La FSU Réunion appelle à la grève et à la mobilisation ce mardi 3 février 2026. Le syndicat dénonce une dégradation des conditions de travail dans les services publics des départements et régions d'Outre-mer et une réforme "discriminatoire" du congé longue maladie. À cela s'ajoute la suppression de postes, 86 pour La Réunion à la prochaine rentrée. Un rassemblement est prévu dès 9 heures devant la préfecture de Saint-Denis (Photo : rb/www.imazpress.com)
"Écoles vétustes ou dangereuses, absence d’eau potable, élèves sans solution de scolarisation, démantèlement des Réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED), personnels enseignants et AESH précarisés, sous-formés et épuisés."
Pour le syndicat, "dans les Drom, l'État laisse volontairement s'installer des conditions indignes de travail dans les services publics", dénonce le syndicat.
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- Une réforme du congé maladie au cœur de la colère -
Aux difficultés rencontrées, "s'ajoute aujourd'hui une attaque inacceptable contre les personnels malades". "Avec le décret sur le congé de longue maladie, l'État impose une double peine aux enseignants", dit le syndicat.
Ce texte limite désormais le versement des primes à seulement 33 % de leur montant initial pour les agents en congé longue maladie.
"L'indexation est largement amputée, entraînant une baisse brutale de salaire, alors même que le coût de la vie reste structurellement plus élevé, l’égalité avec les personnels de l’Hexagone est rompue."
À La Réunion, selon les chiffres de l'Insee, 36% de la population vit sous le seuil de pauvreté.
Le syndicat réclame donc l'abrogation de ce décret et le maintien intégral de la prime de vie chère pendant la durée du congé longue maladie.
La question des retraites alimente également la mobilisation. Les personnels des DROM restent opposés à la cotisation volontaire au régime (CVR), qui a remplacé l’indemnité temporaire de retraite (ITR) et qui ne s’applique aujourd’hui qu’aux territoires du Pacifique.
- Congé longue maladie : un syndicat attaque le rectorat en justice -
Dans l'île, face aux retenues rétroactives imposées aux personnels de l'enseignement en congé longue ou grave maladie, le SAIPER, syndicat indépendant des professionnels de l'éducation, a déposé un référé-suspension devant le Tribunal Administratif.
Le syndicat dénonce une rupture du dialogue, une insécurité juridique et une atteinte grave aux droits des personnels de l’Éducation à La Réunion.
Le SAIPER dénonce un changement de calcul qui a des répercussions néfastes sur les 300 salariés impliqués, cette modification se traduit par une perte de 1.000 euros sur leur salaire. Sur l'île, 300 personnes sont concernées.
- 86 postes d'enseignants supprimés à La Réunion -
À la prochaine rentrée, 86 postes seront supprimés dans l'Académie de La Réunion. Selon les chiffres fournis à Imaz Press, le rectorat passe de moins 22 postes pour le premier degré (contre les 25 annoncés auparavant) et 64 postes temps plein supprimés pour le second degré (contre 65 annoncés).
"Ça ne change pas la donne. Les besoins sont criants dans notre académie au vu des résultats aux évaluations nationales", s'indigne Ben Hamouda Béchir, co-secrétaire FSU-SNUipp 974.
"Cela montre bien la déconsidération du ministère pour les personnels", ajoute Guillaume Lefèvre, représentant syndical du Snalc.
À La Réunion, le premier degré emploie 7.023 professeurs.es. Le second degré compte 8.433 enseignants.es.
"Les DROM ne sont pas des territoires de seconde zone", affirme le syndicat.
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Autrement dit, rien qu'à la Réunion, on paye 300 personnes pour rester chez elles... Les longues maladie de complaisance sont la vraie cause de ces coupes budgétaires. Faites une analyse plus juste avant de pleurnicher !