PRIX DES CARBURANTS Fin de la réunion entre les institutions, les pétroliers et les professionnels de la route, aucune décision concrète n'a été prise

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[Photos - Vidéos] Réunion à la préfecture sur le prix des carburants : pas de décision concrète, les pétroliers vont rencontrer la Direction de l'économie ce mercredi

  • Publié le 21 avril 2026 à 20:38
Pierrick Robert

(Actualisé) Commencée à 14h30, ce mardi 21 avril à 14h30, la réunion en préfecture sur les prix des carburants s'est terminée à vers 17h. La concertation a lieu entre les pétroliers la Région Réunion, le préfet, les professionnels de la route et les chambres consulaires. Aucune décision concrète n'a été prise. Les pétroliers n'ont fait aucune déclaration à l'issue de la rencontre sur une éventuelle baisse des prix accordée à toute la population. Les pétroliers rencontreront, ce mercredi, la Direction de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DEETS) en vue d'un potentiel geste d'aide qu'ils accepteraient de faire en direction de la population (Photos Stéphan Laï-Yu et Richard Bouhet / www.imazpress.com)

  • C'est la fin de ce direct, merci de nous avoir suivi.

  • - Aucune pénurie de carburants à craindre à La Réunion -

    Une rumeur a commencé à circuler alors que les différents participants étaient en train de terminer leur réunion : les pétroliers auraient agité la menace d'une pénurie de carburants dans l'île.

    La rumeur a été formellement démentie par Vianney Settama, porte-parole de l'intersyndicale des professionnels de la route.

    "Les pétroliers ont exposé qu'il y avait une pénurie de carburants au niveau mondial, il n'a nullement été mis sur la table qu'il allait y avoir une pénurie à La Réunion" a-t-il souligné.

    Pierrick Robert, président de la CCIR, a abondé dans le même sens "il n'a pas été question de pénurie".

    De fait, La Réunion s'approvisionne à Singapour, loin de la zone de guerre déclenchée par Israël et les États-Unis contre l'Iran et le Liban. La route empruntée par les tankers transportant les carburants passe également loin de la zone des combats. 

  • - Vianney Settama : "les pétroliers peuvent apporter une solution pour toute la population" -

    "Les pétroliers ont compris l'urgence sociale et économique à l'échelle de La Réunion" a estimé à l'issue de la réunion Vianney Settama, porte-parole de l'intersyndicale des professionnels de la route

    Il a précisé qu'au cours de la rencontre des pétroliers ce mercredi avec la Deets, il s'agira de déterminer "s'il est possible d'apporter une solution sur les stocks disponibles (à La Réunion - ndlr) qui étaient là bien avant le 1er avril" et le début de la guerre, a encore dit Vianney Settama

    Il a ajouté que le préfet "a émis l'idée de renégocier les marges de l'ensemble des pétroliers" Regardez

    "Nous, intersyndicale, nous avons été très directs, nous avons pu déterminer qu'il y a ici des stocks, au-delà des stocks stratégiques achetés à des prix nettement plus bas. Nous avons pu convaincre les pétroliers d'entrer en négociation dès demain sur ce point" poursuit Vianney Settama. "Les pétroliers peuvent apporter une solution pour toute la population" a-t-il terminé.

  • - Pierrick Robert : C'est aux pétroliers "de trouver des solutions immédiates" -

    "L'attente reste entière, j'ai dit que ce ne sont pas des propositions mais des solutions qui doivent être apportées (par les pétroliers - ndlr) aux Réunionnais d'une part mais aussi à l'ensemble des petites entreprises qui composent le tissu économique réunionnais" a souligné Pierrick Robert, président de la Chambre de commerces et d'industrie de La Réunion (CCIR).

    "Les transporteurs ont su se faire entendre la semaine dernière, mais pas les 70% des petites entreprises qui pour l'instant n'ont aucune mesure d'accompagnement" a encore dit le président de la chambre consulaire.

    C'est aux pétroliers "de retourner cette situation et de trouver des solutions immédiates". Regardez

  • - Les pétroliers disent ne pas avoir de mandat... -

    A La Réunion, les représentants des compagnies pétrolières n'auraient pas de mandat pour discuter et décider d'une éventuelle baisse des prix. L'argument est constant et toujours utilisé par les pétroliers locaux, comme il n'existait aucune forme de communication possible entre La Réunion et les sièges des multinationales en France hexagonale et à l'étranger. 

    Lire aussi - Prix des carburants : les pétroliers ne parlent toujours pas, mais pas d’inquiétude, ils sont en parfaite santé financière

    Interrogé par la presse pour savoir ce qui se passera si les pétroliers ne font aucun geste à l'issue de leur réunion avec la Deets ce mercredi matin, Pierrick Robert, président de la CCIR, a lancé "alors chacun prendra ses responsabilités".

  • - Huguette Bello : "les pétroliers ont le devoir de faire un geste de solidarité" -

    Nous avons eu une longue réunion et il y a peut-être une petite lueur d'espoir puisque les pétroliers ont accepté de rencontrer la Deets demain matin pour parler des moyens à mettre en place pour aider les Réunionnais, tous les Réunionnais et pas seulement les transporteurs", a commenté Huguette Bello, présidente de Région, à l'issue de la réunion.

    "Les Réunionnais ne comprendraient qu'avec les marges qui sont les leurs, les pétroliers ne fassent pas un geste. Tout le monde a fait un geste, à eux aussi de le faire. Il y a une guerre, les pétroliers n'en sont pas responsables, nous n'en sommes pas responsables. Mais là, ils ont le devoir de faire un geste de solidarité" a-t-elle ajouté. Regardez

    "Il y a cette réunion demain matin (mercredi matin - ndlr) à la DEETS, il y aura peut-être une fumée blanche, le préfet nous tiendra informés. Pour le moment, les pétroliers n'ont fait aucune promesse", a terminé la présidente de Région. 

  • - Et toujours le silence des pétroliers -

    Sans aucune surprise et fidèles à leurs habitudes, les pétroliers n'ont fait aucune déclaration à la sortie de la réunion en préfecture.

    Déclinant toutes les demandes d'interview, ils se sont engouffrés dans leurs voitures pour quitter rapidement les abords de la préfecture. Regardez

  • - La réunion est terminée -

    C'est la fin de la réunion décisive entre les institutions, les pétroliers et les professionnels de la route en préfecture. 

    Rien de concret n'a été décidé.

    Les différents participants sont convenus de se revoir à nouveau ce mercredi à la  Direction de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (Deets) pour discuter des points techniques sur la formation des prix. 

    Huguette Bello parle "d'une lueur d'espoir (concernant un potentiel geste des pétroliers - nldr) puisqu'ils ont accepté la réunion à la Deets".

  • - L'attente, toujours l'attente -

    La réunion a commencé depuis un peu plus d'une heure trente. Aucune information ne filtre et il n'y a pas eu de suspension de séance pour le moment. 

    Devant la préfecture c'est le grand calme. Regardez

  • - Le grand silence des pétroliers -

    Ce vendredi nous avons publié l'article suivant sur le grand silence des pétroliers :

    Jeudi 16 avril 2026, nous avons écrit aux pétroliers. Dans un e-mail envoyé à 6h48 du matin, nous leur avons adressé une série d'interrogations communes à l'ensemble des Réunionnais. Les rois du pétrole - qui n'ont jamais de problème en fin de mois -, ne nous ont pas répondu.

    Sans surprise. Ils sont silencieux après avoir déclenché une tempête dans le pouvoir d'achat des familles de l'île. Faute de réponses officielles à des questions qui semblent pourtant à la portée des quatre compagnies pétrolières installées à La Réunion, nous avons choisi de publier les questions que nous leur avons posées.

    • Question : l’État et les collectivités locales ont chacun annoncé des dispositifs d’aide pour compenser la hausse du prix des carburants. Envisagez-vous de participer à ces dispositifs sachant que toutes les compagnies pétrolières sont largement bénéficiaires ?

    Pas de réponse des compagnies pétrolières.

    Il convient cependant de rappeler que le Conseil Régional de La Réunion a mis sur la table une enveloppe de 435.000 euros, une somme issue du surplus d’octroi de mer qui viendra en complément de l’indexation gazole et qui représente 10 centimes par litre de carburant. 

    Le lundi 13 avril, la Région ajoute 5 centimes de plus à condition que les pétroliers participent eux aussi. Une aide réservée aux transporteurs, et, ils l’espèrent, aux 20 autres professions qui font partie de l’intersyndicale. 

    Ce mercredi 15 avril 2026, le Conseil départemental annonce également une participation, réservée cette fois aux familles modestes, via la carte Monétik. 60.000 familles recevront cette aide qui va varier entre 50 et 200 euros, pour un budget total de 5.000.000 euros.

    Aucun des quatre pétroliers présents sur l’île, Rubis, Total, Ola ou Vivo, n’a indiqué qu’il participerait à ces efforts en faveur de la population, ni à des dispositifs qui viendraient soulager le portefeuille des Réunionnais. 

    Bon à savoir : selon plusieurs députés réunionnais : "Les compagnies pétrolières ont réalisé plus de 80 millions d'euros de "surprofits" par jour depuis le début de la guerre. Pour le seul mois de mars, ils représenteraient environ 2,5 milliards d'euros" Ola energy Réunion a fait, par exemple, plus de 117 millions d'euros de chiffres d'affaires en 2020. 

    La suite de l'article est ici

  • - La réunion sur les prix des carburants débute en préfecture -

    Peu après 14 heures ce mardi, les pétroliers accompagnés de la présidente de Région, Huguette Bello, du président de la CCIR, Pierrick Robert, du sénateur Stéphane Fouassin, des députés Frédérick Maillot, Karine Lebon et Jean-Hugues Ratenon, et des représentants des professionnels de la route, sont entrés en préfecture. La réunion, avec le préfet, Patrice Latron, sur les prix des carburants a débuté.

  • Bonjour zot tout

    Bienvenue sur notre live dédié à la réunion entre la préfecture, la Région Réunion, la CCIR, les professionnels de la route ainsi que les pétroliers, au sujet de la hausse des prix du carburant. Merci de suivre notre direct, pendant lequel nous vous tiendrons informés de l'évolution des discussions.

À propos

Parmi les acteurs du monde économique qui seront présents, Pierrick Robert, président de la Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion, souhaite obtenir des solutions concrètes pour les petites entreprises, elles aussi victimes de la crise des prix des carburants, mais aussi pour l’ensemble des Réunionnais. 

Il détaille : "Les transporteurs ont une force de frappe et ils ont su se faire entendre, mais le tissu économique est composé de toutes petites entreprises, et c’est à elles aujourd’hui qu’on doit apporter des réponses".

Les infirmiers libéraux, par exemple, ne savent toujours pas si ils pourront bénéficier des aides accordées aux transporteurs alors même qu'ils font partie de l'intersyndicale qui s'est mobilisée ce lundi 13 avril 2026.

Des petites entreprises, pour qui l'augmentation des prix des carburants a un impact lourd sur leur stabilité financière.  

Cette ultime réunion en préfecture, est un rendez-vous "très important", estime le président de la CCI Réunion.

Pierrick Robert explique : "On parle de réunir et de mettre autour de la table les importateurs pétroliers pour voir quelles solutions ils vont apporter et contribuer justement à faire en sorte qu’on puisse trouver des solutions. À chaque fois on nous demande quelles sont les propositions, je pense qu’on est arrivé à un stade où il faut des propositions." Écoutez

- "Que chacun contribue à faire la part qui lui revient" insiste pierrick Robert. 

Il ajoute : "Rappelez-vous les crises successives, à chaque fois on revient sur la question du carburant". 

"Je dis qu'une entreprise doit faire des bénéfices, mais, quand il y a de gros bénéfices, il ne faut pas seulement tirer profit d’un territoire, il faut aussi savoir l’accompagner et c’est ce que je demande aux importateurs pétroliers aujourd’hui." Écoutez

Lire aussi - Prix des carburants : les pétroliers ne parlent toujours pas, mais pas d’inquiétude, ils sont en parfaite santé financière

"Je souhaite qu’une solution soit apportée pour une proposition directe à la pompe pour l’ensemble des professionnels mais aussi l’ensemble des Réunionnais. Que chacun contribue à faire la part qui lui revient", insiste Pierrick Robert. 

À lire aussi : Après la mobilisation des professionnels de la route : la grande majorité des Réunionnais continue de payer le carburant au prix fort imposé par les pétroliers

- Les pétroliers attendus autour de la table -

Le lundi 13 avril 2026, la journée avait été marquée par une mobilisation sur l’ensemble de l’île. Dans la matinée, plusieurs convois de taxis, de transporteurs, d’ambulanciers, d’auto-écoles et d’autres professions ont pris la route depuis le sud, l’est et l’ouest pour converger vers le nord.

Des opérations escargot ont été organisées sur les principaux axes, entraînant des ralentissements. Malgré ces perturbations, les organisateurs avaient affiché leur volonté de ne pas bloquer totalement le territoire. "On ne veut pas prendre la population en otage", assuraient-ils.

À l’origine de cette mobilisation, une hausse brutale des prix des carburants, entrée en vigueur au 1er avril après la montée des tensions au Moyen-Orient.

"Nous avons pris 52 centimes d’augmentation. On ne peut pas accepter 10 centimes", avait dénoncé Vianney Settama, porte-parole l’intersyndicale, estimant que les aides proposées jusqu’ici restaient largement insuffisantes. Il pointait également des dispositifs d’État "qui ne représentent que 3 ou 4 centimes" en pratique, alimentant un sentiment d’injustice.

Si la suspension de la grève marque une accalmie, elle ne met pas fin à la crise. Les discussions doivent se poursuivre dans les prochains jours, notamment pour discuter avec la Société réunionnaise des produits pétroliers (SRPP) et les 4 pétroliers de l'île.

"Nous aurons à écrire un courrier conjoint, les syndicats et nous-mêmes, pour demander que cette réunion ait lieu et que la SRPP se mette autour de la table", a souligné la présidente de Région.

Au-delà des transporteurs, la mobilisation a concerné d’autres professions fortement dépendantes du carburant, comme les infirmiers libéraux, qui ont poursuivi leurs tournées tout en participant symboliquement au mouvement.

À lire aussi : Prix des carburants : les députés Karine Lebon, Frédéric Maillot et Émeline K/Bidi interpellent le Premier Ministre et demandent aux pétroliers de mettre la main à la poche

- Près de 40 % de taxes sur les carburants dans les caisses de l'État et de la Région -

À La Réunion, le prix des carburants comprend 48,2 % du coût de la matière première, 1,91 % de frais portuaires, 0,85 % pour le stockage, 4,81 % de rémunération des grossistes et 7,08 % des stations-services (marges réglementées).

Mais surtout, 38 % de fiscalité en moyenne (pour le sans-plomb : 46%, dont 38% de fiscalité locale et 8% de fiscalité nationale et européenne, pour le gazole : 30%, dont 23,5% de fiscalité locale, et 6,5% de fiscalité nationale et européenne).

Sur chaque litre de carburant, une partie correspond également à des frais et marges de la Société réunionnaise des produits pétroliers, des stations-service et des pétroliers.

Dans ce contexte, l’intersyndicale restait sur ses gardes en annonçant : "Ce n’est qu’une pause" avait prévenu les professionnels.

ee/www.imazpress.com/[email protected]

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7 Commentaires
Même combat
Même combat
4 heures

Les petroliers sont comme les Vira.

Ils sont dans l'illusion et a la fin ils jouent pour leur pomme.

Sanctionner fiscalement les petroliers
Sanctionner fiscalement les petroliers
4 heures

Il faudrait sanctionner fiscalement les petroliers. Les millionnaires égoïstes.

Fred
Fred
4 heures

Il font tous semblant ! Les pétroliers joue le jeu pour faire croire que les politiques pensent à nous, sachant que ça n'aboutira à rien.
Les automobilistes veulent la baisse en récupérant la marge depuis le premier avril, Bein faudra se réveiller.... Pour l'instant, mon voisin sera pire que moi donc le réunionnais est content....

Nob
Nob
6 heures

Entre les pétroliers et les transporteurs qui pense à qui ? La population biensur

HULK
HULK
6 heures

Oh,çà c'est une grosse surprise!!!!

Tania
Tania
7 heures

Total, Rubis, Emgen, SRPP : faut les exproprier, sans indemnités !
Assez de ces suceurs de sang !

Fouassin perdu
Fouassin perdu
7 heures

Fouassin semble perdu.
Il a perdu Salazie.
Il passe la pommade avec les maires de gauche pour se faire élire aux prochaines sénatoriales.

Il ne faut plus de girouette comme lui ou Vergoz en politique.