À une semaine du premier tour des élections municipales, les candidats continuent leur campagne. Et ils ne manquent pas d’originalité pour faire parler d’eux. Outre les traditionnelles chansons de campagne qui résonnent, une propagande musicale ancrée dans le paysage politique réunionnais, certains candidats parient sur des comportements extravagants : arrivée à cheval pour l’un, saut en parachute pour l’autre ou encore abus de l’intelligence artificielle. Si certaines mises en scène font rire les Réunionnais, des actes inadmissibles rappellent qu’une campagne politique peut-être particulièrement violente. Les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2026 (Photo Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
Vous n'avez pas pu y échapper... les voitures sono font le tour des quartiers. À La Réunion, pas de campagne électorale sans chanson à la gloire des candidats.
Prenez un titre bien connu des Réunionnais, un air entêtant que l’on finit par chantonner à son insu, et vous obtenez l’hymne de vos campagnes. Écoutez.
Pour Mathieu Hoarau, maire sortant de la ville de l’Étang-Salé, la chanson commence par une introduction musicale, puis la répétition du nom du candidat à 4 reprises. "Mathieu Hoarau Oh oh oh! li mém lo mer tan salé, po li mém nou sa voté!" Vous avez maintenant cette chanson dans la tête pour le reste de la journée. Ne nous remerciez pas...
Direction la ville de Sainte-Marie cette fois ci.
François Dals et son déhanché légendaire font leur grand retour sur la scène musicale, avec une ode à : "C’est c’est c’est Céline" (à lire en chantant, évidemment). Regardez.
Dans la publication Facebook qui partage ce chef-d'œuvre, la candidate, Céline Sitouze, écrit : "Très fière de cette belle chanson de campagne ! Merci à François Dal’s."
Un clip coloré, la reprise d’une chanson bien connue, un artiste que les Réunionnais apprécient, c’est c’est c’est : le trio gagnant pour une chanson de campagne réussie (ou pas, mais les goûts et les couleurs, là, ne se discutent pas).
- Séga, Maloya, flash-mob et IA -
La chanson de campagne, c’est un peu comme la vieille camionnette Dyna que certains candidats utilisent comme estrade, pour leur discours, dans les ruelles étroites des quartiers de leur ville : les deux font partie du décor. La voiture sono annonce les heures et le lieu de rendez-vous des réunions avant le premier tour, et entre chaque annonce, résonne l’hymne d’un candidat.
Ces municipales ne dérogent pas à la règle, les candidats innovent, certains font appel à l’intelligence artificielle pour produire un titre à moindre coût. D’autres, lancent des chorégraphies officielles en l'associant au traditionnel Maloya engagé.
À Saint-Louis, la maire sortante mise non seulement sur une chanson de campagne. Mais aussi sur une chorégraphie, avec des pas de danse que les militants se partagent sur les réseaux afin de danser ensemble pendant les meetings. Pour Saint-Louis, berceau du maloya, cette musique traditionnelle résonne, comme lors du meeting d’annonce des noms des colistiers de Juliana M'Doihoma. Écoutez.
"Dodo dodo bana, di bana person i rant pa. Wayo, 2026 ek Juliana. Met Ali Anler, porte Ali dann kér. Juliana! met ankor, Juliana nou vé ankor" peut-on entendre dans cette chanson interprétée en duo par Serjo et Héritaz Maloya, de quoi plaire aux jeunes et à ceux qui préfèrent rester dans la tradition du maloya engagé de campagne.
Sur les réseaux, les militants partagent des extraits de ces mini-concerts de campagne : "mwin la jamé vi in lanbians koma!"
- Les candidats n’hésitent pas à se mettre en scène sur les réseaux sociaux-
Quand on demande aux militants pourquoi ils suivent un candidat, il y a ceux qui se sont attachés à la personnalité d’un élu, ceux qui aspirent sincèrement à une vie meilleure, ceux qui espèrent avoir un contrat ou un logement pour eux ou un proche. Une fois engagés dans la campagne, et peu importe leur motivation, les militants transforment chaque rencontre, chaque meeting en un moment festif et parfois surprenant.
C’est probablement l’un des enseignements phares de cette campagne : Thierry Robert sait monter à cheval ! Bon d’accord, plus ou moins. En tout cas, assez pour surprendre ses militants et faire parler toute La Réunion.
Il avait annoncé une arrivée surprenante dans la foule le jour de l’inauguration de son QG de campagne, les paris allaient bon train :"Li sa désann sanm lélikoptér mi di aou". Regardez.
Si certains ont été déçus, les militants du candidat n’ont pas été décontenancés, plus rien ne semble les surprendre. Les amoureux des animaux, interloqués, se sont demandés ce que faisait un animal aussi sensible dans une foule dense et bruyante de 3.000 personnes. Le buzz était inévitable.
Un peu comme lorsqu’il propose au maire sortant de parier 200.000 euros qu’il allait perdre son mandat de maire. Cela fait parler.
Toujours à Saint-Leu, Bruno Domen, maire sortant, a annoncé à deux reprises sa candidature. La première tentative ne l’ayant peut-être pas convaincu, c’est avec une vidéo presque à la Top Gun qu’il se jette dans le vide, le tout filmé, sur une musique qui ressemble fortement à une création de l'Intelligence Artificielle, une voix reconnaissable tant elle a du mal à imiter un accent réunionnais. Regardez.
- Coups bas de campagne : intimidations, racisme et violence -
Nous ne pouvons pas ignorer les aspects les plus obscurs de cette campagne, des candidates agressées, moquées, humiliées. Certains candidats ne "maîtrisent" visiblement pas leurs militants.
Céline Sitouze est victime de racisme. Déjà visé par une plainte pour menace de violences sexuelles déposée par Céline Sitouze en novembre 2025, un militant d'un candidat à la mairie de Sainte-Marie, continue de publier des caricatures de candidates aux municipales, cette fois-ci grimées en singe.
Sabrina Ramin, elle, est victime d'un cambriolage. Cette dernière était dans sa maison avec sa famille quand des voleurs se sont introduits dans son domicile à l'aide d'une échelle pour atteindre une fenêtre. Sabrina Ramin dénonce un cambriolage qui a eu lieu dans la nuit de ce jeudi 5 au vendredi 6 mars 2026. Plusieurs effets personnels, notamment un ordinateur, des bijoux et divers objets de valeur auraient été dérobés. Une enquête est ouverte.
À Saint-Benoît encore, le véhicule d'une colistière engagée aux côtés de Patrice Selly a été victime de dégradations, et plusieurs affiches de campagne ont été arrachées sur des panneaux d’affichage.
Des affiches de campagnes taguées notamment par des croix gammées, le niveau atteint l'inadmissible.
Il ne reste plus que quelques jours pour convaincre, tout en restant dans la légalité. Ce samedi 14 mars à 23h59 la campagne pour ce premier tour des élections municipales prendra fin.
Il faudra alors réapprendre à vivre sans le buzz permanent des candidats et le bruit des réseaux. Enfin, pour quelques heures seulement, avant le début de la campagne du second tour.
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Le truc est qu’au fil des années, d’un folklore peí nous sommes arrivés au cirque de 3 ème zone où cacaphonie prend le dessus … entre les trop nombreux passages voitures sons qui braillent à tue-tête, les pitreries ou clowneries, les règlement de compte à coup de réseaux sociaux, les réunions la kour dignent d’une discothèque à ciel ouvert, les programmes copiés -collés sans grands changements, le sempiternel clientélisme … Stop stop stop ! à la pollution sonore, à la pollution visuelle, à une vacuité politique, à une politique de l’ego ! Fatigue à nou
Quotas de legines et thon qui suive
Tout est fait pour nous embobiner.
Ils veulent garder leur dynastie.
Ainsi va "la vie" d'une campagne municipale avec son bon et mauvais coté !!!
entre la sobriété et "la puanteur" ... quand on lit les programmes des candidats ... moi à st pierre ... des projets "hors des compétences d'une municipalité ou d'une intercommunalité" ou non chiffré juste pour embellir le "papier glacé" !!!
Fin de campagne à 0h, pas 23h59. Samedi neutralisé
Il reste une minute...
Puisque les gens sont assez bêtes pour croire tous ces politiques, pourquoi se priveraient-ils? Après les gens viennent se plaindre, mais c'est bien fait pour eux.
Ils se jettent tous comme des rapaces sur nos collectivités car les avantages en tout genre leur apportent un train de vie luxuriant et ne sont jamais condamnés.
Pathétique. Pas une idée pas un projet. Que des humains immondes soit hyper narcissique (tous ces candidats pathétique) soit hyper stupide (tous les militants politiques). Ces élections ne servent à rien, ces gugusses ne représentent qu'eux mêmes et ne s'adressent qu'à leur communauté religieuse. Vivement la démocratie par tirage au sort et la fin de ces carrières politiques. Ils ne représentent personne, ils ne pensent qu'à eux. Et Thierry robert j'en parle pas... Ou alors juste pour dire que sa "forme" est comme son "fond", et je plains le pauvre cheval d'avoir a supporter ce truc