Après plusieurs semaines de mobilisation citoyenne contre la vie chère et lycéenne, ce jeudi 5 novembre 2026, les syndicats appellent les salariés du public comme du privé à descendre dans la rue. Des revendications communes, parfois plus spécifiques à un domaine, mais une convergence des luttes nécessaires pour interpeller le gouvernement (Photo : Richard Bouhet/www.imazpress.com)
"Carburant, produits alimentaires, loyers, gaz, électricité… tout augmente sauf les salaires et les pensions", dénoncent les organisations syndicales de La Réunion.
Deux rassemblements sont prévus dès 9 heures, à Saint-Denis et à Saint-Pierre.
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- Pour une augmentation des salaires -
Dans la lignée de la grève du 29 septembre dans la Fonction publique, les revendications dénonçant la vie chère ont pris de l’ampleur.
Les organisations syndicales réclament entre autres, "l’ouverture immédiate de négociations pour augmenter les salaires et réaliser l’égalité salariale femmes-hommes", "l’augmentation des pensions des retraités", "l’augmentation de la valeur du point d’indice des fonctionnaires" ou encore "l’augmentation du Smic et de toutes les aides sociales".
Le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, s’est dit lui ouvert à l’idée d’une anticipation au 1er décembre de la revalorisation automatique du salaire minimum au 1er janvier et a évoqué la piste d’un éventuel "coup de pouce".
Reste à savoir si le geste sera suffisant pour calmer la contestation sociale sur le pouvoir d’achat.
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- La jeunesse Réunionnaise dans la rue -
Durant plusieurs jours, les lycéens et lycéennes se sont mobilisés contre leurs mauvaises conditions d’études.
Leur mobilisation a obligé le gouvernement à répondre.
Parmi les mesures évoquées : le plafonnement des classes de secondes à 28 élèves dans la moitié des lycées les plus défavorisés à la rentrée 2027, mesure étendue à tous les établissements en 2028. Un "remplacement progressif" de Parcoursup promis d’ici à 2028, ainsi que l’annulation des suppressions de postes prévues dans l’éducation nationale, la création de 500 postes supplémentaires, et 15.000 places supplémentaires pour les étudiants dans l’enseignement supérieur.
Des mesures confirmées par un courrier adressé à l'ensemble des parents de lycéens, notamment à La Réunion.


Moyens, bâti scolaire, Parcoursup, si les premières réponses sont jugées insuffisantes par les organisations de jeunesse, les lignes ont bougé grâce à la mobilisation.
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À l'Université de La Réunion, une manifestation avait eu lieu ce jeudi 22 octobre 2026 pour dénoncer les conditions d'études. Selon le Président de l'Université, le manque de soutien financier de l'État tient un rôle majeur dans les difficultés rencontrées actuellement.
"L'Université de La Réunion est insuffisamment dotée. En moyenne, au national, cette dotation est de 7.679 euros par étudiant. À La Réunion, nous avons une dotation inférieure de 17% de celle qui existe au national", disait-il.
- Le secteur de la santé mobilisé -
Les hôpitaux, établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux, publics et privés sont tous appelés à se joindre à la grève par la Fédération CFTC Santé Sociaux.
Le syndicat réclame plus de lits dans les hôpitaux, plus de personnels. "Notre population a besoin d’une prise en charge de qualité", indique Jean-Marc Vélia, secrétaire général.

- Une convergence des luttes -
Si cette journée de mobilisation est à l'initiative des syndicats, la jeunesse et les citoyens rassemblés depuis plusieurs week-ends seront bien présents pour cette convergence des luttes.
Les Forces progressistes de La Réunion appellent à se joindre au mouvement de ce 5 novembre 2026. "Il est des moments où les colères qui éclatent séparément finissent par exprimer une même révolte. Celle d'une population qui refuse de subir plus longtemps les injustices, le mépris et les décisions prises sans elle", assurent-elles.
Pour ces citoyens, travailleurs ou non, étudiants et lycéens, faire corps est le seul moyen de faire plier le gouvernement.
À La Réunion, tout augmente : le prix des carburants, le logement, l'alimentation toujours plus chère que dans l'Hexagone. Tout augmente sauf... les salaires.
Pour rappel, selon l'Insee, 36,4% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté.
À La Réunion, il est à espérer que le mouvement sera suivi. La colère est profonde à La Réunion comme dans les autres départements de France. Il y a urgence à entendre les revendications qui s’expriment pacifiquement.
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Se gausse de ces manifestations qui ne règlent rien, si ce n’est faire du bruit
Coluche
Artiste, Comique (1944 – 1986)
Les syndicalistes ont tellement l’habitude de ne rien faire que lorsqu’ils font grève, ils appellent çà une journée d’action
Mi seré venu, loto en panne..du coup, ti barbuc côtelettes boudins et la bière .ma pense a zot
Dans le respect des biens et des personnes.