Le 28 février 2025, le cyclone Garance a frappé La Réunion avec des vents cycloniques, et les pluies diluviennes qui ont occasionné des dégâts considérables sur les habitations et les infrastructures. Pour entretenir les ravines et éviter leur débordement, l'État et la Cinor et signé le Pacte d'avenir post-Garance, un plan de reconstruction des zones affectées. Le budget lié à leur entretien est passé de 200.000 à 5 millions d'euros. Il s'agit aussi d'anticiper les prochains cyclones afin de protéger la population et les habitations (Photo : sly/www.imazpress.com)
Le passage du cyclone Garance a conduit à réinterroger et à renforcer les dispositifs de prévention des inondations dans les ravines, ainsi que l’accompagnement des riverains. Le 28 février 2025, les berges de plusieurs ravines ont été détruites et des cours d’eau ont été modifiés, avec des apports ou des retraits de matériaux considérables.
Le Pacte d'avenir post Garance est une co-construction avec les collectivités locales pour éviter que les scènes vues lors du passage de Garance ne se répètent.
"Suite au constat de Garance, on voit bien ici les dégâts causés par les flots sur l'élargissement de la ravine, il y a eu cette prise de conscience que des vies étaient en jeu, que des habitations étaient menacées, et donc une volonté d'investir massivement et collectivement sur cette problématique. Vous voyez l'ampleur des travaux qui ont été réalisés." Écoutez.
- "L'entretien des ravines : un sujet récurrent et prioritaire"-
"En 2024, les crédits de l'État pour entretenir les ravines à La Réunion, c'était de 200.000 euros. On est passé de 200.000 euros à plus de 5 millions d'euros, et ce n'est pas suffisant" souligne le préfet.
Il ajoute : "Il faut qu'on continue, parce qu'il y a encore des kilomètres de ravines à nettoyer malgré le contexte budgétaire national que vous connaissez".
"Il y a malgré tout une prise de conscience collective de l'ensemble des responsables publics du fait que ce sujet est récurrent et prioritaire", dit-il.
Selon Patrice Latron, le Pacte d'avenir Post Garance est une réussite : "Je crois qu'on a, à travers cette politique d'entretien, de curage, de reprofilage des ravines, l'exemple d'une politique réussie, d'un partenariat efficace entre l'Etat et la Cinor."
- "Le plus dur, convaincre les habitants qu'ils risquent leur vie et qu'ils doivent quitter leur maison" -
Le préfet estime qu'il faut tout d'abord faire de la pédagogie auprès des populations qui vivent dans les zones à risques.
Il explique : "Vous vous souvenez qu'il y a des personnes qui ont failli mourir pour Garance, on nous dit que si Garance s'était produite de nuit, il y aurait eu des morts. Il y a un certain nombre de dispositifs, dont le fonds Barnier, que nous mettons en œuvre, qui est un plan qui permet d'indemniser les personnes dont on doit évacuer les maisons. Ce plan est en œuvre aussi à Salazie, pour des maisons qui sont menacées par des éboulements de terrain. Donc il y a des dispositifs d'État."
"Le plus dur, c'est de convaincre les habitants qu'ils risquent leur vie et qu'ils doivent quitter leur maison."
Le pacte d’avenir post-Garance, en partenariat avec les intercommunalités et les communes concernées réalise des études et travaux d’urgence dans les secteurs sensibles et notamment la ravine du Butor et la rivière des Pluies pour le renforcement des berges et déplacement de matériaux.
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