Le procès en appel de l’affaire des indemnités de logement impliquant Didier Robert s’ouvre ce jeudi 23 avril 2026 devant la cour d’appel de Saint-Denis. Poursuivi pour des faits supposés de concussion et de prise illégale d’intérêts lorsqu’il était président de Région, Didier Robert a été jugé et condamné en novembre 2024 par le tribunal correctionnel de Saint-Denis à huit mois de prison avec sursis, 100.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. L’ancien élu a fait appel. (Photos : Emmanuel Grondin/www.imazpress.com)
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- Le procès commence
Didier Robert est arrivé à la cour d’appel de Saint-Denis ce jeudi 23 avril 2026, il n'est pas seul. C'est son avocat, maître Creissen qui le représente aujourd'hui.
La présidente appelle Didier Robert à la barre pour un interrogatoire de personnalité.
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Bonjour zot tout
Nous ouvrons ce live pour suivre le procès en appel de l’affaire des indemnités de logement impliquant Didier Robert. Merci de suivre notre direct, pendant lequel nous vous tiendrons informés de l'évolution des débats.
À propos
Au cœur de cette affaire, des indemnités journalières de résidence versées entre 2016 et 2020. Ce dispositif permettait à un élu de percevoir environ 90 euros par jour lorsque son domicile se situe en dehors du chef-lieu.
Or, selon la Chambre régionale des comptes, Didier Robert ne remplissait plus cette condition à partir de 2016, puisqu’il résidait à La Montagne, et non plus au Tampon. En première instance, il avait été condamné à huit mois de prison avec sursis, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité.
Le montant des sommes indûment perçues est estimé à plus de 134 000 euros sur plusieurs années.
En première instance, en novembre 2024, le tribunal correctionnel de Saint-Denis l’avait reconnu coupable de concussion et de prise illégale d’intérêts. Il avait été condamné à huit mois de prison avec sursis, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Une décision immédiatement contestée par l’ancien élu, qui a fait appel.
L’audience qui débute ce 23 avril constitue une nouvelle étape judiciaire pour l'ancien président de Région.
- Un premier procès en 2024 -
L’ancien président de Région a comparu le 11 octobre 2024 devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis. Il était poursuivi pour des faits de concussion et de prise illégale d’intérêts. Ce procès s’inscrivait dans la suite d’autres procédures judiciaires qui ont jalonné sa carrière politique.
Déjà condamné en mai 2021 dans l’affaire des Musées régionaux (15 mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité, peine devenue définitive après son retrait d’appel), Didier Robert avait par ailleurs été relaxé en mai 2024 dans le dossier des supposés emplois fictifs de son cabinet à la Région. Suite à un appel du parquet, ce dossier revient devant les juges de la rue Juliette Dodu les 12 et 13 novembre 2025.
- Une comparution volontaire refusée -
Le jeudi 25 septembre 2025, Didier Robert, accompagné de son avocat, Me Creissen, s’est présenté à la cour d’appel de Saint-Denis. Ils ont demandé à comparaître volontairement dans l’affaire des indemnités de logement. Le président de la cour a refusé cette demande.
En parallèle, d’autres enquêtes se sont penchées sur sa gestion à la tête de la collectivité. Le Parquet national financier (PNF) mène actuellement des investigations sur un dispositif d’aide aux petites entreprises mis en place sous sa présidence. Une perquisition a été menée au siège du Conseil régional en juillet 2024.
Contestant la décision rendue par le tribunal correctionnel en novembre 2024, Didier Robert a interjeté appel. Il sera donc rejugé par la cour d’appel de Saint-Denis le 23 avril 2026.
- Didier Robert enchaîne les affaires judiciaires -
Pour rappel, Didier Robert a également été condamné le 21 mai 2021 à 15 mois de prison avec sursis et à 3 ans d'inéligibilité dans l'affaire dite des Musées Régionaux. Le président de Région avait immédiatement fait appel, avant de retirer sa demande d'appel en décembre 2021.
En 2019, Imaz Press avait révélé qu'une procédure judiciaire était en cours alors qu'une plateforme en ligne avait publié les noms de 166 personnes émargeant "au Cabinet, aux dépendances et apparentés de la Région".
Le 6 juillet 2021, le JIR révélait que le procureur de Saint-Denis, à l'époque Eric Tuffery, avait décidé l'ouverture d'une enquête pour des faits présumés de détournement de fonds publics et de prise illégale d'intérêts. Les perquisitions menées en décembre dernier s'inscrivaient alors dans la continuité de l'enquête.
Le 6 décembre 2021, des perquisitions ont eu lieu au siège du Conseil régional à Saint-Denis. Effectuées dans différents services, elles portaient sur l'enquête concernant Didier Robert et ses emplois au cabinet.
Le 21 mai 2024, Didier Robert, ex-président de Région, Jean-Louis Lagourge (ex-président vice-président de la collectivité) Vincent Bègue, ancien directeur de cabinet de Didier Robert et les huit salariés poursuivis pour des faits présumés de détournement de fonds publics et de prise illégale d’intérêts ont été relaxés par le tribunal de Saint-Denis. Le président a estimé que l’enquête n’avait pas apporté d’éléments suffisants pour prouver la réalité des faits reprochés.
Le procès en appel, prévu le 12 novembre 2025, avait alors tourné court. En cause, une enquête préliminaire portant sur 166 autres emplois présumés fictifs, classée sans suite en juin 2020 et sans aucune mention de ces investigations dans le dossier actuellement jugé.
Face à la confusion, la procureure générale avait plaidé le respect des droits de la défense et avait proposé de renvoyer l’affaire pour communiquer les pièces manquantes.
Enfin, en juillet 2024, une perquisition a été menée au siège du Conseil régional à Saint-Denis. Cette perquisition entre dans le cadre d'une enquête ouverte par le Parquet national financier (PNF) à la suite d'un signalement de l'actuelle majorité. Les investigations concernent un dispositif d'aide aux petites entreprises mise en place sous la présidence de Didier Robert, l’ex-président de Région.
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Quelque soit le nombre de zébu, il faut passer à la caisse apres. Les employés licenciés ont perdu leur emploi.
Tot ou tard tout se paie disait gramoune.
Dire qu'il voulait etre maire de st paul avec Gertrude. On est passé tout près d'une catastrophe.
Il ne devrait pas etre le seul a etre inquièté !
Justice devrait etre sévère une bonne fois pour toute.
Avec tous ses affaires ce grand délinquant reste toujours libre ,c est devenu un intouchable qui ne feras aucun jour de prison ,a croire que la justice le protège sans le dire .