À Saint-Paul, au sein de la crèche Raharianne, plusieurs plaintes avaient été déposées à l'encontre d'un agent pour agressions sexuelles sur mineurs. Une partie des procédures ont été classées sans suite. Aujourd'hui, nous apprenons par le biais de la députée Karine Lebon, que "l'agent a été déplacé". Une pétition lancée par les associations Mouv’enfants et Mouv’Marmay demandant l'application du principe de précaution avait recueilli plus de 10.000 signatures. (Photo photo RB/www.imazpress.com)
Le 6 juillet, Mouv’enfants et Mouv’Marmay ont été informés par Karine Lebon de la mise en oeuvre du principe de précaution. "L'agent a été déplacé dans une unité externalisée où il n'y a aucun enfant", a confirmé l'élue à Imaz Press. "Il est dans un autre lieu mais à un poste comparable", précise-t-elle.
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Moane Rosello, de l'association Mouv’Marmay, indique : "cette réponse à la demande formulée est le fruit de la mobilisation de plus de 10.000 citoyens.
Il a fallu "11 mois pour que le simple principe de précaution soit appliqué par la ville de Saint-Paul" regrette-t-elle toutefois.
Elle interpelle également le Département - en charge de la protection de l'enfance -, pour "diligenter une enquête ou inspection de la crèche Raharianne".
- Un agent de crèche suspecté d'agressions sexuelles, plusieurs plaintes classées sans suite -
Le 19 juin 2026, les associations Mouv’enfants et Mouv’Marmay ont lancé une pétition demandant l'application du principe de précaution suite à une enquête à l'encontre d'un agent d'une crèche de Saint-Paul, soupçonné d'agressions sexuelles sur mineurs.
Cette mobilisation faisait suite à la réintégration à son poste, de l'agent en question, à la suite d’un classement sans suite de la procédure.
Les associations ont rappelé que : "contrairement à une idée largement répandue, un classement sans suite ne signifie pas que les faits n’ont pas existé".
Cela signifie qu’à un instant donné, l’autorité judiciaire considère ne pas disposer d’éléments suffisants pour engager des poursuites ou caractériser une infraction devant une juridiction.
- Des milliers de jeunes victimes d'atteintes sexuelles à La Réunion -
En 2024, 995 enfants ont été victimes d'atteintes sexuelles, dont 382 dans un cadre intrafamilial, et 158 viols ont été recensés, en hausse de 23%, selon la gendarmerie.
À ce jour, 1.325 dossiers de violences sexuelles doivent être réexaminés par les services de la Justice. Des plaintes déposées pour 718 d'entre-elles aux services de la police nationale et 607 aux services de la gendarmerie nationale.
Dans les tribunaux de La Réunion, 1.417 affaires sont enregistrées. Pour le tribunal judiciaire de Saint-Denis, 733 dossiers sont en cours (461 plaintes côte police et 272 côté gendarmerie). 674 affaires sont enregistrées au parquet de Saint-Denis et envoyées en enquête.
Pour le ressort du sud du tribunal judiciaire de Saint-Pierre, 592 procédures dans les services d’enquête (257 plaintes côté police nationale et 335 côté gendarmerie nationale). 743 affaires sont enregistrées au parquet de Saint-Pierre et envoyées en enquête.
En cas d'urgence, le seul numéro à composer est celui de Police Secours.
Le 119 pour les enfants en danger
Le 112, numéro d'urgence européen
Le 114 pour les personnes sourdes, malentendantes, aphasiques, dysphasiques
Vous pouvez signaler des faits de violences, directement auprès du commissariat ou de la gendarmerie la plus proche sur le www.servicepublic.fr/cmi Anonyme et gratuit, ce tchat est accessible 24h/24 et 7j/7 pour échanger avec des policiers ou des gendarmes spécialement formés aux violences sexistes et sexuelles.
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