[Vidéos] Kneeboard : à 48 ans, Olivier Marimoutou et Nobert Sénescat s'envolent pour les mondiaux à Rio

  • Publié le 5 août 2026 à 02:58
Olivier Marimoutou et Norbert Sénescat

Dans quelques jours, le 17 août 2026 plus précisément, Olivier Marimoutou et Nobert Sénescat s'envolent pour les mondiaux de kneeboard à Saquarema au Brésil. La compétition se déroule du 22 au 30 août. Pour les deux sportifs aguerris - âgé de 48 ans tous les ans - il s'agit d'un challenge supplémentaire face aux vagues brésiliennes, bien que le parcours pour y arriver est autant difficile sportivement que du côté de l'organisation (Photo : Richard Bouhet/www.imazpress.com)

Les championnats du monde de kneeboard (Kneeboard Surfing World Championship) se dérouleront pour la première fois en Amérique du Sud.

- Deux Réunionnais en live pour les championnats du monde de kneeboard -

À 48 ans, les deux sportifs péi vont évoluer en catégorie Open (ouverte à tous) et en Master (pour les plus âgés).

"Avec Norbert on se connaît depuis des années. Nous avons commencé à participer à des compétitions de kneeboard ensemble en 2004 dans l'Hexagone", se souvient Olivier Marimoutou.

Au total, dix jours de compétition. "Chaque participant passe 20 minutes dans l'eau dans sa catégorie, surf la vague et le 1er et le 2ème de chaque catégorie, chaque jour, se qualifie pour arriver à la finale", explique Olivier Marimoutou.

- Se "challenger au niveau international" -

À 48 ans, Olivier Marimoutou participe au maximum de compétitions qu'il peut. Son objectif, "me challenger au niveau international", dit-il.

Pour Norbert Sénescat, le défi est tout autre. Lui qui n'a pas participé à de grandes compétitions depuis longtemps - faute d'organisation à La Réunion - veut "profiter de la vague, du pays que je ne connais pas".

Il espère tout de même "passer un tour".

Une chose pour laquelle ne s'inquiète pas Olivier Marimoutou. Si lui veut conjurer le sort de sa contre-performance en Afrique du Sud il y a deux ans, "je pense que l'on a une chance de faire une finale dans nos catégories d'âge", dit-il. "On va se challenger, se motiver."

Il reconnait toutefois, ne "pas partir avec un avantage d'entraînement". "À La Réunion, on s'entraîne de manière sporadique, ici ce n'est pas fait pour s'entraîner", dit le sportif.

- La mobilité sportive, un combat pour les deux athlètes -

Si l'entraînement était le seul frein. Partir au Brésil pour ces deux passionnés de l'océan est également un casse-tête logistique, fait de "système D".

"Il y a nos amis, des personnes que l'on connait dans les compagnies aériennes, nos familles et nous, nous-même qui devons financer le voyage", explique Norbert Sénescat.

Pour Olivier Marimoutou, ce frein et ce peu d'aides financières vient surtout du manque d'engagement des collectivités pour certains sports et certaines compétitions et l’absence de dispositifs adaptés aux sportifs expérimentés.

Pour lui, la recherche de financement devient parfois aussi importante que la préparation sportive.

Même si ces difficultés pourraient sembler les freiner dans leurs ambitions sportives, Norbert Sénescat aimerait revenir dans deux ans aux Championnats du Monde. Pour Olivier Marimoutou, le cap est déjà fixé sur les championnats de France en octobre 2026 à Hossegor.

ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

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