Municipales 2026 : la droite (très) fragilisée, la gauche avance (bien) ses pions

  • Publié le 24 mars 2026 à 08:24
dépouillement à Saint-Paul

Au départ, ils étaient 124 : des candidats répartis sur l’ensemble des communes de l’île. Tous briguaient le fauteuil de maire. Le second tour des élections municipales du dimanche 22 mars 2026 a apporté des modifications significatives au paysage politique réunionnais. La droite perd des villes historiques et la gauche crée la surprise. Au Tampon avec l’arrivée d’Alexis Chaussalet à la tête de la mairie et à Sainte-Marie avec Céline Sitouze. Il faudra désormais compter avec des nouvelles personnalités et une nouvelle dynamique politique sur l’île. État des lieux au lendemain des résultats (Photo : Emmanuel Grondin/www.imazpress.com)

Au lendemain du second tour des élections municipales, la droite locale est probablement appelée à une petite introspection. Entre candidatures multiples qui ont contribué à disperser les voix déjà au premier tour, et campagnes contre leur propre parti qui laissent leurs électeurs perplexes, que reste-t-il de la droite locale ? 

À Saint-Pierre, la capitale du Sud reste à droite. David Lorion, maire sortant est élu à cette fonction pour la première fois de sa carrière politique. Il l’emporte au second tour avec 56,01 % des suffrages exprimés, suivi par Emeline K/Bidi (31,05 %) et Jean Gaël Anda Sita (12,94 %). La ville comptait 69.745 électeurs inscrits. 

Parmi les autres villes qui restent à droite : Les Avirons avec Éric Ferrère qui a obtenu 51,53 % des suffrages exprimés. Salazie avec Sidoleine Papaya et ses 66,79 % des voix exprimées au premier tour. 

L'Étang-Salé voit la réélection de Mathieu Hoarau, Saint-Philippe où Olivier Rivière reste maire, Petite-Île avec Serge Hoareau qui a retrouvé son fauteuil dès le premier tour avec 79,36 % des suffrages exprimés. Et la surprise à l'Entre-Deux avec la victoire de Camille Clain avec 52,10 % des suffrages exprimés, face à Bachil Valy, maire depuis 25 ans. 

- Le Tampon : la droite locale perd un bastion historique - 

Fait marquant de cette élection, la droite locale perd des bastions historiques. Tout d’abord, la ville du Tampon qui bascule à gauche. C’est une première depuis un siècle pour cette ville qui a, notamment, contribué à l’élection de Joseph Rivière, seul député Rassemblement national de l’île en 2024. 

Au Tampon, Patrice Thien-Ah-Koon n’a pas réussi à endosser le costume de son père. Après 20 mois à la tête de la mairie, dont il a précisé qu’il n’y était à l’aise que depuis 8 mois, Patrice Thien-Ah-Koon quitte déjà son fauteuil de maire.

Lors de ses réunions chez les habitants, les Tamponnais ne manquaient jamais de faire référence à André Thien Ah Koon, dont la touche personnelle, l’empreinte, la stratégie politique et la spontanéité ont fait parler au-delà de sa ville pendant plus de 40 ans. L’ère TAK au Tampon s’est donc achevée ce dimanche 22 mars.

Permettons-nous une dernière comparaison avec le père : en 2020, André Thien-Ah-Koon a remporté les élections au Tampon avec 65,64 % des votes face à Nathalie Bassire. En 2026, Patrice Thien-Ah-Koon perd la mairie avec 43,23 % des suffrages, contre 45,29 % pour Alexis Chaussalet. 

Le maire sortant était pourtant en ballottage favorable en arrivant en tête lors du premier tour avec 40,92 % des suffrages exprimés. À cette étape, Alexis Chaussalet, lui, était en seconde position avec 28,95 % des votes, suivi par Nathalie Bassire avec 22,35 % des voix. 

Est-ce qu’un désistement de Nathalie Bassire aurait pu permettre de garder la ville à droite, en imaginant un report de ses voix sur la candidature de Patrice Thien-Ah-Koon ? L’inimitié entre les deux têtes de listes de droite est telle que cette option était inenvisageable.

Au Tampon, la désunion de la droite a contribué à la victoire d’Alexis Chaussalet. 

- Sainte-Marie : deux maires sortants de droite, contre une femme de gauche - 

Perdue aussi, Sainte-Marie. Dans ce bastion de droite, c’est une femme qui prend les commandes de la mairie. Céline Sitouze, soutenue par Huguette Bello, s’est imposée devant Jean-Louis Lagourgue et Richard Nirlo, qui ont la particularité d’être deux candidats de droite, et deux anciens maires de la ville.

Cela n’a pas réussi à les mener à une union. Il semble que leur égo ait été plus important que leur parti politique ou leurs projets pour Sainte-Marie, puisque tous deux ont décidé de se maintenir au second tour, face à une candidate de gauche pourtant arrivée en tête au premier tour.

Le dimanche 15 mars 2026, Céline Sitouze avait obtenu 33,38 % des votes, suivie par Jean-Louis Lagourgue, avec 25,64 % des suffrages, et le maire sortant, Richard Nirlo, avec 25 % des votes.

Même si politique et mathématiques ne font pas toujours bon ménage, le désistement de l’un au profit de l’autre aurait, peut-être, permis de conserver la ville à droite. Ou au moins, de limiter l’éclatement de la droite locale. Lors de ce second tour, c'est la candidate Céline Sitouze qui est élue maire de la commune avec 53,51 % des suffrages exprimés.

La dernière fois que la ville de Sainte-Marie a eu un maire de gauche, c’était de 1983 à 1990 avec le docteur Axel Kichenin. Homme de gauche, il avait créé le Mouvement progressiste pour La Réunion. 

À Sainte-Marie, Céline Sitouze insiste, elle n’est pas apparue dans la vie politique de sa ville à la veille des élections. Selon elle, cette victoire est le résultat de 18 années d’engagements dans l’opposition, d'une connaissance pointue du territoire et de ses habitants qui ont fait la différence. 

- Faire éclater la droite locale : il n’a pas hésité longtemps - 

Didier Robert s’est présenté à Saint-Paul face à son camarade Cyrille Melchior.

Dans la ville, la tâche était difficile : effacer l’attachement des Saint-Paulois à Huguette Bello et à son candidat en tentant de gagner la mairie, deux listes de droite sur la ligne de départ.

Deux campagnes menées distinctement et des militants amenés à choisir entre un Didier Robert qui n’est pas originaire de Saint-Paul mais a bénéficié des contacts de l’ancien maire Joseph Sinimalé.

Et le président du Département, Cyrille Melchior. Au premier tour, 20.325 personnes ont voté pour Emmanuel Séraphin, 14.728 pour Cyrille Melchior et 4.815 pour Didier Robert.

Ce dernier n’a pas hésité à faire cavalier seul au premier tour, avant d’appeler le président du Département à un rassemblement, puis de se retirer du second tour. Emmanuel Séraphin et Huguette Bello, conservent la ville de Saint-Paul. 

- La gauche qui s’installe se renforce - 

Dans un communiqué, la fédération réunionnaise du Parti socialiste salue l’avancée de la gauche locale : "La gauche confirme sa progression et remporte des victoires importantes."

À Saint-Denis, dès le premier tour, la maire sortante Ericka Bareigts, a conservé son écharpe avec 62,22 % des suffrages exprimés. Sa liste avait été faite en accord avec le parti d’Huguette Bello, Pour La Réunion.

Dans un communiqué, la maire sortante se félicite des résultats pour l’ensemble de la gauche de l’île :" Ces résultats démontrent que lorsque la gauche se rassemble, elle gagne. L’union a fonctionné et a permis de porter des projets ancrés dans les réalités de nos communes, fondés sur la justice sociale, la solidarité et le développement local."

Saint-Denis reste à gauche, tout comme au Port où Olivier Hoarau a été réélu avec 80,46 % des votes exprimés, un plébiscite dans cette ville historiquement communiste.

- Huguette Bello a porté ses candidats - 

Durant cette campagne, Huguette Bello, présidente de Région, cheffe de file d’une partie de la gauche locale, était sur tous les fronts. Candidate en deuxième position sur la liste d’Emmanuel Séraphin à Saint-Paul, elle n’a pas hésité à battre le terrain dans cette ville mais aussi dans celles où elle soutenait des candidats.

Huguette Bello a notamment multiplié les interventions dans les meetings de ses protégés : Émeline K/Bidi, Karine Nabénesa, Frédéric Maillot, Laïla Nassibou. Sa voix résonnait aussi parfois dans les voitures sono de la ville de Saint-Paul. 

Son interventionnisme n’aura pas suffi à Sainte-Suzanne où son candidat Frédéric Maillot perd au second tour. La ville reste cependant à gauche, Alexandre Laï-Kane-Cheong devient le maire de Sainte-Suzanne avec 45,30 % des voix.

Face à lui, la liste fusionnée de Frédéric Maillot (24,77 % au premier tour) et Daniel Alamélou (14,36 % au premier tour) a récolté 33,62 % des suffrages exprimés, Eddy Balbine (15,08 % au premier tour) et enfin Nadia Ramassamy (10,43 % au premier tour).

À l’issue de la soirée électorale de ce dimanche 22 mars 2026, au micro de nos confrères de Réunion la 1ère, Huguette Bello dira qu’il y a des défaites qui sont aussi des victoires car elles préparent l’avenir politique et en posent les bases. On peut penser à la candidature de Frédéric Maillot à Sainte-Suzanne. Arrivé en tête lors du premier tour, ce dernier modifie sa liste et y inscrit en seconde position Daniel Alamélou. Ou celle d'Emeline K/Bidi à Saint-Pierre, de Karine Nabénesa à Saint-Leu, reste à savoir quelles victoires sont là en préparation. 

Autre candidature soutenue par Huguette Bello, celle de Laïla Nassibou à Cilaos. C'est elle qui prend la tête de la mairie à l'issue du second tour de ces élections municipales. Laïla Nassibou obtient 55,52% des suffrages exprimés devant le maire sortant, Jacques Técher. Ce dernier récolte 44,48% des votes.

La ville reste à gauche, avec, pour la première fois de son histoire, une femme à la tête de la commune. 

À Saint-Joseph, Patrick Lebreton a été réélu au premier tour dans la commune avec 78% des voix face à Jeannot Lebon 22% des votes. 

À Saint-Benoît, huit personnes étaient officiellement candidats.es pour briguer le fauteuil de maire. Patrice Selly, maire sortant, est finalement largement réélu dès le premier tour. Il cumule 65,20% des voix, face à sept autres candidats : Jean-Hugues Ratenon (14,20%). La ville reste à gauche.

Alexis Chaussalet devient maire du Tampon à seulement 32 ans. Un jeune élu qui réussit l’exploit de faire basculer une mairie très fortement ancrée à droite, quasiment depuis la création de la ville en 1925. 

- Les communes aux maires sans étiquettes mais pas sans surprises : le cas de Saint-Leu -

À Saint-Leu, Thierry Robert ne l’a pas vu venir. Au lendemain du premier tour, durant lequel il avait obtenu 44,04 % des voix, il s’exclamait face caméra : "Vous avez déjà vu un homme passer de 16 % à 51 % vous ?" faisant référence au score de Karim Juhoor. Entre les deux hommes, le maire sortant Bruno Domen obtenait 22,43 % des voix.

Il décide alors de se retirer de la course. À ce moment-là, Thierry Robert semblait persuadé que son concurrent Karim Juhoor n’arriverait pas en tête au second tour. L’affaire était pliée. 

Une majorité de Saint-Leusiens a décidé de donner sa chance au candidat de la liste citoyenne. Arrivé en troisième position au premier tour, il marque notamment des points grâce au désistement de Bruno Domen en sa faveur.

Le maire sortant a misé sur la plus grande discrétion. Le soir de la victoire de Karim Juhoor, il explique l’avoir averti dès le lundi 16 mars 2026, lendemain du premier tour, qu’il appellerait ses militants à voter pour lui.

Résultats au second tour : un score particulièrement serré. À la surprise quasi-générale, Karim Juhoor a été élu maire avec 50,87 % des suffrages exprimés.

Thierry Robert arrive juste derrière avec 49,13 % des voix. Pour rappel, au premier tour Karim Juhoor n’avait que 1.000 voix de retard sur le maire sortant Bruno Domen, ce n’est pas à ce dernier seul qu’il doit sa victoire.

Sur la place de la mairie ce dimanche 22 mars, des colistiers de Bruno Domen sont là, ses militants aussi, c’est lui qui prendra la parole en premier, avant le nouveau maire de la ville, expliquant à la foule qu’il a fait élire Karim Juhoor.

Thierry Robert annonce faire un recours pour contester le résultat. La bataille n’est donc pas terminée à Saint-Leu. Les militants des différents clans s’affrontent déjà sur les réseaux sociaux, les publications anonymes se multiplient, l’apaisement souhaité par Karim Juhoor n’est pas encore là. 

À La Possession, la liste menée par Erick Fontaine prend la mairie. Même si il se revendique sans étiquette, ce dernier est plus proche de la gauche que de la droite.

En s’alliant au fils du défunt maire Roland Robert, ils réussissent à faire basculer la ville. Vanessa Miranville, proche du mouvement écologiste, était maire depuis 2014, quelques mois avant la mort du maire sortant de l’époque. Ce dimanche 22 mars, la maire sortante a été battue par Erick Fontaine, vainqueur avec 50,35 % des suffrages exprimés. Vanessa Miranville a elle récolté 49,65 % des voix en sa faveur.

À Bras-Panon, Jeannick Atchapa a été réélu maire de Bras-Panon au premier tour avec 69,15% des suffrages exprimés. Arrive ensuite, Patricia Profil, candidate soutenue par Huguette Bello avec 24,15% des votes.

À Saint-Louis, Juliana M'Doihoma, maire sortante, est réélue dès le premier tour avec 55,29% des suffrages exprimés, loin devant l'ancien maire Cyrille Hamilcaro avec 24,68% des votes. 

À Sainte-Rose, Michel Vergoz a été réélu dès le premier tour de ces élections municipales 2026, avec 58,27% des suffrages exprimés. 

- La présidence des intercommunalités : autre enjeu de ce scrutin -

Maintenant que les municipalités sont acquises : place aux tractations dans les intercommunalités. Dans l’ensemble des collectivités de l’île, les nouveaux maires, parfois de jeunes élus, ne chercheront pas forcément à prendre la tête des intercommunalités.

Il s’agit pour eux, dans un premier temps, de maîtriser les dossiers de la mairie, de prendre connaissance du fonctionnement de la municipalité et d'asseoir pleinement leur autorité de maire. 

À La Réunion, il existe cinq intercommunalités :

La Communauté intercommunale du Nord (Cinor) : Sainte-Suzanne, Saint-Denis, Sainte-Marie

Au nord, l’élection d’Ericka Bareigts au premier tour la place comme favorite pour conserver la présidence de la Cinor. Sur le plateau de Réunion La 1ère, le nouveau maire de Sainte-Suzanne, Alexandre Lai-Kane-Cheong, a annoncé ce lundi 23 mars 2026, qu’il ne briguerait pas la présidence de la Cinor, il affirme cependant que la ville de Sainte-Suzanne compte bien "y peser de tout son poids."

Le Territoire de l'Ouest (TO) : Saint-Paul, Le Port, La Possession, Saint-Leu, Trois-Bassins

Le territoire de l’Ouest est aujourd’hui présidé par Emmanuel Séraphin. Parmi les nouveaux maires élus, Erick Fontaine à la Possession et Karim Juhoor à Saint-Leu. Le maire de la ville du Port, Olivier Hoarau pourrait revendiquer la présidente du TO. La ville du Port étant la plus grande contributrice au budget de l’intercommunalité. 

La Communauté Intercommunale des Villes Solidaires (Civis) : Saint-Pierre, Saint-Louis, L’Étang-Salé, Petite-Île, Cilaos, Les Avirons. 

Pas trop de suspens non plus à la Civis, ici, seule la maire de Cilaos a changé. 

La Communauté d'agglomération du Sud (Casud)

C'est là l'intercommunalité à surveiller ! La Casud compte les ville du Tampon Saint-Joseph Saint-Philippe, et l’Entre-Deux. Toutes les cartes sont rebattues, avec l’arrivée d’Alexis Chaussalet au Tampon, à gauche, proche d’Huguette Bello. Autre maire à surveiller de ce côté de l’île, Patrick Lebreton, qui a longtemps revendiqué la présidence de la Casud. 

La Cirest : Communauté Intercommunale Réunion Est avec les villes de Saint-André, Saint-Benoît, Bras-Panon, Sainte-Rose Salazie et La Plaine-des-Palmistes. 

Les maires Patrice Selly, et Joé Bedier restent en place. Il ne risque pas de se passer grand-chose de nouveau dans cette intercommunalité. À moins que...

- Les autres enseignements de ce scrutin - 

L’extrême droite ne perce pas à La Réunion.

La Plaine-des-Palmistes reste la seule ville à l’extrême droite de l’échiquier politique. Peu importe la force nationale du mouvement, les lignes ne bougent pas encore à La Réunion. Les élections municipales sur l’île restent un moment durant lequel les Réunionnais prennent le temps d’observer les candidats, de les écouter, même derrière un portail fermé à l’heure des portes-à-portes de campagne.

Ils étaient qualifiés de "petits candidats" au début de la campagne. Points communs entre les nouveaux maires qui ont créé la surprise en mars 2026 : leur acharnement sur le terrain, ils n’obtiennent pas une écharpe de maire en héritage, ils se sont battus pour l’obtenir.

Ce scrutin a aussi été l’occasion de faire mentir une bonne partie des observateurs politiques de tout bord, qui voyaient certains candidats gagnants avant même les votes ouverts. Tout se joue sur le terrain, jusqu’à la dernière minute, le dernier appel et les derniers arrangements secrets... 

Quant aux démonstrations de force des candidats aux réunions bondées de monde : ce n’est peut-être plus comme cela qu’il faut envisager les campagnes politiques locales. 

La clef : des militants convaincus, un quadrillage du terrain optimal, des réunions en petit comité chez l’habitant, des déplacements dans les écarts de leur ville, avec un message clair, et un nouveau projet pour améliorer leur quotidien. 

À lire aussi : [Photos] 2ème tour des municipales 2026 : le scrutin de toutes les surprises

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9 Commentaires
MARIMAR
MARIMAR
1 heure

À la limite, je m'en fiche qu'ils soient de droite, de gauche, du centre ou du RN ; nous avons besoin de femmes et d'hommes politiques qui enlèvent leurs œillères et pensent à arrêter de bitumer et bétonner tous azimuts.
Notre petit bout de caillou est déjà surpeuplé et on parle d'acceuilir, de loger malgré le peu d'espaces et de ressources
dont on dispose.
En cas de conflits persistants, nous allons assister une fois de plus aux bagarres autour des produits de première nécessité.
J'ai assez de recul pour oser affirmer que le bien vivre ensembles n'est qu'une façade, une belle vitrine pour les gens de passage.
Il n'est pas rare de rencontrer un agriculteur, bertel sur ses épaules complètement perdu, dépassé par le flot continu de visiteurs ayant l,'air de se demander (où ça mi le là ?)
Qui pense à ce petit peuple, ces gens simples qui réclament un peu de tranquillité et qui aimeraient juste être heureux.

Alors politiciens de quelque bord que vous soyez, ayez le courage de regarder la réalité (nos réalités) bien en face et proposez des solutions, des vraies pour que l'île déjà asphyxiée sorte de l'ordinaire, un si petit espace ne peut être en aucun cas un copier coller des grandes métropoles.
Aidez nous, aidez nos jeunes surtout à retrouver leurs identités.

Droite est faible
Droite est faible
2 heures

Si le leader de la droite c'est Lorion. La droite est tombée bien bas. Lorion n'arrive pas au niveau de Fontaine.

ZembroKaf
ZembroKaf
26 minutes

@Droite est faible : Lorion est quand maire d'une "grande commune" ... ce n'est pas un rassembleur ... mais il est en position de force sur ce plan ... Melchior c'est pris une belle branlée !!! Fontaine (le défunt) avait un réseau c'était plus un "parrain" qu'un leader !!!

La droite n'a pas Bello
La droite n'a pas Bello
2 heures

La droite n'a pas quelqu'un comme huguette Bello. Quelqu'un qui a des convictions, qui travaille pour la Reunion.
La droite avait Fontaine mais il n'est malheureusement plus là.
La relève de la droite n'a pas de conviction. Ils veulent cumuler les indemnités comme Mdoihoma ou encore olivier riviere.

Attention au traite a gauche
Attention au traite a gauche
2 heures

Attention au traite à gauche. Fruteau travaille pour les Vira.
Les électeurs vont le sanctionner.

Melchior est cuit
Melchior est cuit
2 heures

Nassimah vise la présidence du département. Elle aime la lumière des TV, soir des résultats municipales. Ensuite assisté à des investitures comme Juliana a st louis. Melchior ton canard est
noir ?

Encore faut il que Nassimah y gagne un canton : ce sera pas évident pour elle.

Non au RN
Non au RN
2 heures

Le RN de Morel et sautron (-st André) est un parti sournoi. Incapable de se porter sur un élu, le Rhaine tente d'entrer en politique en passant par la droite : Melchior, Thierry robert, les Vira .... tous ont ete battus.

Parti Rhaine nou veut pas.
Fontaine ancien maire de st Pierre, paix a son ame avait une qualité : il ne voulait pas du Rhaine. Il aurait botter les fesses de melchior ou des Vira.

Fruteau nou veut pi
Fruteau nou veut pi
3 heures

Si c'est pour avoir des gens soit disant de gauche et qui fait le jeu de la droite comme Fruteau (st André) nou veut pu. Autant Fruteau, gros coeur y arrete la politique.

Zake
Zake
5 heures

"Erick Fontaine plus proche de la gauche que de la droite". Ah bon. Ce monsieur, il faut le rappeler était dans l'équipe de Sinimalé, donc à droite. Il a été vice-président du TCO, en charge de l'habitat. Puis, il s'est fait élire à la mairie de Saint-Denis, sur la liste d'Ericka Bareigt. Donc à gauche. Et il s'est retrouvé à occuper les mêmes fonctions à la CINOR que celles qu'il avait avant au TCO. Toute le monde suit?