MOUVEMENT LYCÉEN À Saint-Paul, les élèves du lycée Évariste de Parny descendent les rampes de Plateau Caillou pour rejoindre le lycée Louis Payen

"ACTE IV" DE LA MOBILISATION LYCÉENNE Les élèves de La Réunion de nouveau sur le front pour "sauver" leur avenir. Nous sommes en direct

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"Acte IV" de la mobilisation : près de 200 élèves rassemblés devant le lycée Louis Payen à Saint-Paul

  • Publié le 8 octobre 2026 à 08:42
  • Actualisé le 8 octobre 2026 à 09:38
Mobilisation lycéenne à Saint-Paul

Ce jeudi 8 octobre 2026, sonne le cinquième jour de mobilisation devant les lycées de La Réunion. Les manifestants réclament toujours les mêmes choses : plus de professeurs, des emplois du temps et des classes moins chargées ou encore la suppression de Parcoursup. Ce qu'ils veulent, c'est "sauver" leur avenir. Ils ne semblent pourtant pas encore avoir été entendus par le gouvernement qui tente de temporiser la colère lycéenne, sans faire d'annonces. Nous sommes en direct (Photos : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)

  • À Saint-Paul, plus de 200 élèves rassemblés devant le lycée Louis Payen

    Les élèves descendus du lycée Évariste de Parny sont arrivés devant l'établissement Louis Payen. 

    Ils sont près de 200 sur place.

    Des feux de palettes et de caddies ont été allumés.

    Les forces de l'ordre sont actuellement sur place pour sécuriser la mobilisation.

  • Lecornu joue l'apaisement avec les lycéens

    "La colère des jeunes ne vient pas de nulle part. Nul ne peut être indifférent aux angoisses qu'ils expriment", a déclaré le Premier ministre, qui a réaffirmé que "les premières décisions du gouvernement seront présentées à la fin du mois d'octobre" afin de répondre à la crise.

    M. Lecornu a par ailleurs déclaré que "les temps de dialogue engagé" se poursuivraient "à partir de demain (jeudi), dans chaque lycée et jusqu'à la semaine prochaine", et que la plateforme de dialogue ouverte par le ministère de l’Éducation avait déjà recueilli plus de 40.000 contributions.

    Lire aussi - Mouvement lycéen : à deux jours des vacances, le Premier ministre instaure un "temps de démocratie", infaisable à La Réunion

  • La FSU mobilisée aux côtés des lycéen⋅nes et des étudiant·es

    Le 6 octobre, la mobilisation lycéenne et étudiante a été massive et réuni des centaines de milliers de lycéen·nes et d’étudiant⋅es, dans des cortèges revendicatifs, festifs et joyeux, accompagnés et soutenus par de très nombreux personnels et parents d’élèves. Ce jeudi, ils poursuivent leur mouvement et restent soutenus par la FSU.

    "Le gouvernement doit leur apporter des réponses en améliorant réellement leurs conditions d’étude."

    La FSU appelle l’ensemble des personnels à poursuivre leur action de solidarité avec la mobilisation de la jeunesse, à continuer d’être aux côtés des lycéen·nes et étudiant⋅es en se mobilisant avec elles et eux.

  • Une trentaine d'élèves rassemblés devant le lycée de Vincendo à Saint-Joseph

    Ce jeudi, une trentaine d'élèves ont décidé de se mobiliser devant le lycée de Vincendo à Saint-Joseph.

    Une véhicule de la gendarmerie est sur place pour assurer la sécurité des élèves. 

  • Les rassemblements interdits au Tampon

    Les rassemblements sont interdits autour du lycée Roland-Garros, au Tampon, ce jeudi et ce vendredi.

    Dans un arrêté signé ce mercredi 7 octobre, le préfet Patrice Latron invoque le risque de nouveaux troubles après plusieurs journées de tensions aux abords de l’établissement.

    L’interdiction concerne les abords immédiats du lycée, ainsi que les rues Roland-Garros, du Général-de-Gaulle, Édouard-Daladier, Yves-Ethève et le boulevard Michel-Debré. Elle s’applique aux deux journées, sans plage horaire précisée.

    Dans son arrêté, la préfecture considère que le lycée Roland Garros "a été particulièrement touché par ces troubles, avec des rassemblements répétés les 1er, 2, 5 et 6 octobre 2026 impliquant 15 à 30 individus, pour la plupart non scolarisés dans l'établissement".

    Le lycée est fermé depuis ce mercredi 7 octobre après-midi. 

  • À Saint-Benoît, un rassemblement devant le lycée Jean-Claude Fruteau

    Dans l'est, c'est devant le lycée Jean-Claude Fruteau à Saint-Benoît que les élèves se mobilisent.

    Une mobilisation soutenue par les parents d'élèves et les syndicats.

    Maxime, élève de l'établissement évoque "un rassemblement dans le calme pour nos causes et nos revendications".

  • À Saint-Paul, les élèves du lycée Évariste de Parny descendent les rampes de Plateau Caillou pour rejoindre le lycée Louis Payen

    À Saint-Paul, au lycée Évariste de Parny, une marche de mobilisation est organisée.

    Sarah Telmar, lycéenne explique : "aujourd'hui on a décidé de cette marche pour porter nos revendications. On demande plus de moyens pour l'éducation, plus de professeurs et on aimerait être plus écoutés parce que la parole des lycéens compte énormément. Nous sommes l'avenir de la France". Écoutez.

    Les élèves descendent actuellement les rampes de Plateau-Caillou afin de rejoindre le lycée Louis-Payen, où de nombreux lycéens de La Réunion seront réunis pour une manifestation.

    Des élèves de Vue Belle et de Saint-Paul IV les rejoignent. Objectif, rassembler un maximum de lycéens.

  • Bonjour à tous,

    Ce jeudi 8 octobre 2026, sonne le cinquième jour de mobilisation devant les lycées de La Réunion.

    Les élèves sont de nouveau rassemblés devant leurs établissements pour dire leur colère concernant leurs situations d'éducation et le mépris du gouvernement.

     

À propos

À Saint-Paul, au lycée Évariste de Parny, une marche de mobilisation est organisée. Les élèves descendront ensuite les rampes afin de rejoindre le lycée Louis-Payen, où de nombreux lycéens de La Réunion seront réunis pour une manifestation.

Une mobilisation que les élèves souhaitent pacifique, mais également visible et audible, afin de permettre aux lycéens de faire entendre leurs revendications et leurs préoccupations.

Les syndicats seront éventuellement présents.

- Des rassemblements interdits au Tampon -

Les rassemblements seront interdits autour du lycée Roland-Garros, au Tampon, ce jeudi et ce vendredi.

Dans un arrêté signé ce mercredi 7 octobre, le préfet Patrice Latron invoque le risque de nouveaux troubles après plusieurs journées de tensions aux abords de l’établissement.

L’interdiction concerne les abords immédiats du lycée, ainsi que les rues Roland-Garros, du Général-de-Gaulle, Édouard-Daladier, Yves-Ethève et le boulevard Michel-Debré. Elle s’applique aux deux journées, sans plage horaire précisée.

Dans son arrêté, la préfecture considère que le lycée Roland Garros "a été particulièrement touché par ces troubles, avec des rassemblements répétés les 1er, 2, 5 et 6 octobre 2026 impliquant 15 à 30 individus, pour la plupart non scolarisés dans l'établissement".

Ces personnes "ont provoqué des settings, des feux de poubelles et des jets de projectiles, entraînant le secouement des grilles (nécessitant une réparation d'urgence), la chute de projectiles dans la cour et le détournement des sorties des élèves vers un autre portail en raison du caractère très passager de la rue".

Enfin, "que l'enceinte du lycée présente, côté rue Roland Garros, des faiblesses structurelles en termes de hauteur et de résistance, favorisant les intrusions ; que les élèves, le personnel et les riverains ont été exposés à des violences potentielles, des fumées toxiques, des mouvements de foule et des risques d'accidents, tandis que l'absentéisme croissant (avec une présence variable des élèves entre 73 % et 94 %) s'explique par la montée des craintes pour la sécurité".

Le lycée est fermé depuis ce mercredi 7 octobre après-midi. Sa réouverture est prévue le lundi 26 octobre à 7h30.

Lire aussi - Mobilisation lycéennes : les lycéens appelés de nouveau à se mobiliser jeudi

- Les élèves invités à s'exprimer sur leurs doléances -

Mercredi matin sur X, Sébastien Lecornu avait appelé les élèves à s'exprimer au sein de leurs établissements et sur la plateforme mise en ligne lundi soir pour recueillir leurs doléances.

La plateforme lancée par le ministère de l'Éducation nationale a recueilli plus de 40.000 contributions, notamment sur les conditions matérielles dans les établissements et l'organisation du temps scolaire. Les temps de dialogue doivent se poursuivre dans les lycées jusqu'à la semaine prochaine.

Il avait aussi confirmé l'organisation d'heures "banalisées" dans les lycées, donc sans cours, pour permettre aux élèves et au personnel de faire remonter leurs difficultés, ce que que le principal syndicat de proviseurs refuse de faire, tant que "le climat n'est pas serein".

- Élèves et syndicats sollicitent un rendez-vous avec le Premier ministre -

Les lycéens en appellent désormais à Matignon: "nous avons des propositions chiffrées (...) et c'est pour ça que nous demandons dès la semaine prochaine un rendez-vous avec monsieur le Premier ministre Sébastien Lecornu", a déclaré à la presse Ryad Rani, président de l'Union syndicale lycéenne (USL).

Sébastien Lecornu a de son côté réaffirmé que "les premières décisions du gouvernement seront présentées à la fin du mois d’octobre" pour répondre à la crise.

"La colère des jeunes ne vient pas de nulle part. Nul ne peut être indifférent aux angoisses qu’ils expriment" a-t-il également déclaré.

Lire aussi - Cerné par les crises, Lecornu cible la colère sociale et temporise sur les lycéens

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