de notre histoire et je n’ai pas peur", a assuré un Iranien de 30 ans. "L’espoir est la seule chose qu’il nous reste aujourd’hui", a-t-il ajouté sans décliner son identité.
Le stade Azadi de Téhéran, l’un des plus iconiques de la région, a été réduit en cendres, comme en témoignent des photos de l’AFP. L’agence officielle Irna évoque un bilan de 1.230 morts depuis samedi, des chiffres que l’AFP n’est pas en mesure de vérifier.
Des déflagrations ont aussi résonné au Qatar et à Bahrein, où une frappe de missile a provoqué un incendie dans la principale raffinerie de pétrole étatique avant d’être maîtrisé. A Abou Dhabi, les autorités ont affirmé répondre à une "menace de missile". Sept employés népalais et pakistanais ont été blessés dans une zone industrielle émiratie.
Des diplomates occidentaux à Ryad ont par ailleurs indiqué à l’AFP avoir été appelés à se mettre à l’abri. Le quartier diplomatique de la capitale saoudienne a été bouclé, selon un témoin.
Ainsi aspirées dans le conflit, les monarchies du Golfe, qui abritent des bases américaines, rechignent à s’investir pleinement dans les combats mais organisent leur défense face à des frappes quotidiennes.
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- "Brutalement massacré" -
Car l’Iran réplique aux frappes américano-israéliennes avec son arsenal de drones et missiles. Il a dit viser jeudi l’aéroport de Tel-Aviv et une base radar du nord d’Israël. Il a ciblé une base américaine au Koweit ainsi qu’Erbil, dans le nord de l’Irak.
"Notre peuple est brutalement massacré alors que les agresseurs ciblent délibérément des zones civiles", a accusé son chef de la diplomatie sur X, Abbas Araghchi.
La République islamique a en revanche démenti avoir visé l’Azerbaïdjan où, selon Bakou, deux personnes ont été blessées par des drones iraniens dans la région de Nakhitchevan.
Bombardée sans relâche, Téhéran présente des allures de ville morte. L’ONU estime que 100.000 personnes ont fui la ville durant les deux premiers jours de la guerre. La capitale est "déserte" et "il y a des contrôles de patrouilles de police partout", a témoigné sur Telegram Abid, un habitant.
La capitale reprenait quelques couleurs jeudi par rapport au début de semaine, avec davantage de circulation, mais des hommes armés contrôlaient aléatoirement les grands axes, a constaté l’AFP.
L’internet ne fonctionne guère qu’"autour de 1% de son niveau habituel", selon l’ONG NetBlocks. Des habitants de Téhéran contactés depuis Paris ont indiqué à l’AFP avoir été avertis que des connections répétées leur vaudrait le blocage de leur ligne et une procédure judiciaire.
- "Continuez, jusqu’au bout" -
L’Europe se mobilise prudemment. Rome envoie des "systèmes de défense aérienne, antidrones et antimissiles" dans le Golfe, et une frégate espagnole accompagnera le porte-avions français Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale avec des bâtiments grecs.
Quatre jours après une frappe de drone sur la base britannique d’Akrotiri, Londres a déployé quatre avions de combat Typhoon au Qatar, rejoignant un navire de guerre équipé d’un système de missiles et des hélicoptères antidrones.
Aux antipodes, l’Australie a déployé deux avions militaires. Même le Canada, qui jugeait les frappes contre l’Iran "contraires au droit international", n’exclut plus une participation de ses forces.
Entre panique des marchés, volatilité des cours et ralentissement des flux commerciaux, les milieux d’affaires craignent le grand plongeon. L’économie mondiale est "de nouveau mise à l’épreuve", a averti le Fonds monétaire international (FMI).
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont bloqué le trafic dans le détroit d’Ormuz, par où transitent 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux. Le détroit, le Golfe et le Golfe d’Oman ont été classés "zone d’opérations de guerre" par le secteur maritime international.
Jeudi, l’Iran a aussi affirmé avoir frappé la région autonome du Kurdistan irakien. Téhéran redoute en effet que les factions armées kurdes ne tentent de défier son pouvoir.
La Maison Blanche a démenti vouloir armer des milices kurdes contre Téhéran mais a confirmé des discussions avec certains de leurs dirigeants.
Aucune volonté d’apaisement n’émerge. Selon le ministre israélien de la Défense, son homologue américain a confirmé son blanc-seing: "continuez jusqu’au bout, nous sommes à vos côtés".
AFP




Qu'il fasse d'abord appliquer les résolutions de l'ONU,le "machin "qu'ils aiment tant et qui ne sert à rien, en l'occurrence la démilitarisation du sud LIBAN par le Hezbollah.