Affaire Mathieu Caizergues : en 2024, deux gendarmes témoignent avoir vu une tombe au Maïdo, sa famille demande des fouilles

  • Publié le 9 septembre 2026 à 07:30
  • Actualisé le 9 septembre 2026 à 08:40
Mathieu Caizergues

La famille de Mathieu Caizergues, disparu depuis 2017, affirme avoir découvert qu'en 2024, deux gendarmes ont témoigné avoir vu "une tombe de terre sur un terrain totalement accessible, à l’extérieur du Maïdo". Des témoignages qui n'ont pas été pris en compte, assure la famille, qui demande aujourd'hui des fouilles dans le secteur. Une famille qui ne comprend pas que ces témoignages n'ont mené à aucune recherche. Leur demande de fouille a été rejetée par le tribunal, la famille annonce faire appel de cette décision et implore les juges de faire preuve "d’humanité et d’accepter simplement que ces fouilles soient autorisées" (Photo : D.R)

Pour rappel, le 23 juin 2017, Mathieu Caizergues, jeune gendarme de 24 ans, disparaissait. Déployé pour quelques semaines à La Réunion, il n'est pas revenu d'une randonnée dans le cirque de Mafate, alors accompagné de deux amis.

Ce mercredi 9 septembre 2026, dans une publication sur une page facebook dédiée à la recherche de Mathieu, la famille se dit dans l'incompréhension la plus totale. "Comment a t-on pu nous cacher cela durant ces 2 années ? Ces informations ont été transmises au juge, il y a 2 ans".

La famille s'interroge encore : "Comment se fait-il que la justice n’ait pas immédiatement ordonné des fouilles"

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- "Cette demande vient d’être refusée par le magistrat ! C’est purement scandaleux" regrette sa famille - 

"Nos avocats, Maîtres Allary et Teissedre, ont adressé au juge d’instruction une demande d’acte visant à fouiller cet endroit déterminé, dès réception du dossier. Cette demande vient d’être refusée par le magistrat ! C’est purement scandaleux. Depuis 9 ans, on nous répète qu’il faut fermer des portes (nous avons perdu 4 ans dans le Maïdo pour cela…) et aujourd’hui, on nous refuserait de vérifier l’élément le plus concret que l’on ait eu ?!"

La famille regrette cette décision : "Peut être qu’il n’y a rien, Mais peut être qu’il y AVAIT quelque chose ! Hier, nos avocats ont fait appel. Et je souhaite m’adresser ici à tous les juges de la cours d’appel à qui l’on va demander de se prononcer sur ces fouilles : Pour ses frères et nous même, ses parents. En mémoire de notre fils, ce jeune homme engagé, altruiste et bienveillant. Nous vous implorons de faire preuve d’humanité et d’accepter simplement que ces fouilles soient autorisées. Par respect pour toutes ces années de souffrance".

- Une information judiciaire reste ouverte - 

Aujourd’hui encore, une information judiciaire reste ouverte par le parquet de Saint-Denis. D'anciens membres de la gendarmerie auraient été auditionnés. Il s’agit d’une enquête d’environnement, qui n’avait pas été réalisée au début de la procédure.

À l'époque, les recherches se sont concentrées sur Mafate, notamment à l’aide d’une équipe cynophile. Des équipes du groupe d'investigation cynophile de Grammat, dans le Lot, composées de maîtres-chiens et de leurs animaux spécialisés en recherche de corps avaient été mobilisées. Toutes ces recherches sont restées vaines.

Les dernières recherches officielles pour tenter de retrouver le randonneur ont été menées en juin 2021, alors que le sentier reliant le Maïdo à la Brèche était fermé depuis l'incendie de novembre 2020, pour rénovation. Des recherches hélas infructueuses.

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1 Commentaires
Danielle
Danielle
15 minutes

Normalement, quand un juge refuse de procéder à un acte demandé par la partie civile, il doit motiver sa décision. Or ici, personne ne parle des motivations de ce refus d'acte..la partie civile, dont on comprend la douleur, a décidé de faire appel. c'est son droit absolu. Mais il est deloyal de faire crier les lecteurs au scandale sans leur dire les motifs du juge.