(Actualisé) C'est n'est une surprise pour personne. À compter de ce mercredi 1er avril 2026, vos pleins vont faire flamber votre porte-monnaie. Et pour cause, dès demain, il vous faudra compter 1,96 euro pour un litre de sans-plomb (contre 1,54 en mars) et 1,77 euro le litre de gazole (contre 1,25 euro en mars). Il ne sera donc pas surprenant de voir les automobilistes profiter de ce dernier jour à un tarif raisonnable, pour faire remplir leur véhicule (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
Bien de mauvaise foi, ceux qui pesteraient contre les personnes qui feront la queue dans les station-service.
Nous sommes tous pareils. Personne n'a envie de payer plein pot un plein à un tarif que l'on jugera raisonnable aujourd'hui.
- Les Réunionnais ne veulent pas être "des vaches à lait" -
Sur les réseaux sociaux comme dans la rue, la population le dit, elle "n'a pas envie d'être la vache à lait de l'État", pas envie de passer à la caisse alors qu'elle doit déjà gérer des fins de mois difficiles et une vie toujours plus chère.
À 36% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté.
D'autant que le préfet prévient, si le prix des carburants augmente, celui des marchandises, notamment en grande surface, sera également concerné.
Le représentant de l'État, demandant aux Réunionnais de "faire preuve de solidarité" et à se questionner sur leur façon de se déplacer.
Si les Réunionnais vont devoir passer à la caisse, le préfet souhaite rassurer : "malgré la hausse attendue, le mécanisme actuel permet de garantir que celle-ci se limitera à la réalité de la hausse des coûts des approvisionnements, et ne profitera ni aux grossistes ni aux détaillants, dont les marges resteront strictement encadrées à leur niveau actuel".
- La cruelle loi de l'offre et de la demande selon la préfecture -
À l'heure où le conflit au Moyen-Orient dure, cette hausse des prix "n'est pas le fait de décisions locales mais l'application stricte des évolutions sur les marchés", précise la préfecture de La Réunion pour justifier cette hausse des carburants.
"Comme il y a moins de pétrole disponible sur le marché mondial en raison de la crise au Moyen-Orient, le pétrole disponible sur le marché est plus demandé", explique la préfecture.
Le préfet a préféré augmenter le prix des carburants par anticipation. Le département s'approvisionnant à Singapour. Le pays asiatique fait les frais de la concurrence directe avec la Chine et le répercute sur ses tarifs.
La préfecture tient à rappeler que "de manière générale, la fiscalité de l’État sur les carburants en outre-mer est d'ores et déjà quasiment nulle".
Toutefois, que l'on se rassure, aucune rupture n'est annoncée pour La Réunion. Lors de la conférence de presse du préfet, Philippe Collowald, vice-président de la SRPP a assuré qu'à ce jour "notre logistique d'approvisionnement continue avec un stock de deux mois de conservation en plus des navires qui continuent à arriver". Écoutez.
- Des aides ciblées pour certains professionnels de la route -
Le gouvernement a annoncé des aides "ciblées" pour près de 70 millions d'euros et la mise en place de plusieurs dispositifs d'aides de soutien immédiat à la trésorerie au bénéfice de certaines filières économiques, notamment la pêche, l'agriculture ou les transports.
Parmi ces aides, le report de cotisations sociales, un "étalement des échéances fiscales et la mise en place de prêts de court terme exceptionnels par Bpifrance, pour venir en appui à la trésorerie des TPE les plus exposées à la hausse des prix du carburant", détaillait auprès d'Imaz Press la préfecture de La Réunion.
Les aides annoncées, dévoilées par la préfecture à Imaz Press, ont pour vocation de "soutenir les organisations professionnelles dont les entreprises sont particulièrement impactées par l'augmentation des prix des carburants".
Les soignants – non cités dans les aides de l'État, demandent la mise en place d’une aide exceptionnelle pour faire face à la crise.
- Un appel à la solidarité des pétroliers -
L'offre et la demande certes peuvent expliquer cette hausse, mais la population se demande pourquoi ne pas la répercuter sur certains professionnels ? Pourquoi ne pas diminuer les taxes comme dans certains pays.
Pourquoi ne pas faire comme en Espagne. Dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 mars 2026, les station-services ont ajusté leurs prix à la baisse alors que les autorités ont décidé de faire passer la TVA de 21 % à 10 %.
L’Italie a adopté le 18 mars un décret-loi réduisant de 0,25 € par litre le prix du carburant. Le Portugal a mis en place une réduction des taxes sur les carburants, offrant une économie de 1,8 centime par litre de gazole et 3,3 centimes par litre d’essence.
Lire aussi - Hausse des prix des carburants : mobilisation de routiers sur le périphérique nantais
La Région partage l’inquiétude des Réunionnais et des acteurs économiques en particulier. Elle demande que le gouvernement réactive un dispositif de soutien aux collectivités, toutes confrontées à la hausse du prix des carburants. "En tout état de cause, la fiscalité sur les carburants, qui n’est en rien responsable de l’augmentation du prix des carburants, ne saurait être la variable d’ajustement des prix des produits pétroliers sur un marché mondial extrêmement volatile", estime-t-elle.
"Il serait d’ailleurs souhaitable, dans ce contexte de crise, qu’un effort soit fait par les pétroliers dont les profits mirobolants leurs confèrent des marges de manœuvre", poursuit la Région.
La Région a plaidé auprès de l’État pour "imposer aux pétroliers un lissage dans le temps de la hausse des prix afin d’en réduire l’impact pour les consommateurs".
Le député Perceval Gaillard a interpellé le gouvernement afin que, "les sociétés pétrolières participent à l'effort collectif afin que ça ne soit pas uniquement les Réunionnais qui payent".
Pour le député Philippe Naillet, "Les Réunionnais ne peuvent pas subir les conséquences d’un conflit décidé par des dirigeants irresponsables".
Au 1er avril 2026, le sans-plomb prend 42 centimes et passe à 1,96 euro (contre 1,54 en mars), le gazole augmente de 52 centimes et sera vous coûtera 1,77 euro le litre à la caisse (contre 1,25 euro en mars).
Un prix que La Réunion n'avait pas connu depuis 2022, lors de la crise en Ukraine. Le sans-plomb avait alors grimpé à 1,96 euro.
Le client final, c’est le Réunionnais, c’est vous, moi. Tout le monde va être impacté et tout le monde va devoir payer.
ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

Avez-vous conscience qu’on n’est pas face à une situation temporaire?
Même si à un moment donné, il pourrait y avoir une baisse, il y aura d’autres crises. C’est déjà la 2e en moins de 5 ans.
Réagir en demandant à la Région de baisser les taxes ne suffira pas.
La question est surtout: comment on fera demain?
Ça ira bien au delà des réserves qu’il y a dans les cuves de la SRPP.
Je trouve ça fou qu’on ne pense à faire des commentaires et à se mettre en colère que sur l’immédiat.
On paie aujourd’hui l’inaction collective de toutes ces dernières années où on s’est enfermés dans le tout auto.
On le sait tous pertinemment qu’on est allés au bout du bout de la chose mais on continue comme si de rien était.
Et quand on voit la teneur de la plupart des commentaires, il n’y a manifestement pas beaucoup de remise en question, à tous les niveaux, de nous la population, des entreprises et des dirigeants locaux.
Département merite mieux que Melchior, Virapoullé et Ben Hamida de st andré.
Moi je mets à chaque fois 40€!
Qui a tué le tram train et permis le coma circulatoire ?
- Didier robert
- vergoz de ste rose
- lagourgue
- les Vira
- Morel
- Olivier Riviere de st philippe
- etc etc
On paie aujourd'hui toutes ces irresponsabilités!
Les politiques ont leur tort, mais la population aussi puisqu'on les a élu en connaissance de cause.
Et d'ailleurs, il suffit de voir aujourd'hui à quel point les gens continuent à défendre la mobilité comme elle aujourd'hui. On est complètement dans le déni là.
Vergoz l'élu impopulaire a la Reunion dit vraiment n'importe quoi. C'est le seul elu avec son ekip a avoir fait faire le tour des partis politiques ; une vrai girouette
Je suis tout à fait d'accord avec le Préfet lorsqu'il dit qu'il faut se questionner sur notre manière de nous déplacer.
Évidemment, je ne parle pas des déplacements en voiture qui sont inévitables.
Mais ce sont sur les petits déplacements qu'il faudrait songer aux alternatives: marche à pied, vélo, bus etc ...
C'est tout le paradoxe d'une île où nombre d'entre nous pratiquent très régulièrement du sport mais n'arrivent pas à associer la marche et ou le vélo à un moyen de déplacement tout simplement.
Notre île est organisée pour le tout voiture, ça encourage les personnes à utiliser la voiture à tout va.
Les transports en commun ne sont pas des plus développés.
Les voitures ont encore la possibilité d'aller partout, notamment dans les centres villes; parce que les Maires n'ont pas le courage de les piétonniser.
Alors tout ça n'encourage pas à vouloir modifier ses habitudes.
va dans les hauts avec ta famille et ton vélo surtout quand tu es un "ANCIEN " pour aller faire les courses.
Même sans aller dans les hauts , la plupart des routes ne sont pas adaptées, peu de pistes cyclable, caniveaux.. déjà pour un adulte c'est compliqué niveau sécurité, n'en parlons pas avec des enfants..
Encore une personne qui répond sans peut-être avoir lu l'entièreté du commentaire.
Je parle de réfléchir à ses habitudes, et ce n'est pas parce que le gramoune ne peut effectivement pas utiliser un vélo pour faire les courses dans les hauts que ça signifie que l'ensemble des Réunionnais sur la totalité de l'île ne peut pas le faire.
C'est toujours les mêmes manières de répondre: trouver un ou des contre-exemples pour justifier le fait que ce ne serait pas possible.
De toute manière, quand le litre sera à 3 ou à 4€? Parce qu'il ne faut pas se leurrer; cette crise n'est pas finie et malheureusement il y en aura d'autres.
Ca ne suffit pas de se dire, c'est comme ça et puis c'est tout, on doit avoir le litre à 1€30; ça ne dépend pas que de nous; et c'est justement là le problème!
Le problème de la Réunion, c’est qu’il y a un intérêt commun entre les compagnies pétrolières et les collectivités locales à maintenir le status quo.
En effet, la particularité de la Réunion par rapport aux collectivités hexagonales est que les collectivités bénéficient du versement de taxes perçues sur les produits pétroliers.
Donc personne n’a un intérêt à ce que la consommation des carburants baissent à la Réunion.
Or agir ainsi n’est en réalité pas pour l’intérêt de la Réunion et des réunionnais car comme on peut le constater aujourd’hui, nous sommes très vulnérables face à ce genre de crise.
Et pourtant, nous en sommes déjà à notre 2è du genre en moins de 5 ans.
Le rôle des élus devrait être de prévenir ce genre de situation, et tout un tas de dispositifs a été mis en place pour diminuer la dépendance de la France aux produits pétroliers; et nous savons pertinemment que le point faible est le transport qui encore très majoritairement fonctionne à l’énergie fossile.
Or comme dit en haut, non seulement, les pouvoirs publics locaux n’ont pas accompagné cette transition vers l’électrification mais pire encore, ils l’ont carrément freiné: mise en place d’un octroi de mer élevé sur les voitures électriques par la Région et arrêt du développement des stations de recharges avec notamment la mise aux oubliettes du quadrillage du territoire en bornes de recharge par le SIDELEC.
Pour moi, cette visions très court-termiste est irresponsable; et ils en sont réduits à vouloir juste mettre des pansements mais cela ne règle en rien les problèmes de fond.
Alors messieurs dames les élus, c’est à vous d’impulser les choses, de préparer la Réunion à demain; c’est cela un attitude responsable qui aiderait réellement la population.
C'est une excellente chose pour les réunionnais car en FRANCE on paye cette énorme augmentation depuis déjà un mois et le gasoil est actuellement à 2.28 euros et les autres carburants autour de 2 euros.
Et le stock qu'il y a dans les cuves n'a rien à voir avec cette augmentation car quand il y aura baisse cela se répercutera immédiatement sans tenir compte au stock qui se trouve dans les cuves au moment de cette baisse. Et cela ne regarde pas les réunionnais car c'est de l'argent immobilisé par ces importateur et qui ne leur rapporte rien pendant tout ce temps de stockage.
En FRANCE nous subissons cette hausse des prix du carburant depuis le début de cette guerre en IRAN, dès le lendemain des premières frappes.
Il faut aussi se dire que vous importez que des carburants déjà raffinés et en FRANCE on importe que du gasoil déjà raffiné et le reste des carburants sont raffinés en FRANCE.
vive l'essence à 10 euros le litre
A l'Etat de faire un effort
Aux pétroliers de se bouger le cul
Est ce que les salaires des gérants de stations vont baisser ?, des patrons des raffineries ? des importateurs d'essence ?
ce carburant qui augmente énormément ce 1er avril 2026, il est dans les cuves à La Réunion depuis combien de temps........à qui profite le bénéfice. C'est un poisson d'avril, un gros poisson d'avril, non plutôt une couleuvre que l'on fait avaler aux réunionnais.