(Actualisé) Réunis ce dimanche 26 avril 2026, les membres de l’intersyndicale des professionnels de la route ont choisi de temporiser. Faute de réponses concrètes des compagnies pétrolières, aucune mobilisation n’est prévue ce lundi, dans l’attente d’éventuelles annonces. (Photo Richard Bouhet / www.imazpress.com)
La pression retombe... pour le moment en tout cas. Alors que la mobilisation semblait se profiler, l’intersyndicale des professionnels de la route a décidé, ce dimanche, de ne pas descendre dans la rue demain.
Réunis dans la matinée, les représentants des différentes organisations ont pris le temps d’évaluer la situation. "On a pris l’avis des uns et des autres", explique Hugues Atchy, président de la fédération des Taxis indépendants 974 et membre de l’intersyndicale. Mais à l’issue des échanges, aucune décision de mobilisation n’a été actée.
"Pour l’instant, on n’a pas prévu de nous mobiliser. On attend que les pétroliers communiquent", poursuit-il, éspérant un possible geste des compagnies. "On garde espoir", conclut Hugues Atchy.
- Une crise toujours sans réponse concrète -
Pour rappel, cette décision intervient dans un contexte de tension autour des prix des carburants à La Réunion. Depuis plusieurs jours, réunions et concertations s’enchaînent entre l’État, les collectivités, les syndicats et les acteurs économiques, sans qu’aucune mesure concrète n’ait été annoncée.
Lors d’une rencontre en préfecture ce jeudi 24 avril, le préfet avait évoqué une hausse à venir du gazole au 1er mai, possiblement proche des 2 euros le litre, tout en assurant que le seuil ne devrait pas être dépassé. Des annonces jugées insuffisantes par les syndicats de salariés, qui dénoncent l’absence de mesures pour les classes moyennes.
Dans le même temps, les compagnies pétrolières restent silencieuses, malgré les appels répétés des élus et des professionnels à un effort sur les marges ou les stocks.
- Une mobilisation toujours possible -
Si la journée de lundi devrait donc se dérouler sans blocage, la situation reste fragile. Les professionnels de la route, comme les syndicats, maintiennent la pression et n’excluent pas de se mobiliser rapidement en cas d’absence de réponse.
Pour l’heure, tous les regards restent tournés vers les pétroliers, dont une prise de parole est désormais attendue pour tenter de désamorcer la crise.
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