Depuis ce lundi 8 juin 2026, la préfecture de La Réunion a lancé un site d'information : "Stoperrance.re". L'objectif, mobiliser État, associations et propriétaires pour lutter contre l'errance et la divagation d'animaux. Si cette lutte est l’affaire de toutes et tous, elle est en premier lieu de la responsabilité des propriétaires. À La Réunion, plus de 73.000 chiens sont errants dont 42% sont divagants (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
"L'objectif et de disposer d'une vision plus précise de l'errance et de la divagation animale à La Réunion pour permettre aux pouvoirs publics d'adapter les actions", indique la préfecture de La Réunion.
- Stop errance.re, un site pour mieux connaitre le phénomène d'errance animale -
Sur ce nouveau site, les associations et professionnels comme les vétérinaires où les compagnies aériennes - qui permettent le transfert d'animaux abandonnés dans l'Hexagone – peuvent partager des données relevant de leur domaine d'action afin "d'alimenter et rendre plus précise et exhaustive l'étude scientifique qui sera réalisée pour mieux connaitre le phénomène" d'errance animale, précise la préfecture.
Pour les associations, "cela démontre la volonté de l'État de mieux comprendre le dossier. Il faut de la répression, de l'éducation et de la stérilisation. Tout est dans les mains des intercos et des communes qui sont en charge du dossier et qui doivent financer les bonnes actions, ce qui n'est pas le cas actuellement".
Pour sauver ces animaux, trois refuges (hormis les refuges privés et associations), existent à La Réunion (un à la Casud, un à la Cinor et un à la Civis), pouvant accueillir 135 chiens et 106 chats.
Un centre animalier dans l’ouest est prévu à l’horizon 2026.
- L'errance animale, un fléau qui doit concerne au premier plan les propriétaires d'animaux -
À La Réunion, les chiens se déplaçant en meute ou les cas de morsures sont souvent relayés par les médias ou sur les réseaux sociaux.
L’errance et la divagation posent des problèmes en matière de bien-être animal (malnutrition, maladies, blessures), sécurité des biens et des personnes (attaques, morsures, sentiment d’insécurité) mais également en matière sanitaire (risque de transmission de maladies animales à l’être humain ou entre les animaux), économique (attaques de cheptels, impact touristique), ou d’atteintes à la biodiversité.
Pour la préfecture, "la lutte contre l’errance et la divagation est l’affaire de toutes et tous, mais elle est en premier lieu de la responsabilité des propriétaires qui doivent faire identifier leurs animaux, les stériliser et ne pas les laisser divaguer sur la voie publique".
Plusieurs collectivités ont lancé des campagnes, gratuites et ouvertes à tous (particuliers et associations de protection animale) sous certaines conditions.
Pour rappel, le délit d’"abandon d'un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité, est puni d'une peine allant jusqu'à 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende", d’après le site du gouvernement.
"Si l’abandon est fait en connaissance de cause et avec des circonstances aggravantes, l’auteur peut encourir jusqu’à 4 ans d’emprisonnement et 60.000 euros d’amende".
Pire, si l’abandon de l’animal entraîne sa mort, alors le propriétaire s’expose à une peine de 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende.
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- Plus de 73.000 chiens errants à La Réunion -
À La Réunion, selon les derniers chiffres, plus de 73.000 chiens sont errants. 42% sont divagants. Ce qui signifie que près de la moitié ont des propriétaires.
Concernant les chats, des dizaines de milliers sont estimés dans l'espace public.
Chaque année, près de 9.000 chiens et chats sont capturés par les services de fourrières animale. L'île dispose de cinq fourrières comportant 296 places pour les chiens et 99 places pour les chats.
À terme, les fourrières pourront recevoir 349 chiens et 139 chats.
12.000 animaux terminent euthanasiés ou tués sur les routes de La Réunion tous les ans.

Depuis 2017, l'État engage 4 millions d’euros dans le cadre des deux plans de lutte contre l’errance animale depuis 2017.
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